"Vous vous êtes mis vous-même dans une trappe obscure. Et je crois deviner que vous commencez à comprendre que là où vous êtes, ça sent le moisi... ».
Je parlais hier du dénommé Badiou : Le voilà. Surgi d’on ne sait où, pour s’en prendre à Finkielkraut. Il manquait à la horde des censeurs du "Bien", c’est sûr.
Et il prétend même que son adversaire l’aurait convié à sortir de son trou, ce qui est beaucoup moins sûr. Mais admettons.
Il s’exprime dans une lettre ouverte transmise par l’Obs à son destinataire (http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20151112.OBS9357/lettre-ouverte-a-alain-finkielkraut.html).
On y trouve ressassé le catalogue habituel d’un communisme altermondialiste affecté d’hémorroïdes cérébrales, où le Badiou qui ne se prend d’ailleurs pas pour la moitié de ce que vous savez (Je viens de payer 90 euros de réabonnement au Club et voudrais pouvoir les amortir...), se répand en « conseils éclairés », rien de moins, vis à vis du peccamineux. Qu'à cela ne tienne, malgré ses avertissements ce dernier aurait résolument plongé dans le "Mal".
Par ailleurs, comme il n'était pas question de déroger à la célèbre loi*, le drôle en agite le reproche spectral et suggère qu'il y aurait du nazisme dans « L’identité malheureuse » : Un bouquin écrit par un juif !... Faut l’faire.
Là-dessus et au passage, ai-je vaguement lu : une giclée d’aigreur rétrospective contre le colonialisme en Algérie, dont je me demande bien ce que cette antiquité historique vient faire en critique d'un discours actualisé de Finkielkraut, qui dénoncerait au contraire aujourd'hui, et à juste titre, l'inversion des rôles... mais je n’ai pas lu « L’identité malheureuse », il faut l’avouer : Saturé que je suis des palilalies de cette guéguerre de mots ridicule, alors qu’il s’agit tout simplement chez des gars comme Finkielkraut, Debray ou Zemmour, non d’une « crispation identitaire », ainsi que le répète le perroquet Badiou, mais d’une crainte légitime des Français juifs face à l’emprise grandissante de l’islam sur notre pays et sur l’Europe.
Pour conclure, le coco de service ne pouvait terminer sa diatribe sans sacrifier au phénomène de cacosmie subjective caractéristique aux gens de gauche, et délaissant nauséabond et rance sur l’étagère olfactive, il a choisi moisi. On finit par connaître le refrain.
Il conviendrait donc, peut-être, de renouveler le lexique.
*Godwin