A Aubervilliers, portraits de...Les marchands de confiserie

place de la mairie, rendez-les nous !

img-10851-2
Les travaux du métro ne gênent que trop les commerces. C'est ainsi qu'un jour de forage les bonbons ont déserté la place de la mairie. De la même façon disparut subitement le manège. On ne pourra plus chanter "je vous ai acheté des bonbons, parce que les fleurs, c'est périssables..." d'abord parce que les fleuristes sont eux aussi portés disparus et que les confiseurs sont en attente d'un replacement. Pendant cette attente administrative, ils ne gagnent pas de quoi pouvoir se payer.

Attente administrative... Mot magique. Ils vendaient de la glace, des bonbons et les enfants étaient contents. Les parents aussi. En journée, un petit plaisir, des retrouvailles, un espace ouvert (presque) sans voiture !

"Donnez-nous, donnez-nous des jardins, des jardins pour y faire des bêtises" chantait Peret.

Au moins les dentistes seront heureux.

Une commune est par définition un espace commun à penser ensemble. Pourquoi ne pas prendre en compte les questions dans leur globalité? Le Métro? Cela fait des mois, des années qu'on lui fait porter tous les problèmes citadins. Mais un métro ne parle pas, dirait un enfant! 

Ce serait juste que ceux qui investissent la ville autrement que comme dealers ou mercenaires, aient un minimum de reconnaissance. C'est vrai les plaisirs superflus ne sont pas nécessaires à la vie. Nous sommes cependant plus que des êtres poussés par le souci de la survie. Ce qui fait l'homme c'est de choisir les agréments qui le conduiront à bien vivre.

Alors nous attendons le retour des marchands de bonbons!

Jacques Brel - Concert 1964 - 07 - Les Bonbons © mfkier

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.