Bobo-Dioulasso, chaleur, poussiére, ADSL lent

Il y a certes aujourd'hui internet partout dans le monde mais la connexion n'est pas toujours opérante. Hier impossible.
Il fait ce soir à 18h 26° et c'est l'heure où entre poussière et gaz d'échappement l'air est opaque et difficile à respirer.
Nous voilà plongés dans le quotidien d'une famille burkinabé où la cour est le lieu de garage de la voiture et de la mobylette ( celle-ci, la nuit est rentrèe dans la salon), le lieu de passage des enfants voisins, des copains du neveu lycéen qui a une chambre ici...le lieu où on s'installe aussi pour le petit-déjeuner ou le diner et, pour nous, le lieu de lecture ou d'écriture à l'ombre du manguier et de l'auvent de la maison.
Les "petites bonnes" s'activent avant d'aller à l'école ( difficile de trouver une position morale confortable et juste à leur sujet ; elles travaillent certes; elles font aussi partie de la famille; relation dont nous ne percevons sans doute pas toute la complexité bien que ce soit notre 4°séjour dans la famille ; et les jugements à l'emporte-pièce ne sont pas de mise, j'en suis persuadèe)
Notre propos comme lors des autres séjours : vivre, le plus possible de l'intérieur, le quotidien de nos amis burkinabés et la vie de Bobo à travers nos yeux, nos oreilles et tous nos sens, sans plaquer immédiatement des jugemenst de blancs ex-colonisateurs. La lecture de "sortir de la grande nuit" de Achille M'Bembe est fort intéressante, encore plus dans les lieux même de cette afrique francophone postcoloniale qu'il disséque fort habilement et sans concession.

à suivre

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