GRÈCE: LE TERRORISTE PREND UN SELFIE AVEC LA TÊTE DE SA VICTIME

Je me permets de placer ici cette réponse de Philippe Riès à un commentaire dans lequel je lui reprochais de ne pas assez prendre en compte la radicalisation du contexte social et politique dans lequel il publie ses articles. L'article en question était celui-ci: "Grèce quelques observations politiquement incorrectes"

Voici sa réponse :
"Croyez bien que le "durcissement" du contexte ne m'a pas échappé, et notamment sa dimension essentielle en Europe que représente l'effondrement de la social-démocratie (que je ne regrette ni n'approuve, c'est un constat) face aux populismes de tous poils. Mais j'en tire la conclusion que la défense du libéralisme (sans adjuvant, néo, hyper ou ultra) ne doit certainement pas se compromettre, car il est indivisible. Les anti-libéraux en économie (de droite comme de gauche, extrêmes ou pas) finiront, quand ce n'est pas déjà le cas, en anti-libéraux totalitaires et policiers. Ce qui, en effet, n'est pas une perspective très réjouissante.

J'ajoute cet phrase extraite d'un article plus récent: Grèce : "le revolver de Tsipras face au bazooka de Draghi"

"Au sein des institutions européennes, conseil, eurogroupe, commission et même parlement, la paire Tsipras-Varoufakis comptait au départ très peu d’amis. Ce n’était pas une raison pour s’y faire de vrais ennemis, par inexpérience, mauvaise éducation ou arrogance intellectuelle. Être populaire à Athènes n’est pas d’un grand secours dans les cénacles bruxellois."

A propos d'arrogance intellectuelle, signalons que : 

-Pierre Moscovici, a un DEA de sciences économiques, BAC + 4, largement suffisant pour devenir commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. 
-Selon Liêm Hoang Ngoc, l’actuel ministre des Finances, Michel Sapin, a découvert il y peu ce qu’est un « effet multiplicateur » notion sans grand intérêt qui permet de calculer par exemple l’effet d’une politique d’austérité sur la croissance. 
-Quant à son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, le psychopathe qui dicte sa loi économique à l’Europe, il a un doctorat… de droit. 
-Reste la patronne du FMI, Christine Lagarde, qui a raté le concours d’entrée de l’ENA mais s’est rattrapée avec un DESS de droit social, idéal pour devenir la banquière du monde.

 Comme dit Philippe Riès "Le libéralisme est indivisible"... Il a raison et c'est la condition même de sa destruction.

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