Taxi, dégué, marché

A Ouagadougou, comme je vous l'ai dit, il y a des transports en commun , des bus, à Bobo, non. A Bobo on se déplace en taxi ; ils sont verts et tournent dans la ville ; on n'attend guère plus de 5 minutes au bord du goudron ; les taxis prennent jusqu'à 4 passagers ( 3 derrière, 1 devant, parfois 2) ; beaucoup sont dans un état difficile à imaginer en Europe, suspensions à l'agonie depuis longtemps, cardans plus que fatiguès, embrayage expirant, compteurs ayant rendu l'âme depuis longtemps, pare-brise consolidés...mais ...ça roule. Pour n'importe quelle course dans Bobo, on paye 300-300 ( traduire 300 par personne ; rappel 100 CFA=1FF et 655CFA=1€) donc pas de négociations pour le prix.
Rassurez-vous l'opel Vectra qui va nous emmener au village est quasiment neuve, carrosserie sans gnons, organes internes en parfait état, pare-brise sans fêlure.
Ce matin je suis partie avec Dieudonné et Odette dans la vieille mercedes ; nous avons déposé Eric à l'école ; en passant devant l'épicerie, Odette a acheté un jus de fruits pour le goûter de 10h d'Eric et pour elle et moi un petit sachet plastique de dégué, du mait avec du petit mil, trés bon ; pour manger le dégué, j'ai fait comme tout le monde : le sachet étant noué, j'en ai craqué un coin avec les dents et j'ai aspiré, simplement.
Avec Odette je vais aller au marché : au centre de la ville un grand ensemble en béton et fer d'un seul niveau avec des cellules-boutiques ouvrant sur un dédale d'allèes .
à suivre

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