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Billet de blog 12 novembre 2015

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ONFRAY : philosophe en sabots

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12 novembre 2015 |  Par Marius le Négavesque

Jean-Loup Amselle, Ethnologue, auteur des «Nouveaux Rouges-bruns. Le racisme qui vient» (Lignes).

Rien qu’à la bibliographie, on voit le genre du bonhomme.

Or c’est cestui-là dont je viens de parcourir fissa-fissa, mais alors fissa de chez fissa,  un article publié par l’Obs (http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20151109.OBS9167/onfray-zemmour-la-revanche-de-la-plebe-intellectuelle.html), où, pour faire court,  le gars Amselle se paie l’air de rien une petite tranche de condescendance parisianiste et idéologique, disons carrément de mépris pour la droite, pas piquée des hannetons. Je dirais même : comique.

Comme son discours est en vérité doctrinaire et donc critique sous les espèces d'une analyse objective, je vais le résumer par cette phrase de l’auteur lui-même : En France, la vie des idées a toujours été dominée par des philosophes normaliens, et l’appel désespéré à cette catégorie d’intellectuels afin qu’ils reprennent leur juste place dans l’espace public n’est au fond que le symptôme de la déréliction intellectuelle ressentie par les médias de gauche.

C’est y pas beau ?! Les pôvres!...

Parce qu’il se lamente en effet, Amselle, du fait que la parole ait été transférée de l'écrit, du livre, des cénacles et éventuellement de la radio... à la télévision, c’est à dire au spectaculaire, confisquée par des journalistes comme Zemmour, ou un « philosophe de province », qualifié plus loin de « plébéien », comme Onfray.

Debray, lui, bien que normalien est déclassé pour « virage à droite ». Quant à Finkielkraut il est désormais marqué su sceau de l’infamie extrême-droitière, rien que ça. Ne vous précipitez pas, renégats de la pensée "progressiste" d'antan : il y en aura pour tout le monde.

L’ethnologue la joue donc sur le registre de l’observateur objectif et positiviste, mais il appert de son insistance manichéenne qu’en ayant perdu les Bourdieu, Sartre, et consorts actuels comme cette daube de Badiou par exemple - lequel refuserait superbement d’entrer dans l’arène... alors que, soit dit en passant, il n'y est pas invité par l'air du temps - la pensée française ou encore la « vie des idées » s’est « popularisée » et donc dépréciée en prenant un tour « réac » dans le giron de gougnafiers de seconde zone. Satisfaisant ainsi la médiocrité intellectuelle de la Droite et de ses médias, créant un véritable désespoir, un vide spirituel chez l'éclectique monde de gauche et ses propres médias. En fait c’est ça et pas autre chose : ON ne se mouche pas du pied !... à Gauche.

Amselle convient in fine, avec Marx, que « le débat se situe aujourd’hui dans le concret du social plutôt que dans le «ciel des idées».

Cela ne semble pas lui faire plaisir. En revanche, à des mecs simples comme moi, qui ont les pieds sur terre et n’ont que foutre d'une philosophie éthérée, de ses vocables abscons et de ses songe-creux, ça convient très bien : D’abord parce qu'on arrive à comprendre à peu près le discours de ces nouveaux venus, puiqu'ils mettent leur verbe à la portée du Français moyen, mais je crois surtout que ce qu’ils proposent est rationnel, établi sur un compromis entre le constat d'une opinion publique et leur perception d'une part d’inconscient social, ou collectif (c'est à la mode) qu’ils révèlent à ce même Français moyen.

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