Le dimanche ĺe plus triste du monde à Paris

Billet d'humeur

Le dimanche le plus triste du monde est à Paris. Je viens de rentrer chez moi depuis une heure, mes mains sont encore glacées par le vent. Et pourtant, nous sommes au printemps.

Dehors, il n'y a que le bruit violent et froid du vent qui souffle en raffale dans mes oreilles. Les rues de Paris, en ce 11 avril, sont désertes. Et je ne vous parle même pas de toute la tristesse qui m'envahit quand je regarde le rideau de fer de tous ces commerces fermés.

Je suis tellement triste que j'ai dit merci à un abruti il y a une heure au lieu de le remballer. Comme si plus rien n'était important.

Je me suis avancée pour voir si les prises de paroles féministes de l'Odéon avait un public... c'est ce que j'appréhendais. La place était elle aussi désertée. Et j'ai pris à gauche pour m'éclipser. Trop triste. Pour écouter dans le froid des féministes. Trop triste aussi pour écouter des zoom comme si c'était génial de se retrouver en faux sur des vrais live !

La tristesse c'est comme une rivière qui coule à l'intérieur de soi et qu'on arrive pas à arrêter.

C'était aujourd'hui le plus triste des dimanches à Paris.

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