Ghana, forêt équatoriale, singes, canopèe

Nombreux sont aujourd’hui les parcs nationaux gérés par les différents états : en ce qui concerne le Ghana, autrefois couvert par la forêt équatoriale dense, quand on superpose la carte de la forêt avant et la carte de la forêt aujourd’hui, il ne reste que des miettes, toutes avec un statut de parc protégé.

Nombreux sont aujourd’hui les parcs nationaux gérés par les différents états : en ce qui concerne le Ghana, autrefois couvert par la forêt équatoriale dense, quand on superpose la carte de la forêt avant et la carte de la forêt aujourd’hui, il ne reste que des miettes, toutes avec un statut de parc protégé.
Kakum Park à une trentaine de km au nord de Cape Coast en est un. S’y trouvent des éléphants des forêts, plus petits et fort discrets-on a très peu de photos d’eux- sauf quand ils causent des dégâts dans les villages des alentours ; il y a aussi de nombreuses espèces d’oiseaux, des singes et quelques espèces de mammifères. L’accueil du parc propose une exposition présentant l’histoire, la diversité de la faune et de la végétation, les enjeux de l’avenir écologique de la planète. 2 types d’activités sont proposées aux visiteurs : marcher dans la forêt avec un guide, marcher dans la canopée à 40 m du sol sur des passerelles ; nous choisissons la ballade dans les arbres et nous retrouvons dans un joyeux groupe de ghanéens portant tous des T-shirts jaunes avec l’inscription « adventist youth society », une quarantaine de jeunes qui font un voyage organisé par leur église. Question silence , ce n’est pas tout à fait ça ! chacun possède un téléphone portable et il y en a souvent un qui sonne ; comme tous les groupes, ils bavardent, blaguent….les singes ne se montreront pas ! après environ ½ h de marche, nous accédons aux 7 passerelles suspendues entre les arbres à environ 40 m du sol : dans la forêt on distingue 4 milieux : la végétation au sol (environ 1,5m), la végétation sous les arbres, le milieu arboré et, au-dessus de cette couche de végétation dense, les arbres les plus grands se dressent et la dominent ; nous sommes dans la partie basse de ce dernier milieu, voyons les arbres de la canopée par-dessus, et les plus grands par-dessous, avançons d’une plate-forme à l’autre, en nous balançant légèrement au-dessus de cette masse verte ; Bernard, le pus chanceux, a vu un singe. Notre guide dans cette ballade est un étudiant rwandais qui fait ici un stage long dans le cadre d’études de communication ; nous avons donc la chance d’avoir un guide qui peut nous donner des explications en français.
A Fiema, village proche de Techiman, nous verrons de nombreux singes ; il s’agit aussi d’une réserve naturelle, d’une autre sorte. Depuis très longtemps les singes vivent en harmonie avec les habitants ; ce sont les Columbus noirs et blancs et les Mona ; personne ne les touche car on sait que si on bat ou tue un singe, on reçoit en retour la même chose. Matin et soir, les singes viennent dans le village même, prés des habitants qui leur donnent des choses ; gare à celui qui laisse involontairement traîner de la nourriture ! dans la journée, ils se retirent dans la forêt.
Notre guide qui les connaît bien nous emmène les voir- là aussi nous sommes dans un groupe, des voyageurs appartenant à la Living light christian science- Ils ne sont pas farouches, attrapent très habilement les bananes que nous leur tendons et savent très bien les éplucher !.Il y a toute une société avec son leader, une mère avec un bébé accroché à la poitrine, des jeunes....
Notre visite du Monkey ‘s sanctuary se poursuit avec des arbres impressionnants, des ficus dont le tronc, ou les troncs mêlés forment une dentelle de racines qui partent de haut pour revenir au sol ou entremêlent plusieurs arbres. La dernière étape est le cimetière des singes : chaque tombe porte un panneau, par exemple « male Mona enterré le 25 mars 2008 ».
Harmonie entre hommes et nature ou crainte superstitieuse de s’attirer l’ attention de mauvais esprits ? l’un n’est pas exclusif de l’autre !

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