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En rentrant du Var hier au soir j’ai fait un petit tour par chez Hub où ça discutaillait ferme de la dette grecque, entre lui, Vlad, Nolats et je crois Parker*.
Trop compliqué pour moi, qui n’entrave que dalle en Économie et Finance. Un ésotérisme total. Ou plutôt moi qui suis hermétique.
Mon seul sentiment à ce sujet va rustiquement chercher dans les souvenirs de deux séjours d’une quinzaine chacun, dans l’Attique, le Péloponnèse puis les Cyclades. Je ne peux donc être catégorique.
Toutefois il est bien connu que la vérité sort de la bouche des enfants. Or, Nini, notre cadette, une douzaine d'années à l'époque, qui a toujours eu son franc-parler et a oublié d’être conne, nous avait balancé un midi en entrant dans un troquet de village de la région de Delphes : « Ils ne foutent décidément rien dans ce pays ! Il y a autant de jeunes que de vieux à siroter du café dans les bistrots à longueur de jour, et tous les bistrots sont pleins... ».
Il faut en effet reconnaître qu’ils ne forçaient manifestement pas sur le mastique, les descendants d’Aristote, que ce soit à Athènes, à Epidaure, Mistras ou Olympie.
De là mon impression pas si confuse que ça qu’on vivait ici allègrement sur le dos de l’Europe. Je dis bien une impression, mais la première idée est souvent la bonne.
En plus, de fréquentes gueules de raies dans les commerces, une race qui n’a loin s’en faut pas hérité des sveltes et musculeux hoplites de la guerre de Troie. Balourde et je le répète peu sympa. L’opposé des portouguèches qui furent des gens à priori un peu tristounets mais en définitive très agréables lors d'un voyage inoubliable, serviables et finalement souriants dans les échanges. Fins. Bienveillants.
Bon, tout ça pour dire que les Grecs ont selon moi pompé comme des sangsues sur les caisses d’aides européennes (Un truc que les gauchards ont évidemment baptisé du terme péjoratif de troïka alors qu’il s’agit tout simplement d’organismes prêteurs à taux convenu, voire standardisé?) (Eh oui, taux convenu, puisque les emprunteurs ont accepté le pognon). Ils ont TOUS fraudé comme des malades, présentant des bilans bidons, y allant à la louche concussionnaire à tous les niveaux... mais toute plaisanterie a une fin et il s'avère aujourd'hui que les Chleuhs, qui tiennent tout le bazar de l’Union hors-d’eau, en ont raz le casque-à-pointe et réclament le règlement des dettes.
Du coup c’est bien gentil au gars Tsipras d’accuser les gouvernements précédents, mais il ne s’agissait pas de dictatures, que je sache, avec les Papandréou et les Karamanlis : Des gens démocratiquement élus.
Comme qui dirait que la démocratie c’est l’autorité du peuple. Donc c’est le peuple qui est responsable. Limpide. En démocratie on a les dirigeants qu'on mérite (Suivez mon regard...)
Non mais vous n’allez pas me dire qu’ils n’avaient pas conscience de la m... dans laquelle ils s’enfonçaient, les Grecs, en voyant gonfler leurs retraites, comme ça, par un petit coup de baguette démagogique, en ne déclarant rien au fisc, en empruntant sans hypothèque, en ne branlant que dalle... faut pas se foutre du monde : Ils doivent casquer. Parce que pour une fois Pépère a dit quelques chose de sensé l’autre jour : C’est avec votre pognon et le mien qu’ils entendent continuer à vivre sans trop se fouler. Or moi je ne peux pas blairer les feignasses. Et ne veux donc pas les entretenir. Qu’ils bossent.
*Blogueurs des Blogs de l'Obs.