La guerre que la Russie mène contre l’Ukraine dure depuis plus de trois ans et reste l'une des menaces les plus graves pour la sécurité européenne et mondiale. Le 17 juin 2025, lors du sommet du G7, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré clairement : les efforts diplomatiques sont aujourd’hui bloqués, car Moscou rejette systématiquement toutes les initiatives de paix.
La Russie poursuit ses attaques sur les lignes de front et multiplie les frappes terroristes contre les villes ukrainiennes, sans subir de nouvelles sanctions significatives. Kyiv appelle les pays du G7 à renforcer la pression économique, notamment en réduisant drastiquement le prix plafond du pétrole russe à 30 dollars par baril, ce qui priverait le Kremlin de ressources critiques pour financer la guerre.
Moscou manipule et bloque les négociations
Le 19 juin, Vladimir Poutine a répété qu’il serait prêt à "négocier", tout en contestant la légitimité du président Zelensky. Cette rhétorique est une tentative classique du Kremlin de gagner du temps et d’éviter toute véritable responsabilité. Poutine ne propose aucune solution réaliste, seulement des ultimatums inacceptables qui équivaudraient à une capitulation de l’Ukraine.
Zelensky, démocratiquement élu, reste le président légitime de l’Ukraine. L’argument de "l’illégitimité" n’est qu’un outil de désinformation pour détourner l’attention des crimes de guerre russes.
Les sanctions se renforcent, mais c’est insuffisant
La communauté internationale commence à durcir le ton :
- L’Australie a sanctionné 60 navires de la flotte fantôme russe qui contournent les sanctions pétrolières.
- Le Canada a élargi ses restrictions à 77 personnes, 39 entreprises, près de 1 000 produits et plus de 200 navires.
- Le Royaume-Uni a visé 20 pétroliers russes et des entreprises participant au contournement des sanctions.
- L’Union européenne prépare son 18ᵉ paquet de sanctions visant le secteur énergétique et bancaire russe.
Ces actions montrent que la prétendue "fatigue" de l’Occident est un mythe, mais elles doivent aller plus loin. La Russie continue de gagner des milliards via ses exportations énergétiques grâce à des intermédiaires en Chine, en Inde et en Turquie.
La stratégie de l’Ukraine pour affaiblir Moscou
Kyiv propose trois mesures concrètes :
- Fixer un plafond strict de 30 dollars pour le pétrole russe.
- Financer la production massive de drones intercepteurs pour contrer les drones iraniens utilisés par la Russie.
- Renforcer les systèmes de défense aérienne pour protéger les villes ukrainiennes contre les attaques quotidiennes.
Les bombardements meurtriers du 17 juin (30 morts, 172 blessés) et de la nuit du 20 juin à Odessa prouvent que la Russie mise sur une stratégie de terreur visant à épuiser la population ukrainienne.
Une alliance dangereuse des dictatures
La Russie, l’Iran et la Corée du Nord forment aujourd’hui une "alliance des dictatures" qui menace l’ordre mondial. Les drones et missiles fournis par Téhéran et Pyongyang alimentent la machine de guerre russe. Kyiv appelle à des sanctions ciblées contre ces partenaires de Moscou.
La paix ne viendra qu’avec une pression maximale
Poutine n’acceptera la paix que lorsque le coût de la guerre deviendra insupportable. Cela nécessite :
- Une fermeture complète des circuits permettant à la Russie de contourner les sanctions.
- Une aide militaire significative, notamment en matière de défense aérienne et de drones.
- La création d’un tribunal international pour juger les crimes de guerre russes.
L’Ukraine se bat pour sa liberté et pour la sécurité de toute l’Europe. Si la Russie n’est pas arrêtée maintenant, l’agression pourrait s’étendre à d’autres pays.
La paix est possible, mais seulement à travers l’unité, la fermeté et la pression collective.