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Fan des pieds !... j’ai le plus grand respect pour le chef Julliard – Et ça ne date pas d’hier – mais son topo sur les « réacs » et les « bien-pensants » dans Marianne est un peu difficile à suivre pour mon petit cerveau d’ex-dentiste.
Si ! En vérité j’ai à peu près pigé : La Gauche est aujourd’hui dans l’affect et les mondanités aux dépens de l’objectivité et du rationalisme. Il y a aussi renversement des alliances : Elle est devenue parisienne, bourgeoise, donc « postmoderne » (ça ne veut strictement rien dire de pertinent, mais ça fait bien), et en se retirant dans une tour d'ivoire, elle a paradoxalement délaissé les masses ouvrières nationales qui l'ont enfantée, trop rustiques, pas assez "fun", pour se disperser dans une idéologie intellectuellement compassionnelle, exotique et mondialiste, saupoudrée d'un intérêt pervers pour toutes minorités sujettes à la distraire par leurs anomalies.
Tout ça vous coconne un microcosme à la fois frivole pour ses critères surréalistes mais toutefois moralement autoritaire, à tendance autistique, avec des mœurs nouvelles qu'on veut subversives des usages anciens, où il est par exemple de bon ton qu’un Joe Starr, complice de la dernière en date des « Premières- maîtresses » officielles, ou au moins en fonction, dégueule son quatre-heures sur les tapis de l’Elysée, et où on se fait un « kif », à usage sans doute intime, d’envoyer un ambassadeur de la jaquette au Vatican. Je ne sais pas si vous voyez un peu le niveau !... On est au royaume de Gribouille.
L’image est érodée mais des plus exactes : Tout ça se parlemente et se décide en effet entre la terrasse du Café de Flore et celle des Deux-magots.
Les cons de « responsables » provinciaux, eux ont la main sur la couture du pantalon, rapport aux investitures, et donc ne font que murmurer des doléances populaires qu’ils compilent en vain sur leurs bureaux sans jamais être entendus, année après année.
Or, la nature ayant horreur du vide, c’est aujourd'hui la Droite qui ramasse les suffrages du Peuple aux mains noires. A commencer par la crémière aux cheveux crades, qui ne dit que des conneries politiques mais radote d’hyper-efficaces propos démagogiques.
Pas que le peuple soit con et naïf, mais IL EN A MARRE.
Alors, qu’elle veuille quitter l’Europe, même si ces gens en suspectent la folie (... et doutent même de sa réelle intention), soit : on l’écoute quand même et sans la plébisciter pour autant on remplit petit à petit son panier électoral. Par « réaction » en effet.
Du coup, il y en a une qui est tout sauf conne, mais provocatrice à dessein, qui a trouvé une brèche et s’y engouffre, c’est "la" Morano. Européaniste et donc simplement patriote (eh, oui ! c’est simple et cohérent. Métonymique) avec un amour assumé de la nation et de la race... « qui sont les siennes », comme disent les politicards qui ne savent pas trop quoi dire.
Elle, comme moi et plein d’autres, nous n’avons aucune envie de précipiter la lente et cosmogonique évolution des choses : La France traditionnelle nous convenait très bien, et son chamboulement actuel, je dirai même son viol, nous emmerde, c’est clair.
Qu’il se souvienne, Monsieur Julliard, de son superbe bouquin sur ses randonnées cyclistes à travers le pays, NOTRE pays : Y veut-il voir, avant de mourir, des mosquées à la place ou à côté des églises, et des Belphégors podagres y trainer la babouche sous les halliers. Eh bien moi non. C’est clair.
Et c’est pour ça qu' avec les yeux, non de Rodrigue mais d'un caméléon, je zyeute Nadine, la plante-cague de première. Et ON est un paquet sur la liste.
A demander que cesse ce raz de marée vert. Car c’en est un (Cf le propre terme de Jean Daniel chez Pivot il y a une trentaine d’années). A demander que Taubira, incontestablement anti-française, dégage. Car ON veut, depuis ces souchiens calfeutrés chez eux dans les cités de non-droit, et qui regardent depuis leur chambre cramer leur bagnole sur le parking... jusqu’à ceux plus aisés comme moi, qui voient ce qu’ils voient quand ils vont en ville, écoutent la télé et lisent les journaux... et en passant par une jeunesse souchienne angoissée, maltraitée, violentée, désorientée : On veut de L’ORDRE.
Pas plus compliqué que ça. De l’ORDRE. Et ne pas se laisser dominer par des communautés qui n’ont que ça dans le cigare : Nous fourguer leur mysticisme et ses principes moyenâgeux.
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