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Billet de blog 23 octobre 2015

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« Entrez ! Entrez ! Ces dames sont au salon. Il y a des gravures... »

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Je demeure un brin sceptique depuis quelques jours. Depuis le "lynchage" d’Air France. Depuis aussi les événements d’avant-hier à Moirans, dus à des gitans. Sans oublier la gare de Castres paralysée le temps d’une éternité socio-économique : deux semaines (!) par la faute d’autres gitans qui y avaient impérieusement installé leur camp.

 Laissons de côté ce qui a déjà été dit et répété à satiété par les gens de Droite, dont moi bien sûr, sur la faiblesse notoire du gouvernement. C’est acté. Je voudrais plutôt attirer cette fois-ci l’attention sur le comportement policier au sens grec du mot, touchant donc à l’Administration générale du pays, à la notion de responsabilité civique de chacun, à une mentalité socio-professionnelle, celle de la justice, de la police et de la gendarmerie, bref, des personnels chargés du maintien de l’ordre civil sur le territoire national. Un état d'esprit de la nation. Savoir s’il s’agit uniquement d’une carence capitale... ou bien d’un manquement et d’un laisser-aller en cascade des Services ?

L’immense et frileux rassemblement de gnous, parisiens et imitateurs, du 11 janvier dernier a, je sais, viré le soir-même, par une alchimie simple à comprendre, celle du refuge, au tressaillement élégiaque et à l’explosion d'une émotion populaire à l'adresse des gens qui nous protègent. Il est par conséquent encore sacrilège à cette heure d’oser poser une question que je vais néanmoins traduire avec ma crudité habituelle : Qu’est-ce qu’ils ont foutu ?!!!

 Oui, qu’est-ce qu’ils ont foutu !

 C’est en effet en voyant la racaille, cégétistes et autres voyous ligués pour accomplir un forfait prémédité, renverser sous les regards désabusés de CRS abouliques les grilles qui donnaient accès à la salle de réunion des locaux d’Air France, que je me suis tout d’abord demandé ce qui se passait, alors qu’une dizaine de coup de matraques sur les meneurs auraient remis immédiatement la situation « dans les équerres ».

 Puisqu’en vérité il n’y avait là que bien peu de gens.

 Certes ce n’aurait pas été la première fois que les forces de l’État, sans ordre d’intervention, eussent  végété l’arme au pied devant des exactions crapuleuses. Il suffit de se souvenir de ces maghrébins qui souillèrent le drapeau national sous les murs du Capitole à Toulouse il y a deux ou trois paires d’années. J’avais été scandalisé.

 Dire tout de suite que je suis aujourd’hui rodé.

 Mais concernant les derniers événements qui nous occupent, et encore que les vidéos des violences perpétrées, ceux-là,  dans les murs mêmes de notre ex-fleuron aérien national, fissent la part belle à certains individus de la communauté, il n’était question de hordes mauresques fanatisées, descendues par centaines des cités anomiques, et les autorités n’avaient donc pas une crainte grandissante de voir la France mahométane s’enflammer via portables et Internet.

 Pas plus de risque de voir se lever une révolution suscitée par la révolte de ces quelques « gens du voyage », à Moirans ou Castres : une ethnie qui n'est pas en nombre suffisant dans le pays malgré une prétendue "très importante agressivité".

 A moins que, à moins que... nous en soyons à ce stade d’anarchie et de perte d’autorité, et surtout de couardise de l’État ?... !

 Ce serait gravissime. Car en l’espèce, la manifeste préparation des troubles organisés à Moirans, avec pelleteuses et transport de carcasses d’automobiles depuis une « casse »... ce venant après un refus judiciaire d’accorder une permission de « sortie » à un taulard, et cause inévitable et donc prévisible  d’un échauffement des esprits, cet engrènement de faits ne pouvait sensément échapper à la section de gendarmerie locale, dont il est traditionnel que le corps professionnel soit justement au contact étroit des populations et qu'il vive avec elles.

 On se fout de qui, là ?!

 Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?!

Du coup, afin de continuer dans mes petites citations livresques de ces derniers jours et pour figurer mon impression, je piquerai de nouveau chez Hugo (Choses vues). Une boutade du proscrit de Guernesey moquant la France de « Mr Louis Bonaparte », transformée en auberge espagnole. Disons plutôt... en "claque" : « Entrez ! Entrez ! Ces dames sont au salon. Il y a des gravures... »

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