Printemps du confinement Jour13: deuxième semaine prolongée de quinze jours

#confinementjour13 #29 mars Deuxième semaine prolongée jusqu'au 15 avril. Le premier ministre nous promet des moments encore plus difficiles dans les jours qui suivent. Le hold-up de la démocratie se poursuit. A défaut d'agir, on applaudit aux fenêtres. Dans un monde géolocalisé des entreprises délocalisées, le gouvernement, lui, passe des commandes.Trop tard, la pénurie grandit.

16 mars 2020. Cette date restera en mémoire. Le président a annoncé le confinement pour cause de coronavirus: " nous sommes en guerre " contre une pandémie mondiale. Des millions de français et de françaises sont confinées sans réellement comprendre ce qui leur arrivent. Un virus très contagieux et mortel pour 20 % de la population menace le monde de pandémie. Il se nomme covid-19. Nous découvrons au jour le jour la mauvaise gestion en France de cette épidémie.

L'Allemagne et la Corée du sud n'ont pas appliqué le confinement total. Le virus tue beaucoup moins là-bas. Ces nations ont choisi de faire dès les premiers jours de l'épidémie un dépistage massif afin de confiner les malades. La population dans ses déplacements quotidien a utilisé des masques de protection. Les rassemblements ont été interdits. Mais la vie a continué s'adaptant à cette épidémie, noyant il faut le dire, quelques droits de la vie vie privée dans le traçage de masse.

En France, le stock de masques de protection était à zéro. La ministre de la Santé, Agnès Buzin, n'avait pas renouvelé les stocks. Et le mouvement social des personnels soignants ne cessait d'alerter le président sur le manque de moyen. 100 000 lits manquants. Le confinement total a été très controversé par certains médecins qui voient en cette pratique de santé: austérité et archaïsme. Même le DGS, a reconnu que le confinement total était d'abord fait pour ne pas saturer les hôpitaux.

Alors, le do-it-yourself se développe, pour faire face à la pénurie. La vague de coronavirus est révélatrice d'un système de santé publique sans moyens. Les médecins doivent lancer des appels médiatiques pour réclamer des moyens: tests, médicaments, masques, respirateurs.

Le confinement total est associé à une surveillance policière mise en place par l'Etat pouvant sanctionner de six mois de prison et de fortes amendes pour non respect des règles de confinement. Et la géolocalisation à l'échelle mondiale se profile promulguée par le chef de l'ONU.

Les conséquences sur nos vies et dans la vie de nos démocraties sont considérable. Nous avons perdu notre droit individuel à la libre circulation, mais aussi notre droit d'association qui est la fondation même d'une société solidaire, et bien plus que cela notre niveau de vie se dégrade.

Ce choc coronavirus impacte des personnes socialement plus exposées que les autres à ces pénuries. Et notamment les personnes sans protection sociale.

La solidarité va plus loin que les applaudissements à 20h aux fenêtres pour saluer les soignant.e.s.

Nous sommes confiné.e.s mais pas spectatrices et spectateurs.

Les prochaines semaines risquent d'être très compliquées pour les personnes en situation sociale difficile. Perte de salaire, personnes âgées seule, familles confinées en hébergement social.

C'est en prenant des nouvelles de voisins et voisines que la situation s'est révélée: des familles et des hommes seuls étaient  dans le désarroi.

Et visiblement, les visites des associations caritatives à but humanitaire, pour des raisons de confinement total tardaient à venir soutenir en paniers solidaires et tickets alimentaires .

C'est pourquoi, il est urgent de faire revivre cette belle entraide de voisinage et de prendre connaissance des besoins de ces personnes dans nos immeubles, et au sein des quartiers.

Pour ne pas laisser le confinement devenir le repli sur soi.

C'est un appel à la solidarité des commerces de proximité dans l'alimentaire afin de pouvoir distribuer une fois par semaine des paniers solidaires auprès de ces personnes.

Le monde agricole surtout, vous êtes les bienvenue dans cet élan solidaire.

Nous ne sommes pas en guerre. Nous faisons face à une situation extraordinaire. Une catastrophe humanitaire causée par un virus mortel pour nos aînés principalement. La guerre est souffrance et destruction par les armes. Si guerre il y a, elle est psycologique. Dire: nous sommes en guerre nourrie en soi la thèse du complot. 

Les pays ayant résisté à cette épidémie galopante sont ceux qui ont recherché les foyers de contamination très tôt pour casser la chaîne de transmission au plus vite et qui ont à cela dépisté massivement plus de 10 000 tests par jour isolant les malades. Un plan de santé à grande échelle. Et non une guerre. 

Et si les médecins avaient pour mission de sauver des vies et plus encore de donner un sens à la vie.

Citoyennes et citoyens d'abord.

Solidairement.

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.