Les recasés de la Républiques

Le hasard m'a fait passer quelques jours de vacances avec une amie IGAS. Non abonnée a Mediapart c'est pas moi qu'elle a appris l'"affaire" Aquillino Morelle. Nous en avons longuement débattu et je voudrais livrer deux conclusions qui me paraissent devoir être versée au débat public.

Le fonctionnement de l'IGAS où règne une forme d'égalitarisme entre jeunes et anciens inspecteurs, sa structure en rateau où le directeur général est le seul évaluateur des 128 IGAS, la pratique des rapports rédigés à plusieurs mains, tout cela ne favorise pas une réelle évaluation des compétences individuelles. Pour faire simple un tir au flanc peu très longtemps passer entre les gouttes...

La pratique, largement généralisée consistant à recaser des politiques en mal de poste dans des organismes d'Etat ne serait pas necessairement condamnable en soi (En effet, la présence d'anciens élus, syndicalistes ou de conseillers aux parcours atypiques au sein des "corps" peut être de nature à renouveller le regard et enrichir les pratiques), encore faudrait-il prévoir pour eux un statut spécifique par exemple d'inspecteur associé pendant plusieurs années. Cette formule permettrait d'identifier plus clairement les interessés et par là de" protéger" les professionnels issus des concours. 

Que peuvent les Directeurs de ces organismes face à des "vedettes" aux carnets d'adresses politiques bien remplis qui ne sont là qu'en attente d'une nouvelle oportunité politique pour rebondir? 

C'est aussi a cette lumière que les errement d'Aquilino Morelle peuvent être analysés

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