Être ou ne pas être soignant ?

Emmanuel Macron, Notre président, celui qui est garant de nos LIBERTES, a annoncé, hier, dans le plus grand des calme, que si je ne me fais pas vacciner, je serai bannie de la communauté sociale. Ça va la France, tranquille où quoi ? Suis-je la seule que ça choque ?

Comment expliquer qu’il y a un an encore, le même Monsieur, m’applaudissait à 20h. Que le même Monsieur, qui me disait d’aller travailler sans protection, car en vrai c’était qu’une grippette, qu’on n’avait même pas peur, en tout cas, le même me désigne en place publique comme le nouvel ennemi à abattre.

 Parce que oui, c’est comme ça que je le ressens, alors je le dis, c’est tout.

 Je devrai alors céder aux menaces de sanctions afin de me plier à la vindicte populaire.

 Je ne dois plus « penser » « réfléchir » « acter », je ne dois pas être convaincue, je dois foncer si je veux aller manger au Mcdo.

Alors quoi, qu’est -ce qui va se passer ? Qu’est-ce qu’Ils vont me faire ?

On va me ligoter le bras si je ne me vaccine pas ? C’est sûr ce message va rassurer les complotistes …

Y paraîtrait même que je ne serai pas payé, si je ne plie pas. Sérieusement, la menace de la retenue ne marche que si le salaire vaut le détour.

Du coup vous n’imaginez pas l’effet que cela fait d’entendre que tu pourras plus aller au resto, au ciné, en vacances, au bar, acheter des trucs, vivre ta vie quoi !

Eh, mais attends, deux secondes, je ne le faisais pas avant non plus ça, donc quelque part, ça ne m’atteint pas.

 

Le problème de la résistance soignante à la vaccination, c’est la crédibilité de ceux qui nous gouvernent.

  • Et, Monsieur, vous n’êtes pas CREDIBLE !

 

A un moment donné, faut se poser les bonnes questions. Vous ne pouvez pas dire tout et son contraire, UN AN, jour pour jour.

Vous ne pouvez pas dire, vous êtes les gentils, vous êtes les méchants, UN AN, jour pour jour.

Vous ne pouvez pas dire, c’est une grippette, puis c’est la guerre.

Vous ne pouvez pas dire, vous êtes tout puis vous êtes rien, c’est plus possible.

Vous vous êtes dotés des meilleurs scientifiques soi-disant, des pontes les mecs.

Moi, je vous imaginais autour d’une table ronde (ben ouais, c’est le retour de Kaamelot, les gars !), des heures durant en train de discuter sec sur l’impact de vos mesures sur nos vies, l’éthique tout ça …

Que Nenni ! Il s’avère que, comme, tout le monde, vous n’y compreniez rien, c’est tout.

Et il fallait juste le dire, pas faire le « sachant » face à des « illettrés » (ouais, je n’ai pas oublié ça non plus !).

Vous êtes le garant de nos LIBERTES, et j’estime avoir le droit à la réflexion quand il s’agit de s’asseoir sur Elles.

J’estime que le respect de mon choix est une desdites libertés garantie par la Constitution, dont vous êtes le Protecteur.

Donc, n’imaginez pas que, cette énième contrainte, va faire céder, les convictions de ceux qu’ils les ont pour acquises.

La solution : mais rien de plus simple, Monsieur, je vais rester à ma place, celle d’où je n’existe pas.

C’est ce qu’il y a de bien dans « les territoires perdus de la République », on y vit à l’abri des injonctions, car, avant de s’y soumettre, va falloir venir régler tous les autres problèmes existants.

Et pour ça, on est tranquille, ça fait des années que ça traîne…

Imagine-toi, un gars, il va venir, réveiller le SDF du coin, et lui dire :

  • Eh, M’sieur, va falloir vous bouger le cul, ça suffit de crécher dans la rue non vacciné, vous polluez l’air avec le virus !
  • Mouais, ça se discute. Si je me vaccine, vous aller me reloger ?
  • Euh, …
  • Casse-toi pov’con !

 

 Aparté :  suggestion , à siroter avec «  Sûr et Certain » , de Tonton David, RIP .

 

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