A Aubervilliers, portraits de...

Roselyne Perroteau et le Conseil des Sages

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Elle s'appelle Roselyne. Nous nous retrouvons au Café du Centre, qui est justement au Centre-ville.Depuis 16 ans elle est installée à Aubervilliers. Aujourd'hui retraitée, elle est préoccupée par son prochain, notamment l'intergénérationnel. Elle a construit des projets qui n'ont pas toujours abouti, du fait des aléas électoraux. Mais peu importe, ce qui compte c'est cette puissance du désir qui vous rend attentif à l'autre et à vous-même.  

"J'y suis attachée à cette ville. Même si c'est difficile, on a envie d'y rester, de s'engager pour aider." Elle a pendant la mandature précédente fait partie du Conseil des Sages, initié par Jacques Salvator, alors maire d'Aubervilliers. Elle est membre aussi de In Seine St Denis depuis sa création par Stéphane Troussel.

"Cette  initiative de mettre en avant  les talents et les créateurs du 93 m'a tout de suite intéressée.  notre département a d'énormes potentiels"

"Au Conseil des Sages bien sûr on n'avait pas de pouvoir de décision, mais nos propositions étaient prises au sérieux. Il y a eu par exemple cette idée de mettre en centre-ville des cyclo-pousse. Rendre des services gratuits et à ce propos le maire de l'époque avait envisagé de créer un emploi jeune rémunéré. Il y avait la revue "part'age" que voici où nous faisions part de nos propositions et appelions à nous rejoindre.  (pdf, 914.7 kB)L'idée était de réaliser des projets, plus que des activités. Le but était clair : améliorer les relations entre les âges. C'est ainsi que l'on avait commencé aussi à penser un système de collocation entre les séniors, comme on dit, et des étudiants que l'université construite à la périphérie de la ville allait nécessairement conduire à chercher un logement. Tous ses projets n'ont pas vu le jour, faute de temps. Un mandat passe vite. et là il s'est terminé tristement, Jacques ayant succombé à une maladie incurable"

   

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Elle se souvient de son grand-père un ancien de la SFIO, qui ne supportait pas la moindre injustice. Il était attentif à ses collègues. "C'était le monde ouvrier, un monde où on s'aidait, où la fraternité sauvait la dignité."

 Sa mère était engagée. Elle, elle n'a pas tout de suite adhéré à un parti.

C'est seulement en 2017 qu'elle a rejoint Benoît Hamon, à Génération. Après la mandature de Jacques Salvator, elle avait tout laissé, continuant à faire quelques visites dans les maisons de quartier. Puis le désir est revenu. Pas question de lâcher. Elle aurait bien aimé poursuivre ce travail des Sages. Mais voilà, la politique est changeante...

Elle reste fidèle elle, à ses convictions.

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Merci Roseline pour avoir donné de votre temps.

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