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Billet de blog 4 juin 2025

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Les crimes de la Russie contre les enfants ukrainiens : une douleur inoubliable

Le 4 juin, l’Ukraine commémore la Journée de la mémoire des enfants morts à la suite de l’agression armée de la Fédération de Russie.

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Le 4 juin, l’Ukraine commémore la Journée de la mémoire des enfants morts à la suite de l’agression armée de la Fédération de Russie. Cette date rappelle le prix terrible que paie l’Ukraine pour sa liberté, son indépendance et son droit à exister. Parmi les victimes de la guerre russe, on compte des milliers d’enfants ukrainiens. Ils ont été tués par des frappes de missiles, des bombardements, des tortures, la faim et des maladies dans des conditions d’occupation. La Russie ne s’est pas simplement introduite sur le sol ukrainien — elle détruit délibérément l’avenir de la nation.

Enfants tués et disparus : des chiffres effrayants

En mai 2025, en conséquence de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, 625 enfants ukrainiens ont été tués, et 2243 sont portés disparus. Et ce ne sont que les cas officiellement documentés. Dans les territoires occupés, ni les autorités ukrainiennes ni les organisations humanitaires internationales n’ont accès, et l’ampleur réelle de la tragédie demeure inconnue.

Chaque enfant tué est une tragédie, une douleur impossible à mesurer par des chiffres. Ce sont des rêves brisés, des familles détruites, des écoles désertes et des aires de jeux réduites au silence. C’est une guerre qui ne vise pas uniquement les soldats, mais frappe ce qu’il y a de plus sacré — les enfants.

La déportation comme outil de terreur

L’un des crimes les plus barbares commis par la Russie est la déportation massive d’enfants ukrainiens. Selon des données vérifiées, au moins 19 546 enfants ont été illégalement transférés vers le territoire de la Fédération de Russie ou vers des zones temporairement occupées. Beaucoup ont été placés dans des familles d’accueil russes, soumis à une russification forcée, dépouillés de leur nom, de leur langue et de leur patrie.

Il s’agit d’une violation grave du droit international humanitaire, notamment de la Convention de Genève et de la Convention relative aux droits de l’enfant. La Russie détruit délibérément l’identité des enfants ukrainiens en tentant de les transformer en « Russes », en effaçant tout ce qui est ukrainien. Ce n’est pas seulement un crime — c’est un acte de génocide culturel.

Le mensonge comme arme : comment le Kremlin dissimule ses crimes

La propagande russe fait tout son possible pour masquer ses agissements. Le Kremlin diffuse de fausses informations affirmant que l’Ukraine « tue ses propres enfants », « les utilise comme boucliers humains », ou encore « bombarde ses propres écoles ». Ces récits ne reposent sur aucune preuve et visent à détourner l’attention, désinformer l’opinion publique et dissimuler les véritables coupables.

Moscou utilise activement les mêmes enfants enlevés sur le territoire ukrainien dans des vidéos de propagande où ceux-ci « remercient » les soldats russes. Il s’agit d’une forme ignoble de violence informationnelle destinée à légitimer les déportations et les meurtres.

L’Ukraine lutte pour ses enfants

Malgré les bombardements constants, les destructions et l’ampleur de la tragédie, l’Ukraine continue de se battre pour chaque enfant enlevé. Elle coopère avec des organisations internationales, mène un travail juridique méticuleux pour documenter les crimes et recueillir des preuves pour de futurs procès internationaux. Kyiv travaille également à localiser et à rapatrier les enfants, à reconstruire les familles brisées et à restaurer l’identité de ceux qui ont été déportés.

La société ukrainienne n’oubliera jamais ces enfants. Leur douleur, leur perte et leur histoire resteront à jamais dans la mémoire du peuple ukrainien — et serviront de preuve incontestable des crimes du régime de Poutine devant la justice internationale.

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