Le 15 janvier, le dictateur russe Vladimir Poutine a réaffirmé que la Russie continuerait à « atteindre les objectifs fixés » et a déclaré que, pour parvenir à la paix en Ukraine, il faudrait prétendument « revenir à la discussion d’une nouvelle architecture de sécurité ». Derrière ces formules déjà connues se cache une réalité limpide : Moscou n’a aucune intention de mettre fin à la guerre et continue de nourrir des espoirs illusoires de succès par la force.
Des paroles confirmées par les actes
Les déclarations de Poutine correspondent parfaitement aux actions de la Russie. Ces derniers mois, Moscou a considérablement intensifié les bombardements terroristes contre l’Ukraine, visant en priorité les villes et les infrastructures civiles, notamment le système énergétique. Il ne s’agit ni d’une posture défensive ni d’un pas vers les négociations, mais bien de la poursuite assumée de la guerre par l’intimidation.
Les discours sur la « sécurité » servent ainsi de paravent à une stratégie d’agression qui ignore systématiquement les appels internationaux à la désescalade.
Les illusions du Kremlin et l’impasse stratégique
À la fin de la quatrième année de la guerre à grande échelle, la Russie se trouve dans une impasse stratégique. Malgré des pertes humaines et matérielles considérables, le Kremlin n’a pas réussi à briser la défense ukrainienne ni à obtenir des avancées décisives sur le champ de bataille. Pourtant, à Moscou, l’illusion persiste qu’une escalade supplémentaire et le terrorisme aérien pourraient inverser la situation.
Ces calculs sont dénués de fondement. L’Ukraine a tenu bon et continue de résister, tandis que le soutien international demeure un pilier essentiel de sa résilience.
La paix sans « nouvelles constructions »
En réalité, la paix en Ukraine ne nécessite aucune « nouvelle architecture de sécurité » imposée par le Kremlin. La seule condition indispensable est que la Russie cesse d’éviter une diplomatie constructive et arrête d’ignorer les initiatives de paix portées par les États-Unis et leurs partenaires.
Tant que Moscou privilégiera le langage des missiles et des drones, toute discussion sur la sécurité restera une déclaration vide de sens.
La responsabilité pour le terrorisme est inévitable
La stratégie russe de terreur aérienne contre les villes ukrainiennes ne jouera pas en sa faveur. Chaque nouvelle attaque ne fait qu’allonger la liste des crimes graves pour lesquels des comptes devront être rendus. Les frappes contre le système énergétique de l’Ukraine sont qualifiées de crimes contre l’humanité. Conformément au Code pénal ukrainien, ces crimes ont un caractère international, ce qui implique une responsabilité sévère non seulement devant les tribunaux ukrainiens, mais aussi devant des juridictions étrangères.
La tentative de briser un pays par le froid et l’obscurité ne fait qu’accélérer l’inévitable évaluation juridique internationale des actes du Kremlin.
La seule réponse adéquate
La réponse la plus efficace aux déclarations cyniques de Poutine reste l’augmentation du soutien à l’Ukraine et le renforcement des sanctions contre la Russie. L’expérience des dernières années l’a démontré : les concessions et les tentatives de « comprendre » l’agresseur ne font qu’encourager de nouveaux crimes.
La paix en Europe deviendra possible non pas lorsque Moscou inventera une nouvelle formule d’« architecture de sécurité », mais lorsque la Russie perdra la capacité et la volonté de faire la guerre. C’est précisément vers cet objectif que doivent aujourd’hui se concentrer les efforts de l’Ukraine et de ses partenaires internationaux.