A dada sur sa balayeuse, Hubert Huertas est en Croisade. Le ton et l’écriture ont pris le tour manifeste de la polémique et donc de l’excès.
Hier il disait le vote à la présidentielle être un traditionnel refuge sur « le moins pire », alors qu’homme de droite, je n'ai pour ma part cette complexité de casuiste lévogyre, qu’une bénignité de mœurs ne peut agréer : Personnellement je votais pour un bonhomme. Il m’a déçu comme il a déçu des millions d’autres gens, mais son programme est celui qui me semble utile pour le pays. Et je fais par conséquent et en effet un vote utile... en lui maintenant mon suffrage.
On ne va pas passer encore du temps sur l’aventure du « catho » qui a fourni les verges, la couronne et la Croix de son Calvaire à la meute des gauchistes et bouffe-calottes d’une presse qui s’en donne à cœur-joie dans le sacrilège.
Non, seulement rectifier la situation dans son exactitude. Dénoncer le jésuite était une chose, elle était même nécessaire au regard de la morale, et sociale et politique, mais s’y attarder par le menu et dans le temps en est une autre; pour la bonne et simple raison que la gauche n’a rien à proposer comme programme qui tienne la route face aux défis mondiaux actuels et à l’urgence de réformes nationales. Elle le sait. Or, elle a trouvé dans cette échappatoire, sacrificatrice de la démocratie, le moyen de glisser sous le tapis la poussière et les déchets qui résultent de 5 ans de sa gouvernance catastrophique du pays.
C’est en effet une sale campagne.