Négociations sur la flexisécurité

Eh oui encore! les frais de l´accord sur les contrats CDD inférieurs à un mois et ceux supérieurs à un mois et inférieurs à trois mois passent au frais de l'état. La taxe sur ces contrats CDD cours est largement compensée par des baisses de cotisations sociales, encore un chantage patronal avec la bénédiction des syndicats signataires qui sont toujours les mêmes. Et bientôt on verra encore les mêmes dans les négociations sur les trous de la sécurité sociale, du chômage et de la retraite auxquels ils contribuent.

L'extention des assurances complémentaires maladie est au profit du privé, banques assurances, etc... Pourquoi cette obstination à passer le social au privé. La finance fait du lobbying pour privatiser les les organismes sociaux  alors que ceux-ci n'engendrent que des déficits? Curieux non! Bientôt ces syndicats signataires vont proposer au gouvernement de privatiser aussi la sécurité sociale, la caisse de chômage et les caisses de retraite. 

Bien sûr avec les frais de fonctionnement que se facturent ces acteurs privés vingt pour cent en moyenne, il y a de quoi engraisser la finance, les actionnaires et les dirigeants. Pourquoi ne pas verser les cotisations des complémentaires à la caisse d'assurance maladie au moins la part de profit faite par les complémentaires privées équilibrerait ses comptes.

Que représente ces syndicats;

Que représente vraiment ces syndicats, eux mêmes nient la lutte des classes alors que Warren Buffett confirme que c'est un fait, il dit lui-même que sa classe méne cette guerre et que celle-ci est en train de la gagner. Ces syndicats se disent apolitiques et laissent la politique aux milliardaires. Ils sont plutôt structurés pour des négociations corporatistes, ils ont perdu la mémoire ouvrière et certains sont allergiques aux mots "Lutte" et "Grève". Dans le même syndicat plusieurs courants corporatistes divergent pour mobiliser dans des actions générales de masse et entretiennent "le diviser pour régner"(secteur privé, fonction publique). C´est là, que le système politique dominant, lui même asservit à la domination de la finance, avec son grand masque social les domine en les culpabilisants de faire de la politique, alors que parler du prix du steak c´est un acte politique. Ces syndicats sont adeptes de négociations, sous forme de réunionites où les gouvernants de droite comme ceux de la gauche sociale démocrate et libérale bourrent le crâne de ces dirigeants d´accords "gagnants, gagnants". Ces accords de dupes ne peuvent en aucun cas être "gagnants, gagnants". L´histoire proche démontre qu'à chaque fois les salariés en font les frais, il y a les gagnants toujours "le patronat et la finance" et les perdants c'est toujours les "prolos". Les acquis sociaux et le droit du travail ont toujours été arrachés au patronat, au capital, à la finance par des grèves, par la loi ou par décret quand le peuple s'est insurgé et souvent au prix du sang au cours de deux siècles de conflits ouvriers en France et ailleurs.

Alors peut on faire confiance à ces négociateurs, si le peuple n'est pas là mobilisé?..

 

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