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Encore qu’il y eut, certes, des Michel Droit, mais en d’autres temps on aurait dit « De Mauriac à Malraux en passant par Aron », ou « De Mendès à Debray en passant pas Attali »... mais non, notre époque, sincère et authentique, veut aujourd’hui de vrais intellectuels auliques. Du solide. Pas de ces pâles grimauds, courtisans anencéphales d’ancien régime.
Et donc la sélection, stricte et élitiste, se fit d’abord rue du Cirque, où Pygmalion casqué se rendait à vêpres sur un fougueux deux-roues.
Aujourd’hui, pragmatisme oblige, il est servi à domicile.
Et ainsi, succédant à une fournée de chroniqueurs footballistiques, une autre figure idoine à la pensée nationale actuelle confiait récemment à qui pouvait l’entendre : « Je me suis retrouvée à sa table, à l'écouter me confier qu'il m'écoute chaque matin sur France-Inter ».
La confidente a nom Léa Salamé, commensale manifestement prisée. Elle est surtout redoutée lors d’une sorte de nouveau Banquet, hebdomadaire, où l’on se sourit, d’amour bien sûr et sous toutes ses formes...mais s’éraille aussi à pleines dents par convention et sous la houlette d'une publicité pour dentifrice.
Celui qui, à l’écouter l’écoute, c’est Pépère 1er, notre vaillant président.
Et pour l’occasion, et avec nos sous : son Amphitryon.
Comparée à l’acteur/Chanteur Didier Morville, de St Denis, autre habitué de la maison, la belle Léa a pour elle un charme exquis, compromis de Barbara Streisand et d’un canidé leptoprosope. Mais pour le reste, c’est à dire ses facultés libatoires, on ne sait trop...
... et ne tient pas trop à savoir. Sinon qu’un philosophe, sans doute de second plan, pour n’être pas admis au sérail, s’est fendu d’un « twit » forcément jaloux à ce sujet.
C’est ce qui m’amène à l’instant : Sérieusement cette fois, je ne comprends pas qu’un intellectuel de la densité de Michel Onfray se soit commis à cette saillie mesquine, prouvant la fascination qu’exerce le clinquant du petit-monde « pipol » parisien jusque dans les sphères électives de l’Esprit.
Bizarre.