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Billet de blog 14 novembre 2015

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Les cascades de la vertu française...

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             Pendant que j’essayais en vain de m’intéresser à un match de football France-Allemagne peu sujet à me réconcilier avec ces agitations d’handicapés, moteurs et cérébraux, Bobonne, elle, lisait une édition spéciale de l’Obs sur les guerres de Religion.

Me voyant las de ces infirmités et me lever pour aller me coucher, elle m’interpelle et me signale de but en Blanc, c’est le cas de le dire, que selon un article qu’elle vient de consulter (Page 20), la célèbre bataille de Poitiers de 732 n’aurait été en vérité qu’une banale escarmouche entre des Francs et quelques centaines d’arabes venus d’Andalousie effectuer une de leurs fréquentes razzia en terre chrétienne. La pantographie apologétique de ce détail de l’Histoire fut ensuite, comme il fallait s'y attendre du point de vue d'un vecteur de la pensée gauchiste, uniquement le fait « d’islamophobes de tout poil ». Pensez donc ! Le mot était lancé. Michelet et compagnie : tous des bouffe-tarbouch.

             C’est marrant parce que je m’apprêtais justement à cogiter dans mon lit un billet de blog sur cette compulsion, ou plutôt cette manie perverse de nos intellectuels de gauche (Il y a peut-être là redondance ou même pléonasme) disons cette coutume qu’ont nos « bobos lettrés » et distingués journalistes de dévaloriser tout ce qui évoque le prestige présent et passé de notre nation, et en particulier ce qui touche à notre Armée et à nos faits de guerre illustres.

On n’en a de meilleur exemple que ce black-out  médiatique total concernant les méritoires activités de nos « gens » occupés au Mali à réparer les conneries commises ces dernières décennies par les américains, qui nous en avaient chassés.

Alors qu’en d’autre temps, ou dans un autre pays, des pages quotidiennes leur seraient consacrées en termes élogieux, dans la Presse et à la télévision, quitte à optimiser la réalité pour les besoins de la cause, chez nous : des clous. Motus, comme si nous en avions honte. Et puis il ne faut surtout pas offenser les cités avec des images qui puissent rappeler la déplorable période coloniale. Et feu une lointaine grandeur nationale.

Seul le décès de l’un de nos soldats est l’occasion d’une expéditive exploitation politique, mais point trop n’en faut. On risquerait d’irriter.

Quand ce n’est pas Jehanne d’Arc ramenée aux aspects d’une quasi débile mentale affectée de délires extatiques, c’est Massu réduit au terme de « Soudard » (Dixit Jacques Julliard malheureusement) parce qu’il a fait son boulot, et en son temps nettoyé Alger des ennemis de la France. Et c'est aussi cette bataille de Poitiers, qui n'a, c'est vrai, loin s'en faut pas "arrêté" définitivement les arabes, pour la bonne raison que Grenade  avait encore de nombreuses enclaves dans tout le sud de "l’Hexagone" 200 ans plus tard... Mais peu importe. Leur propos n'est pas, comme on pourrait le croire, une quête de rigueur historique mais un souci maladif d'abimer, d'accabler la France.

J’ai d’ailleurs été surpris avant-hier de voir une émission sur Clemenceau qui ne recélât pas l’estocade d’une incise sournoise où le personnage célèbre est généralement frappé par une révélation aussi dépréciative qu’inattendue. Dézingué de sa stèle. Parce qu’il n’est de gloire française impeccable à leurs yeux. Flaubert disait « ne touchez pas aux idoles, l’or en reste au doigt » : Ces bonnes gens qui ont en charge la Mémoire nationale, ou s’en veulent les réformateurs, en ont fait leur règle. Mais pour en revenir à Clemenceau, si le Vendéen était français il n’en était pas moins de gauche. Était-ce là une explication à une exception médiatique... que dis-je : culturelle ?

En tout cas je m’interroge souvent sur cette déréliction, sur cette caractéristique masochiste de nos « historiens » actuels et me demande : qu’ont-ils donc, de la France à vouloir faire ainsi cascader les vertus ?...

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