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Billet de blog 18 janvier 2017

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Et si on parlait un peu de Nuit-Debout ?...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Surtout qu’il m’a été reproché récemment d’avoir été très peu disert au sujet de cette gesticulation sociale, de ce "68 du pauvre", avorté le temps d’une saison.

Je regardais justement hier au soir un documentaire qui lui était consacré sur la 5, suivi d’une discussion guidée par la fille d’Hélène Carrère d’Encausse, et à laquelle participaient, outre un « jeune » nuit-deboutiste et un sociologue à catogan (Ambiance !) mais plus intéressants, une cinglée qualifiée de journaliste, Jean-Michel Aphatie et Jean Garrigues.

La cinglée, dont le propos tourna immédiatement à l’hystérie (Elle mériterait une place de choix dans le chenil médiapartien), s’est envolée sur un lexique habituel aux révolutionnaires de salon, voulant tout casser au nom de je ne sais trop quel projet égalitariste assez confus, mais destructeur en tout cas de la situation politique et sociale actuelle. Pour ce faire cette femme de la soixantaine bien sonnée prétendait même avoir fait l’achat d’une panoplie intégrale de casseur (!). Rien de moins.

L’asile... directo.

Garrigues, généralement passionnant, et visiblement amusé par le sketch de la « journaliste », s’est contenté cette fois de constater  la trop grande fraîcheur de l’événement pour qu’un historien puisse en tirer une analyse structurée.  Il n’avait en fait rien d'autre à dire sinon que c’était une tentative ratée de «refaire» 68. Ça, tout le monde avait pu le vérifier sans être passé par un diplôme universitaire.

Seul Aphatie, qui après avoir essayé de calmer la foutraque, en prétendant à son grand dam d’exterminatrice des « classes », qu’un mouvement de la sorte, aussi "participatif" fût-il dans ses intentions démocratiques, devait néanmoins à un certain moment, comme dans tout combat, s’organiser et se donner une stratégie et donc élire des meneurs investis d’une autorité directrice, au lieu de se disperser en bavardages girondins sur le sexe des anges, seul Aphatie a un peu décortiqué le sujet pour en arriver à dire ce que je ne cesse de suggérer :  A l’inverse de 68, ils (les Nuit-deboutistes) n‘ont pas eu les ouvriers "avec eux". D'ailleurs, en souvenir de 68, justement, il aurait plutôt dû dire : Les ouvriers ne sont pas venus grossir le mouvement. Car j'ai pour ma part été bien placé à l'époque, depuis mon statut de pion dans un CET (La Ravoire) et lors d'une manif à Chambé', à laquelle nous nous étions mêlés avec d'autres pions, pour constater l'abime social qui séparait le troupeau des intellos éthérés des colonnes déterminées des gens aux "mains noires". Je ne suis pas certain que cela ait beaucoup changé... Même si les fils et filles d'ouvriers ont aujourd'hui plus facilement accès aux "études".

C’était foutu d’avance. Alors beaucoup ont bu leur défaite, pendant que d’autres, selon Capucine Truong, se sont tirés avec la caisse des collectes populaires.

Ollé !...

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