... surtout en France. Disons plus précisément 9998, puisque les dénommés Alexis Bachelay et Yann Galut, deux députés d’un parti riche en l’espèce, le PS, sont à l’initiative d’une pétition et souhaitent donc la voir réunir ce chiffre rond de signatures afin de faire pression sur les institutions républicaines et que Robert Ménard soit révoqué de son statut de Maire de Béziers.
Rien de moins !...
Le prétexte de ces deux nerveux est que la Municipalité biterroise a produit une vidéo – signalée d’ailleurs hier dans ce blog – qui serait « entachée d’illégalité », et rendrait de fait l’élu du Peuple Ménard « inacceptable ».
Allons bon ! La pièce à conviction - Faut-il y voir carrément un corps du délit ? - qui a pour scène un immeuble de Béziers, montre Ménard bardé de son écharpe tricolore, et signifiant à des individus que Bachelay et Galut appellent très imprudemment des « réfugiés » ?... : « vous avez pénétré dans ces appartements par effraction et utilisez illégalement les adductions d’eau et d’électricité de la Commune que j’administre, auquel cas vous n’êtes pas les bienvenus dans ma ville ».
Quoi d’illégal et d’inacceptable dans ce propos ? J’aimerais bien qu’on m’explique.
En outre, étant parlementaires, les deux Dupond et Dupont devraient prendre conscience que ce sont eux qui sont dans l’illégalité verbale en qualifiant autoritairement ces squatteurs de « refugiés », alors que ces derniers sont à l’extrême rigueur des demandeurs d’asile, voire plutôt des envahisseurs ou des intrus attendu les conditions intempestives dans lesquelles ils sont entrés sur le territoire, puis leur déplorable comportement in situ.
Cette mise au point est valable pour Cazeneuve, qui dans un prêche ampoulé, inspiré par cette même vidéo, a usé lui aussi du terme « réfugiés » pour distinguer des gens que je considère moi, citoyen français, en toute légitimité comme des importuns. Car tout simplement quand on souhaite être reçu dans une maison, on frappe à sa porte. On ne la fracasse pas.