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Voilà qui ne va pas faire plaisir à mon ami Jean-Luc, dirait Jean-Baptiste Naudet, car l’attentat des cinglés de l’EI en Turquie risque fort de faire perdre un peu de son intérêt stratégique à la Grèce. Je dis bien un petit chouïa, mais n’empêche...
Bon, c’est une interprétation à la Marius, qui vaut ce qu’elle vaut, mais ce Judas enturbanné d’Erdogan en prend là un sacré coup dans les gencives. Lui qui aura joué sur tous les tableaux de la géopolitique et de l'hypocrisie depuis des années, utilisé tous les ressorts de la traitrise, simulé la modernité pour tenter d’entrer dans l’Europe (Pour une fois merci Sarkozy), mais qui est en vérité le suppôt d’une religion moyenâgeuse, paie aujourd’hui sa versatilité.
Ce magot ambigu voit maintenant ce que c’est que de se foutre du monde : Il a le meurtre et la cruauté au sein de son pays.
Acharné à détruite l’œuvre civilisatrice d’Ata Türk, il plonge aujourd’hui sa nation dans le chaos, par le transfert chez lui d’une haine interne à l’Islam qu’il a entretenue chez les autres. Sunnite il est châtié par des Sunnites. Un comble.
Certes le meurtre de masse a visé des Kurdes, qu’il hait tout en les ayant recueillis dans l’incohérence d’une politique fondée sur la duplicité, mais il sait très bien que les allahuakbaristes ne s’en tiendront pas là, appâtés, hallucinés par l’irrationalité de prétentions impérialistes planétaires, rien de moins.
Souligner en passant l’immonde lâcheté de « Daesh » qui se venge sur une réunion de jeunes gens des raclées successives que cette organisation terroriste a reçues de leurs aînés ces derniers mois, d’homme à homme. Ce forfait n’a pas de nom.
Et donc le félon Erdogan va devoir, comme les autres chefs d’États musulmans, faire maintenant face aux fous furieux d’El Bagdadi. Il ne pourra dorénavant en endiguer les ambitions hégémoniques et l’arrogance. Ils ne s'arrêteront pas là. Ou alors... c'est qu'il est totalement complice. (!)
Du coup il va sans doute rentrer dans le rang des affidés plus ou moins sincères de l’Oncle Sam, redevenu puissant après un passage à vide en 2008. Les Popovs ont genou en terre et les niaks révèlent ce qu’on appelle des « bulles » économiques inquiétantes. Leurs coudées sont moins franches.
Du coup aussi, la vue de son balcon n’aura plus le même attrait, et la michetonneuse de Spetsaï pourrait devoir, elle, revoir ses « passes » à la baisse. Servir le champagne à ses amphitryons au lieu de les traiter de "mathématiciens", et se livrer à des prouesses kamasoutresques pour les garder.
Ma foi, disons que la Rue du Cirque n’est soudain plus ce qu’elle était...
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