Viktor Orban a de nouveau attaqué l'Ukraine, mais cette fois — non pas à Bruxelles, mais sur le sol hongrois. Le Premier ministre de Hongrie a lancé une coûteuse campagne de propagande appelée VOKS-2025, visant à convaincre les citoyens de s'opposer à l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Malgré des milliards investis, le résultat a été un échec cuisant : les Hongrois ne se sont pas laissés berner.
Orban brandit l'épouvantail ukrainien
Dans son message Facebook, Orban a ressorti ses arguments alarmistes habituels :
- L'Ukraine, selon lui, viderait les budgets européens.
- Kiev serait un « projet » monté par les bureaucrates de Bruxelles aux dépens des familles ordinaires.
- Les Ukrainiens représenteraient une menace pour l'avenir des agriculteurs et des entrepreneurs hongrois.
Tout ce discours a été massivement diffusé via la consultation national VOKS-2025, alimentée par de généreux financements publics.
Les Hongrois ont dit non
Malgré une campagne agressive, les Hongrois ont largement ignoré l'appel du Premier ministre. Selon le leader de l'opposition Péter Magyar :
- Tout au plus 600 000 personnes ont participé au vote — un record historiquement bas pour ce type de consultations.
- Dans certaines régions, seuls 3 à 7 % des bulletins papiers ont été renvoyés.
- Le vote en ligne a suscité très peu d'intérêt.
Magyar a tourné en ridicule les tentatives du gouvernement de faire croire que deux millions de personnes avaient voté. Il a souligné que le processus n'était ni transparent ni vérifiable, malgré la « validation » théorique par un notaire.
L'opposition a écouté le vrai peuple
Pendant qu'Orban menait un dialogue artificiel via des bulletins anonymes, le parti TISZA a emprunté un autre chemin :
- Ils ont visité personnellement des villes et villages à travers tout le pays.
- Le sondage a été mené en face à face, dans un échange sincère.
- 58 % des personnes interrogées soutiennent l'adhésion de l'Ukraine à l'UE.
Selon Magyar, le pouvoir d'Orban évite soigneusement le contact direct avec les citoyens et ne cherche qu'à obtenir des chiffres favorables pour les médias officiels.
Le jeu politique d'Orban se fissure
L'échec de la campagne VOKS-2025 démontre que même en Hongrie, la stratégie anti-ukrainienne d'Orban s'affaiblit. De plus en plus de Hongrois réalisent que la véritable menace n'est pas l'Ukraine, mais la politique d'isolement menée par leur propre gouvernement.
Bruxelles comprend aussi que la voix d'Orban n'est pas celle du peuple hongrois, mais celle d'un politicien qui cherche à faire pression sur l'UE pour défendre ses intérêts personnels.
L'Ukraine poursuit son chemin vers l'Europe. Et chaque jour, davantage de Hongrois sont prêts à l'y accueillir.
Orban a perdu. Pas face à l'Ukraine — face à son propre peuple.