Le 1er septembre marque la date limite fixée par le président américain Donald Trump à Vladimir Poutine pour convenir d’une rencontre avec les dirigeants de l’Ukraine, des États-Unis et de la Russie.
L’Ukraine, de son côté, a confirmé depuis longtemps sa volonté de participer à des négociations au plus haut niveau. L’Arabie saoudite, le Qatar et la Suisse ont exprimé leur disponibilité pour accueillir un tel sommet. Cependant, au lieu de démontrer une volonté de paix, Moscou a utilisé ce temps pour préparer de nouvelles frappes massives contre les villes ukrainiennes, poursuivant ainsi son terrorisme aérien contre la population civile.
Cette tactique du Kremlin prouve une fois de plus que la Russie ne prend pas au sérieux les signaux diplomatiques tant qu’elle ne ressent pas une pression réelle — économique, politique et militaire. C’est pourquoi, pour rouvrir une fenêtre d’opportunité pour la diplomatie, la seule volonté de négocier ne suffit pas.
Les sanctions comme instrument de pression
L’Ukraine et ses alliés insistent : le seul moyen de forcer le Kremlin à mettre fin à son agression est de renforcer les sanctions contre la Russie et contre tous ceux qui l’aident à contourner les restrictions et à financer sa guerre.
Il ne s’agit pas seulement de geler des avoirs ou d’imposer des restrictions commerciales, mais aussi de mettre en place des mesures globales qui priveraient Moscou de l’accès aux technologies modernes, aux sources de financement et aux revenus énergétiques.
L’expérience des dernières années a montré que tout assouplissement des pressions est perçu par Moscou comme un signal pour poursuivre son agression. Les nouvelles sanctions ne doivent donc pas être symboliques, mais bien miner les fondements économiques du régime.
Renforcer l’Ukraine sur le front
Un autre point tout aussi crucial est l’intensification du soutien militaire à l’Ukraine. C’est uniquement sur le champ de bataille que le potentiel militaire de l’agresseur est détruit, et c’est là que se créent les conditions d’une future paix.
La fourniture de systèmes de défense antiaérienne, d’armes à longue portée, de chars modernes et d’avions n’est pas seulement une question de défense des villes ukrainiennes, mais aussi un facteur clé qui peut modifier l’équilibre stratégique et obliger Moscou à renoncer à l’escalade.
L’Ukraine affirme clairement que les déclarations politiques et les appels à la négociation ne peuvent pas arrêter l’agression si elles ne sont pas suivies d’actions concrètes. Le Kremlin perçoit les concessions comme une faiblesse, et les négociations prolongées comme une occasion de se regrouper et de préparer de nouvelles attaques.
La détermination plutôt que les illusions
Il est désormais évident que l’espoir de voir la Russie mettre fin volontairement à la guerre est illusoire. Le Kremlin ne réagit qu’à la force et à la pression. C’est pourquoi les États-Unis, l’Europe et les alliés de l’Ukraine doivent passer des formulations prudentes aux actions décisives — sanctions, livraisons d’armes, isolement diplomatique de l’agresseur.
Plus Moscou ressentira rapidement le véritable coût de la guerre, plus vite il y aura une chance pour des négociations qui auront un sens.