Vies de quartier

C'est quoi ces "quartiers" qui sont les marqueurs de nos villes ? J'ai rencontré BHR. Lui donner la parole, tel est mon but. Il n'y a pas que le rap ou le slam pour dire la révolte.

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BHR veut convaincre et pour cela il argumente sur sa chaîne Youtube. Pour lui, les jeunes sont privés de repères dans ces quartiers où le  communautarisme a trouvé des racines. Il faut donc s'attaquer à celles ci si on ne veut pas risquer de voir le désert remplacer les plantes vivaces. c'est pourquoi dans le cadre de sa caméra il s'enregistre pour tenter de faire triompher la raison.

Redistribuons la parole.

J'ai choisi de me retrouver seul, dans une situation un peu complexe, disons difficile, mais quand tu as connu la difficulté, et que tu sais que dans l’adversité, il y a la facilité, oui certes dans l’adversité, il y a la facilité. Je me jette dans le grand bain, avec un choix délibéré, avec mes fragilités, mes joies et mes peines, en fait j’ n’ai pas trop le choix, car je suis dans l’obligation d’en faire un .
Et tout ça prend du temps avant de le comprendre , avant de l’admettre , avant de me permettre de vous donner l’essence de moi-même , le musc de ma personnalité , le musc de mon passif , qui ne peut faire que de moi, un être qui acceptera toujours la fatalité, qui acceptera sans acquiescer, le monde qui nous entoure, et tout ce qui va avec.

J’ ai dû quitter le tumulte Parisien , une frustration certaine était en train de s’installer en moi : le fait de vivre des moments difficiles, dans un contexte difficile, dans une vie assez compliquée , vus quelle était déjà assez déjà compliquée, pour en rajouter une de plus, une complication .

Partir

Alors je rajoute une complication et une difficulté, qui est pour moi, juste un moyen de comprendre et de réaliser, que personne ne fera le travail pour moi. Et là je repense à Ernest Hemingway qui disait être un écrivain c’est d’abord ce dire que l’on est écrivain.
Je ne vais pas m’étendre sur mes difficultés, car je pense que vous aussi, vous en traversez, et si j’en viens à vous partager ma romance c’est aussi pour vous divertir, mais en fait, surtout pour vous faire réfléchir et pour me libérer de ce talent que je pense posséder, et qui reste en moi, et s'il reste en moi, à l’intérieur, il n' y a que moi qui en possède la clef, et qui pourra vous ouvrir la porte de celui-ci. Je suis bel et bien obligé de vous le partager, c’est comme une obligation , comme une sorte de Thérapie où le psychologue sera vous, et bien sûr ce que vous allez penser de la romance.
Cette frustration était là pour m’amoindrir, pour me réduire à un être qui regarde tout ce spectacle, en pensant à Guy Débord , et à toutes les théories sur le grand remplacement , sur l’arrivée des gens qui viennent d’ailleurs. Je déteste le mot "migrants", ces gens qui viennent d’ailleurs pour finir dans les mains du grand Capital, et je pense que cette phrase suffit pour vous faire comprendre comment je vois toute cette période sinistre, cette période critique, sur la guerre et le Capital.
A présent c’est le temps, pour moi, enfin de mettre à plat. Je ne vais pas dire mon existence , car ce serait trop réducteur avec tout ce que j’ai pu vivre, du haut de mes petits quarante sept ans.
Quand tu as vécu ce que j’ai pus vivre et ce que je vis , ou ce que j’ai vécu , ou ce que vous vivez,  eh bien plus rien n’est comme avant et plus rien ne sera comme avant, comme hier n’est pas aujourd’hui, comme le jour après la nuit .

Histoire de temps
Je traverse le temps , en essayant de rester dans le mien, je vis jour après jour, en espérant réussir ce qui m’est demandé. Pour le moment ce qui m’est demandé est de mettre à plat toutes ces années de galères, ce qui n’était pour moi qu’une expérience à ciel ouvert , une expérience dont je devais tirer quelque chose, éventuellement. Ca fait dix ans que je balade mes écrits, et j’en est encore sous le coudes, bien sûr, et c’est avec beaucoup de plaisir, c’est une certitude, que je vais partager tous ces moments vitaux. Ce sont tous ces moments qui font de moi celui que je suis, ou celui que je vais devenir, ou qui je suis tous simplement. Je suis un homme qui cicatrise , un homme qui termine de se soigner à travers les autres aussi , j’ai rencontré des gens étonnant qui gravitent toujours autour de moi, beaucoup m'ont laissé, croyant que j’étais un doux rêveur qui ce racontait des histoires, qui pensait devenir celui qu’il ne deviendra jamais, mais j’ai plus d’une balle dans mon chargeur , alors je recharge mon stylo avec l’encre de mes peines , et cette expérience littéraire, pour moi personnellement n’est pas un moyen mais une fin en soi. Le talent n’est pas quelques choses qui s’explique , c’est quelque choses qui se partage, quelque chose qui se découvre. Tout comme un artiste qui s’ignore et se découvre au fil du temps.. Tout est une histoire de temps, les secondes deviennent des minutes, les minutes deviennent des heures, et les aiguilles comme le digital me font savoir que le temps passe. Il y a un temps pour chaque chose : un temps pour se construire, un temps pour se comprendre, et enfin celui pour construire avec ce que l’on a reçu, en bien comme en mal.
Voila pourquoi je suis passé par diverses étapes dont celle de l’incompréhension. Pourquoi moi ?  Pourquoi dois-je subir cette existence ? Est ce pour moi une mission, pour une meilleure compréhension ? Pour mieux me comprendre, donc pour mieux comprendre les autres, voila ce que je me dis.

Se retrouver par l'écriture


Oui je pense que c’est ca , je pense que le calme est vraiment là pour que je puisse me retrouver, pour me calmer, pour me poser.
Le tumulte Parisien est bien la chose qui était en train de me perdre. Quand enfin je me retrouve, je suis ravi de me retrouver, de me comprendre d’une autre façon. La frustration est aussi là pour détruire, ou nous faire accepter , une vie qui nous était pas spécialement destinée, mais que nous devons subir , de gré et de force , comme le vent , comme le soleil , ou la pluie. Des choses nous tombent dessus, et nous n’avons pas le choix que de les subir. Il y a ceux qui n’aiment pas le soleil, qui y sont carrément allergiques, et ceux que la pluie rend totalement dépressifs.
L’âme artiste est celle qui arrive à en tirer quelque chose à chaque moment ou occasion, essayer de n'en tirer que le meilleur, même dans les moments les pires. J’ai traversé des moments compliqués je vous l’accorde, j’ai traversé des bourrasques, des tempêtes, où le vent me poussait vers une destruction programmée. Mais tellement j’aime la vie, que je ne pouvais m’enfoncer dans un trou volontairement creusé, surtout je ne le voulais pas, je suis un être qui cicatrise, un homme qui se soigne. Enfin je suis dans le réel, dans la vie réelle, c’est de cela que j’avais besoin pour comprendre que je devais enfin prendre le temps pour réunir mon savoir et en faire quelques chose de constructif. Construire un roman ou un essaie est vraiment quelques chose de spécial, car il fait appel forcement appel à un certain tact, à une expérience artistique, une expérience métaphysique j’ai envie de vous dire, car il y a tellement d’étapes dans la construction d’un essai d’un roman. Tout ça n’est qu’un long processus créatif. J’étais bien obligé de créer cette rupture volontaire bien sûr, de partir et de m’isoler pendant une certaine période, combien de temps, je n’en sais rien encore, mais un processus créatif est enfin enclenché, et j’en suis vraiment ravi, bien obligé de faire vivre mon savoir et mon faire.
Ce chapitre est la conclusion de mon savoir faire, et du moment, le moment que je me donne enfin que je me donne pour mettre à plat toutes ses années, pour vous donner je le répète le meilleur de moi-même. J’ai mis quelques mois avant de retrouver mon clavier, juste le temps de ratages puis j'ai compris qu’il est grand temps, qu’il est temps tout simplement, simplement le temps de me donner du temps, et celui de me raconter, de me découvrir, dans un autre univers qui est enfin le mien.

S'éloigner.

J’ai quitté Paris pour la province ,je suis a présent à quatre cents kilomètres de Paris. J’ai retrouvé une province qui m’a toujours calmé, apaisé, où j’ai vraiment cette impression de me retrouver, et surtout de mieux me comprendre, car il y a moins de parasites , moins d’ondes négatives autour de moi donc plus de compréhension , je suis plus à l’écoute de moi-même à vrai dire. Plus à l’écoute de la vie, comme entendre les oiseaux le matin, les grillons qui chantent, c’est aussi ca la vie .
La province pour moi actuellement c’est Niort, a quatre cent kilomètre de Paris un peu prés, sud ouest de Paris.
Je découvre une France , que je ne connaissais pas, cette France qui a accepté à coup de subventions cette crise migratoire. Alors est-ce le mot crise que je dois employer ?, je me questionne encore , ou est ce le mot guerre , ou enfin le résultat de la guerre ..
Ou la suite logique , d’un résultat de la guerre , et ce n’est pas encore la fin de cette guerre. Les déplacements des populations , les camps de refugiés, les gens qui quittent tout , qui perdent tout , pour retrouver quoi ?
Ils ne retrouveront jamais leurs vies de famille, ils ne retrouveront jamais cette ambiance familiale, même si par la suite ils construisent une vie de famille, mais rien ne sera comme avant, un peu comme moi, quand j’ai perdu tous mes proches j’ai compris que plus rien ne sera comme avant.

Guerres et inégalités


Ces guerres Symétriques, ces guerres-éclairs, ont débuté au début du printemps Arabe, et la chute de Saddam Hussein.
Des opérations montées de toute pièces, des dictateurs que l’on déboulonne à coup de dollars, comme cette scène ou la statue du Rais tombe de tout son poids. Des opérations montées de toute pièces, oui simplement montées de toutes pièces pour faire basculer des pays vers la démocraties... laissez-moi sourire , ou rire avec un rire moqueur, contre tous ces gens qui on cru que ses guerres étaient belle est bien la , pour que l’occident puisse importer sa démocratie , qui dans le fond n’existe pas 
Pour preuve en ce moment il y a une guerre qui débute a l’intérieure même de l’Europe.
Comment pouvons-nous parler de démocratie, alors que cette démocratie laisse des gens sur les carreaux, cette démocratie qui crée aussi de l’inégalité, et des gens vivant sous les seuils de pauvreté dans des pays si riches ?
Il y aura toujours des scissions, des écarts, il y aura toujours des classes sociales, aussi différentes soient-elles. Des gens qui travaillent et d’autres qui leur donnent du travail.

Comment pouvons-nous nous imposer comme donneurs de leçons, alors que nos propres pays sont dans un Ko certain, ou vont vers un Ko certain, c’est une certitude.
De par mon travail littéraire, de par mes écrits je vais essayer de garder une place neutre, une place propre, ou je donnerais simplement mon avis et je donnerais les deux avis, et ce sera à vous de choisir celui dont vous vous sentez le plus proche.
Forcément vous aller ressentir, et d’ailleurs j’espère, vous allez ressentir ma position, c’est aussi le but recherché, car nous sommes beaucoup a être taxé de comploteurs, ou autre nom d’oiseaux. Alors que comme tout le monde, je veux échanger sur des vérités, je ne prétends pas du tout avoir les réponses à toutes mes questions bien entendu, mais je suis entrain de les chercher a travers cette escapade , je suis entrain de trouver la plénitude , je suis entrain de me comprendre , de comprendre , que je veut autre chose , que cette société nous proposer.

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