Le serment d’Hippocrate est-il respecté en France ?

Il est écrit dans le serment d’Hippocrate, je cite : « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »

 

Les médecins, quelles que soient leurs spécialités, se doivent de respecter et d’appliquer ce serment et en particulier cette phrase.

 

Il est normal que les médecins vivent correctement de leur vocation.

 

Mais, il est anormal qu’ils refusent ou soient réticents à recevoir les patients bénéficiant de la CMU. Je viens d’en faire, une nouvelle fois l’amère expérience, en prenant rendez-vous chez un dentiste dont la personne, au téléphone, m’a fait comprendre, que si je lui avait annoncé dès le départ que j’étais bénéficiaire de la CMU, le rendez-vous n’aurait pas été le même.

 

Je sais que la Sécurité Sociale met du temps à régler les soins aux patriciens. Mais est-ce aux bénéficiares de la CMU d’en subir les conséquences ?

 

Les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, sont aussi responsables de cet état de fait car ils n’ont rien fait pour régler ce problème. C’est bien beau de demander aux médecins d’accepter le tiers payant.

 

Encore faudrait-il que le gouvernement incite fortement la Sécurité Sociale à embaucher et à former des employés pour accélérer le paiement des patriciens. Je suis sur, que sur les 6 millions de chômeurs, beaucoup seraient heureux de bénéficier de cette opportunité.

 

Tout le monde y gagnerait : 1) les médecins qui seraient payés plus rapidement et ainsi accepteraient plus facilement de recevoir ces bénéficiaires de la CMU. 2) Les patients qui pourraient enfin se soigner correctement et plus rapidement avant que leur état s’aggrave 3) Les hopitaux, les urgences en particulier, qui verraient leurs charges de travail diminuer 4) La sécurité Sociale car les patients, traités plus tôt, auraient moins besoin de soins lourds et onéreux. De plus, les salariés nouvellement embauchés paieraient leurs cotisations sociales.

 

De plus, il va devenir nécessaire de faire une loi obligeant les médecins à recevoir les patients bénéficiant de la CMU et à ,respecter le serment qu'ils ont prêté..

 

 

Coluche disait « qu’il valait mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade ».

 

Je peux vous dire, par expérience, qu’il avait raison et qu’il existe, dans notre pays, une médecine à 2 voire 3 vitesses

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