Campagne Poétique (1) : Le mot de la fin de nos malheurs

Nos âmes grandiront dans leur quête (...) Les hommes voudront marcher DEBOUTS

Premièrement,
il faudra transformer nos frustrations
en des rêves beaux comme un soleil.
Nos yeux devront réapprendre
à savoir lire le mystère dans l'horizon.

Ensuite, les haines devront se traduire
en une exigence inconditionnelle de justice.
Il restera l'inconscience,
le j'menfoutisme des temps modernes
qu'on appelle individualisme.

Mais nous pourrons lui tordre le cou
en évoquant le souvenir du bonheur,
l'idéal abstrait
que nos sociétés périmées ont dévalué
en monnaie, argent, richesses, billets...

A ne plus savoir quoi acheter pour tuer l'ennui
que tout l'or du monde ne saura jamais combler.

Il faudra rappeler la vie, sa course déréglée
faite de signes que l'on doit reconnaître en chemin.
En faire la démonstration chaude et rayonnante d'amour,
armés de musique et du chant des hommes
que seul l'espoir sait réunir.

Nos âmes grandiront dans leur quête
vers le fruit que nos êtres doivent livrer.
Nous oublierons l'ennui de nos soirées sans vie,
grâce à l'essence du bonheur retrouvé.

Le goût des autres, des parents, des étrangers,
des frères et des soeurs, des êtres aimés
que la vie guide vers le seul bonheur
qui veut dire: ETRE PARTAGE.

Les mandoles riront, les langues parleront
quelque soient leur genre,
elles ne voudront plus jamais quitter
ce que la richesse des puissants
aura failli leur faire perdre.

Les hommes voudront marcher DEBOUTS,
fiers d'être, fiers de se savoir aimer leur bonheur
comme une partie du grand tout,
un cadeau que le monde veut bien leur offrir,
à condition qu'ils sachent le rendre à chaque ami.

Debouts
à condition que la rareté
ne soit plus qu'un synonyme de malheur,
de fin programmée dans une planète où tout est limité.

Debouts avec pour seule raison,
le bonheur de tous
et l'éphémère du soleil à l'horizon.


M.H

 

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