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Billet de blog 4 juillet 2025

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Moscou intensifie la terreur aérienne

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Dans la nuit du 4 juillet 2025, à la veille de la fête de l'Indépendance des États-Unis, la Russie a orchestré l'une des attaques les plus massives contre l'Ukraine depuis le début de son invasion à grande échelle. Plus de 500 drones kamikazes, des missiles hypersoniques "Kinjal", des "Iskander", des frappes ciblant des quartiers résidentiels de Kyiv, des hôpitaux et des infrastructures civiles : cette offensive s'inscrit dans une stratégie délibérée de terreur visant la population ukrainienne.

Un cynisme calculé

Le timing de cette attaque n’est pas anodin. Quelques heures à peine après un appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, où ce dernier se posait en artisan de la paix, le Kremlin a répondu par un déluge de feu sur la capitale ukrainienne. Ce geste est un message clair : Poutine ne négocie pas, il impose. Son langage est celui de la peur, des flammes et de la destruction.

Kyiv a été la cible principale, plongée dans le chaos pendant près de neuf heures, de 20h00 à l’aube. Les sirènes antiaériennes ont retenti sans relâche. Les frappes ont touché des zones résidentielles, des écoles et des hôpitaux. Dans le quartier de Goloseïevo, un drone s’est écrasé sur le terrain d’un hôpital. À Solomiansky, un incendie a ravagé le toit d’un immeuble de sept étages. À Sviatochyne, un bâtiment de quatorze étages a été directement touché. Des voitures, des entrepôts et des infrastructures essentielles ont également été endommagés.

Le bilan officiel fait état d’un mort et d’au moins 26 blessés, dont une fillette de dix ans. Une forte odeur de fumée envahit la ville, et le ministère ukrainien de l’Écologie a signalé un niveau dangereux de pollution de l’air, recommandant aux habitants de rester à l’abri.

Une terreur masquée par des mensonges

Comme à son habitude, le ministère russe de la Défense a tenté de justifier l’attaque en la qualifiant de "précise", visant prétendument des sites liés à la production de drones, à l’équipement militaire ou encore à une raffinerie de pétrole… qui n’existe pas à Kyiv. Ces allégations sont contredites par les destructions massives d’immeubles résidentiels et les victimes civiles. Loin d’être une opération militaire, il s’agit d’une campagne de terreur visant à briser le moral des Ukrainiens et à semer l’instabilité.

Le silence complice de l’Occident

La réponse des capitales occidentales à cette attaque a été, au mieux, tiède. Quelques déclarations de "profonde préoccupation" ont été formulées, mais sans annonces de nouvelles sanctions contre la Russie ni de livraison accélérée de systèmes de défense antiaérienne à longue portée pour l’Ukraine. Pendant ce temps, les bombardements se poursuivent, et ils se poursuivront.

Poutine sait que l’impunité encourage l’escalade. Chaque absence de réaction ferme renforce son audace. Si cette attaque reste sans conséquences, les prochaines pourraient viser des cibles encore plus sensibles, comme des écoles ou des centrales nucléaires. Laisser Poutine utiliser la terreur comme outil de politique étrangère pourrait inspirer d’autres régimes autoritaires, de Téhéran à Pyongyang.

L’Ukraine a besoin d’action, pas de compassion

Face à un agresseur comme la Russie, l’apaisement ne mène pas à la paix, mais à une guerre encore plus vaste. L’Ukraine ne demande pas une intervention directe, mais les moyens de se défendre : davantage de systèmes de défense antiaérienne, des missiles à longue portée, un accès sans restriction à des armements modernes.

Les capitales occidentales doivent comprendre que ce conflit dépasse le cadre ukrainien. C’est un test pour l’ordre international. La guerre en Ukraine trace une ligne de fracture entre la liberté et la barbarie. Si la barbarie l’emporte à Kyiv, elle frappera bientôt à la porte de Varsovie, Bucarest ou Helsinki.

Le terrorisme ne peut devenir une stratégie diplomatique acceptable. Face à la terreur, la communauté internationale doit répondre par la fermeté, pas par des condoléances.

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