« Le sang a coulé. Qui allume les mèches ? »
Aujourd’hui, un homme a assassiné un Tunisien de 35 ans, a blessé un autre homme d’origine turque et a appelé publiquement à tuer des Arabes. Ce n’est pas un “dérangé” isolé. C’est le résultat direct d’un climat idéologique devenu délétère.
Depuis des mois, des figures comme Bruno Retailleau, Éric Zemmour, Jordan Bardella, et même certains hommes et femmes de “gauche”, participent à une surenchère raciste et islamophobe. En banalisant les mots, ils préparent les balles.
La haine tue. La stigmatisation tue. L’escalade verbale finit toujours en violence réelle.
Et la République ? Elle regarde ailleurs.
Aujourd’hui, ce sont des Arabes. Demain, qui ?
Il est temps de dire stop à cette dérive qui menace la démocratie. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un crime. Ceux qui l’encouragent par leurs mots ou leurs silences ont du sang sur les mains.
Nous n’avons plus le droit de nous taire.
Manan Atchekzaï