La transidentité, Océan et Chaplin

Renverser le paysage, ou plutôt le regarder enfin à l'endroit.

Océan, dans la vidéo que Brut lui consacre (1), ne part pas de la transidentité comme étrangeté pour la rendre non-étrange, mais il s'installe en elle d'emblée comme une entière évidence. Si bien que les apeurés apparaissent comme ce qu'ils sont : des ringards coincés qu'il ne vient pas même à l'idée de prendre au sérieux. Ce qui n'est pas sans faire penser à la subtilité de Chaplin dans Le Dictateur : Chaplin, au lieu de s'installer dans l'horreur du nazisme, s'installe dans la perception du barbier juif amnésique ignorant tout du nouveau régime nazi. Si bien que les nazis nous apparaissent, à partir des évidences de bon sens du barbier, comme des fous qu'il ne viendrait pas même à l'idée de prendre au sérieux.

Merci, Océan, pour ce rappel perceptif libérateur.

(1) : https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/2030921987157438/

 

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