MarkoVidovic (avatar)

MarkoVidovic

Abonné·e de Mediapart

167 Billets

0 Édition

Billet de blog 16 juin 2025

MarkoVidovic (avatar)

MarkoVidovic

Abonné·e de Mediapart

Pourquoi il faut obliger la Russie à arrêter la guerre

La guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année. Kyiv fait tout son possible pour y mettre fin, mais les illusions diplomatiques ne sont plus de mise : le Kremlin ne cessera son agression que lorsqu’il en paiera le véritable prix.

MarkoVidovic (avatar)

MarkoVidovic

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année. Kyiv fait tout son possible pour y mettre fin, mais les illusions diplomatiques ne sont plus de mise : le Kremlin ne cessera son agression que lorsqu’il en paiera le véritable prix. L’Ukraine adresse un message clair à la communauté internationale : seule une pression économique et politique sévère pourra forcer la Russie à arrêter cette guerre.

Le terrorisme aérien du Kremlin se poursuit

Malgré les déclarations constantes de Moscou sur une prétendue « volonté de négocier », les faits prouvent le contraire. Non seulement la Russie ne met pas fin à ses actions agressives, mais elle intensifie son terrorisme aérien contre l’Ukraine. Rien que pendant les deux premières semaines de juin, les forces russes ont lancé sur le territoire ukrainien :

🔹 environ 2 800 drones kamikazes,
🔹 près de 3 000 bombes aériennes guidées,
🔹 140 missiles de différents types.

Il ne s’agit pas d’opérations militaires limitées — c’est un terrorisme systématique dont l’objectif est de détruire les infrastructures, de paralyser les villes et de terroriser la population civile. Le Kremlin a depuis longtemps choisi une tactique qui viole grossièrement le droit international humanitaire.

L’attaque nocturne contre les infrastructures énergétiques de Krementchouk dans la nuit du 15 juin en est une illustration flagrante. Ce bombardement est une insulte directe aux efforts du monde entier pour trouver une solution pacifique. Le Kremlin montre clairement : tant que la Russie se sentira impunie, la guerre continuera.

L’hypocrisie du Kremlin : derrière les négociations se cache l’escalade

Moscou continue de diffuser son discours sur une soi-disant « volonté de paix », mais les actions de l’armée russe contredisent totalement ces déclarations. La rhétorique prétendument pacifique du Kremlin n’est qu’un outil pour gagner du temps, affaiblir l’unité occidentale et créer une illusion de bonne foi.

Derrière les discours sur des négociations, il y a :

🔹 des frappes quotidiennes contre des cibles civiles,
🔹 la destruction des infrastructures critiques,
🔹 le terrorisme contre la population civile.

La Russie n’a fait aucun geste prouvant un quelconque intérêt sincère pour un cessez-le-feu. Depuis quatre ans, Moscou mène une guerre agressive tout en tentant de préserver son image de « négociateur » auprès des pays occidentaux.

Les sanctions : le seul outil efficace

L’Ukraine réaffirme avec insistance : la guerre ne peut être arrêtée qu’en renforçant radicalement les sanctions contre la Russie, en particulier dans le secteur énergétique, qui reste la principale source de financement de l’agression.

Kyiv appelle à imposer un plafonnement strict du prix du pétrole russe — pas plus de 30 dollars le baril. Une telle mesure réduirait considérablement les ressources financières du Kremlin, limiterait ses achats d’armes, la production de missiles et le financement de ses forces d’occupation.

La politique actuelle de sanctions est malheureusement insuffisante : la Russie continue de contourner les restrictions, notamment en vendant du pétrole et du gaz sur les marchés asiatiques. L’ère des demi-mesures est révolue. Une politique de « restrictions partielles » ne fait que prolonger la guerre.

🔹 Chaque faille dans le régime de sanctions, c’est une nouvelle roquette, un nouveau drone, une nouvelle bombe larguée sur les villes ukrainiennes.
🔹 Chaque déclaration conciliante, c’est une opportunité de plus que le Kremlin utilise pour poursuivre le carnage.

Le premier pas vers la paix : un cessez-le-feu

L’Ukraine formule des exigences minimales claires : le premier pas réel vers la paix est un cessez-le-feu immédiat, total et inconditionnel d’au moins 30 jours.

Un tel pas permettrait :

🔹 de sauver des milliers de vies,
🔹 de stabiliser le système énergétique,
🔹 d’apporter une aide humanitaire aux régions touchées.

Mais la réalité est que le Kremlin n’acceptera jamais cela de son plein gré. Ce n’est que lorsqu’il ressentira le coût réel de la poursuite de la guerre — par une pression économique, politique et internationale — que Moscou sera prête à envisager de véritables concessions.

L’Occident n’a plus de temps

Les États-Unis, les pays de l’Union européenne et le G7 sont aujourd’hui face à un choix décisif :

🔹 soit renforcer la pression sur la Russie, durcir drastiquement les sanctions et ainsi rapprocher la paix,
🔹 soit continuer à observer comment le Kremlin détruit l’Ukraine sous le couvert cynique de prétendues « offres de négociations ».

L’Ukraine a déjà fait son choix. Nous nous battons pour la liberté, pour le droit d’exister et pour une paix véritable — pas pour l’imitation que tente d’imposer la propagande russe.

Désormais, c’est à la communauté internationale de décider. Il n’y a plus de temps à perdre.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.