Delanoé ou l'orgueil stupide personnifié

Déni de démocratie.

 90% des enseignants du primaire Parisien expriment, depuis des mois maintenant, qu'on ne peut bricoler cette réforme, la créativité est en œuvre parmi eux pour inventer une nécessaire réforme viable du temps scolaire, mais aussi et surtout une réforme du contenu et de la forme des enseignements.

 

Tous les professionnels du péri scolaire expriment la même inquiétude et une même créativité.

 

Malgré la fidélité de la FCPE à la « bonne cause », les parents en masse, après de nombreuses  réunions, noyautées par le PS, sont inquiets, de plus en plus hostiles à ce bricolage et proposent leur propre contribution.

 

Les personnels du mercredi, centres de loisir, associations culturelles, conservatoires… ont, à hauteur de leurs compétences, des propositions intelligentes à faire.

 

Le mercredi (ex jeudi) est socialement gérée depuis des lustres par les familles et une trêve nécessaire au rythme des enfants, mais sacrifions le, comme on a sacrifié, par le fait d’un autre Prince, le samedi matin

 

Les élèves parisiens, si l’on accepte le dicta de Monsieur le Maire, serons encore davantage soumis au rythme insensé de leurs parents.

 

Il faut du temps et la mise en place d’un processus démocratique innovant.

 

Les professionnels, les plus impliqués, les plus compétents, les plus au fait, se sont entendus dire en assemblée publique, qu'il entendait faire cette réforme, même si ça les "emmerde".

 

Quelle indignité, quel mépris, quelle prétention à décider tout seul.

 

Est-ce la maladie endogène des hommes du Parti socialiste, que de prétendre qu’une fois élus, ils sauraient mieux que tout le monde, et d’avoir peur de l’échéance électorale suivante ?

 

C’est une course à l’échec, la décision du Prince est un déni de démocratie, et nous fait courir à la catastrophe une fois qu’il sera battu.

 

La seule raison invoquée est qu’à la même date, l’an prochain ce seront les élections municipales, et qu’alors il ne souhaite pas « un tel bordel ».

 

Mais si la réforme à cette date était une réussite, il pourrait en être fier, et le mettre au profit d’une gestion démocratique de qualité.

 

C’est d’ailleurs, en intelligence ce que fait Martine Aubry à Lille, tout n’est pas que calcul politique…

 

Les enseignants ne se préoccupent d’eux mêmes, que parce qu’ils se préoccupent en premier lieu des élèves et de leur réussite.

 

A Paris, les écologistes tiennent à leur place, comme ils l’ont tenue pour entrer au gouvernement, quelle mépris des enfants et quelle dérision, quelle belle déclaration d’intention au service des confortables bobos.

 

Mais l’affaire n’est pas enterrée, le 25 mars dans son salon le Prince n’aura pas encore gagné, les enseignants parisiens et l’ensemble des personnels seront dans la rue.

 

Il risque, au terme de son mandat, de se déshonorer.

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