Un séide de Hollande cherche à se recaser à Serre-Chevalier?...

J'ai reçu un message d'un certain Plusla mais que je ne publie pas car ce type logorrhéique est manifestement dîngue

La vérité n'est pas bonne à dire quand l'idéologie préside des idiots. Quand le plus banal et incontestable des constats socio-religieux est conçu comme une diffamation, quand la perspective la plus honnête et la plus logique sur le devenir d'un peuple et d'une nation est vue comme un dénigrement. Dès lors qu'on ne s'étonne pas des contingences et de ce que le plus paisible des citoyens, affolé par la violence d'une haine anti-bourgeoise en revanche librement déversée sur ce site, désespéré, finisse un jour par se tourner vers les extrêmes.

Il n'est en effet plus possible, sous menace d'éviction, de mettre ici en garde contre les menées gravissimes d'un délinquant notoire, d'un contrevenant très médiatique que la justice ménage avec une tolérance suspecte malgré la répétition de ses forfaits provocateurs.

Dès lors aussi, prenons les choses en dérision, et comme nous en étions à évoquer la vie tumultueuse des vallées et contreforts alpins, il est un individu qui y défraie lui aussi  la chronique ces temps-ci, mais plus haut : dans le Briançonnais. Christophe Pierrel, un jeune vautour socialiste, trentenaire, ex-protégé de Michel Vauzelle, puis de Marie-Arlette Carlotti, et surtout ex-directeur adjoint du cabinet Hollande. En octobre 2016, prévoyant l'échec de son patron si celui-ci se présentait à un second mandat, il s'était donc fait muter, en urgence et sans doute avec l'accord du livreur de pizzas de la rue du Cirque, à la caisse des dépôts et consignations de Chambéry. L'air de la montagne sembla parfaitement convenir au vol d'un rapace ambitieux. On avait du coup joué le jeu a donf, et déménagé meubles et famille des pavés germanopratins jusqu'à Gap, avec l'intention déclarée de mettre la main sur la municipalité en 2020. Rien que ça.

Oui, mais en attendant était-il nécessaire de faire bouillir la marmite, le pis-aller  des "quat' sans cul" n'y suffisant manifestement pas, et c'est là que se fit jour une opportunité, elle vraiment alléchante : le poste de directeur de l'office du tourisme de la célèbre station de Serre-Chevalier, vacant depuis deux ans, ainsi que les 10 mille euros de salaire mensuel qui vont avec. On entrait là dans un registre plus digne des faveurs du personnage.

A Paris, Solférino, oú il semble plaire pour son caractère intrépide et anti-macronien, s'est alors agité, a secoué le réseau relationnel et il s'est ainsi trouvé le maire de Briançon pour offrir ses bons offices provinciaux et user de son influence loco-régionale.

Voilá certes qui est de bonne guerre en cinconstances politiques ordinaires, chaque parti donnant de la voix et du pouvoir acquis "dans le coin" pour rafler la mise; toutefois il s'agit là non d'une sinécure pour vieux politicien en fin de carrière mais d'un poste d'importance qui influe sur le fonctionnement et le développement d'une ville dévouée aux sports alpestres, et dont les retombées économiques sur la région sont majeures. Or les responsables qui la gèrent en connaissance de cause, ne voient pas du tout d'un bon œil la candidature de ce parisien aux dents longues... Un zigomar dont on se souviendra quand même qu'il fut l'organisateur avisé d'une supercherie médiatique mémorable pour son ridicule, bouquet de fleur en premier plan, lors d'une visite prétendue "inopinée" de Normal 1er à une pauvre cambroussarde, probablement sans dents,  qui avait du mal à énoncer un texte pourtant préalablement répété. Moment pathétique.

Mais il y a surtout que les gens qui dirigent avec un extrême sérieux le fonctionnement de la station dans ses différents secteurs s'inquiètent de ce que viendrait faire un simple diplômé d'une licence d'Histoire et démographie et d'un master en... Communication politique (???), là oú pleuvent quotidiennement  des problèmes techniques spécifiques et donc subtils, parallèlement à une communication non politique mais commerciale avec des vacanciers souvent fortunés, très exigeants sur les prestations qu'ils attendent de la municipalité et sur la qualité de leur séjour.

Bref, Serre-Chevalier ne veut pas du Parisien.

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