A Aubervilliers, portraits de...Arnaud, de la Team, aux côtés de Karine Franclet

Quand la team se présente...

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Arnaud est un membre actif de la Team de Karine Franclet. Quinze ans qu'il la connaît. En quinze ans, il a pu se rendre compte que les préjugés ont la vie longue.

 

« Ecole de commerce cela rime souvent pour les gens avec privilégiés. On oublie que les étudiants s'endettent pour financer leurs études. Ces Ecoles forment aussi à l'efficacité par le recours à des méthodes, une organisation du temps, le refus de se laisser porter par les circonstances. Cette campagne électorale doit à ces techniques managériales, sans négliger ce qu'elle doit aussi au sens de l'à propos de Karine » Les qualités du politique c'est savoir saisir le bon moment.

 

La jeune femme se voit introniser Maire samedi 4 juillet, «  le jour de la célébration de l'Indépendance américaine » précise en souriant Arnaud membre de la Team, certes, mais aussi le compagnon de Karine. Date symbolique, le 4 juillet 1776 c'est la fête de la liberté. A Aubervilliers aussi ce sera la fête de la liberté, après plus de 75 ans de liberté confisquée.

 

« Nous avons ensemble deux enfants de trois ans et dix-huit mois. Il n'est pas question de leur infliger notre choix de vie. Renoncer à nos engagements politiques et professionnels ne serait pas plus souhaitable pour l'équilibre de notre couple et de celui de la famille. Mes études m'ont permis de comprendre que les difficultés trouvent bien souvent leur résolution dans une meilleure organisation. La formation universitaire de Karine ne lui a pas délivré cet état d'esprit. Qu'importe. Avec Arnaud elle a appris, complété son savoir-faire. Si Karine a une forte capacité de travail, elle sait prendre le temps de souffler en famille, de ne pas négliger ses enfants. On ne peut pas avoir des principes et ne les appliquer que lorsque cela nous arrange. Je crois aussi au pouvoir de l'exemplarité. L'équipe municipale précédente a failli sur ce plan là. Le vote citoyen a rappelé qu'on ne peut pas gouverner en fonction d'intérêts égoïstes. Les discours ne sont pas des alibis à la déficience de l'action.

 

Karine défend les droits des femmes. Là où certains emploieraient le terme de féminisme, je préfère faire usage de celui de « féminité », parce que Karine ne rejette pas la différence. Il ne s'agit pas pour elle de se viriliser! En outre, certains discours se revendiquant de la liberté des femmes ont tendance à exclure et rejeter. L'ombre du communautarisme n'est jamais loin quand on refuse la diversité des opinions. Parler de droit à la différence c'est bien souvent refuser la liberté de penser sans concession d'abord à soi-même. Il y a chez Karine un attachement irréductible à des valeurs humaines. Même s'il y eut à son égard des propos insultants, même si c'était inacceptable, elle a su tenir ferme. Sur le terrain elle a posé en priorité l'exigence du dialogue, de la rencontre, de l'argumentation. Son style vestimentaire peut ne pas plaire, son éducation paraître trop rigoureuse. Peu importe. Elle cherche la justesse de ton. Elle refuse le jeu des postures.

 

Et le résultat est là. Elle a remporté en marquant l'écart ces élections municipales.

J'ai toujours pensé que si un couple transmettait un héritage, une histoire, par la procréation, il y avait une autre façon de créer un monde commun à partager : agir ensemble.

Il ne s'agit plus d'exclure à Aubervilliers.

Il est grand temps de se mettre au travail.

 

Notre histoire c'est cela.

La team fut cet élan, ce bond en avant, cette vision.

 

 

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