Langue des oiseaux, langue des anges

Lettre du 4 mai.

Ce matin. Je me suis réveillée d'une façon bien étonnante au petit matin.

 

Une charmante mélodie a murmuré à mon oreille. Le chant mélodieux d'un petit oiseau.

 

Je trouve le chant des oiseaux pur et admirable.

 

Je l'imaginais. Adorable et léger. Je te disais laisse une trace de douceur sur ma peau. Alors 

qu'hier, 

Je ne l'attendais plus.

 

Et cela m'a rappelé ce texte que j'avais écrit. Qui parlait d'un réveil caressant et d'un

bonjour en forme de baiser, sur mon corps endormi. Je devais t'aimer ce jour-là. Comme 

tous les autres ; tu n'avais su en prendre note. Rien... , il n'y a rien... , rien que du sable. Et 

comme je ne suis pas d'accord  avec toi... je te le dis. Sans détour.

 

Si vous voulez laisser l'oiseau réveiller votre imaginaire, laissez plutôt votre voiture 

prendre la poussière.

 

Je ne supporte plus le vrombissement - assourdissant  et mécanique - anéantir le fragile,

la poétique de la ville, nature.

 

En est-il de même pour toi ?

 

Le retour du vacarme des moteurs hurlants et détonnant 

me tracasse.

 

Et si nous harmonisions un mode de transport doux avec

la douceur du langage, le langage des oiseaux... ?

 

Si ce poème de Victor Hugo En Écoutant Les Oiseaux...

pouvait nous ouvrir la voie... 

Qu'on ne distingue plus, dans leurs rêves étranges, la langue

des oiseaux de la langue des anges.

 

 

 

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