CONTRATS 1, 2, 3, CHÔ-MAGE

Les patrons observent avec gourmandise ce qui se joue en ce moment au sein d'Air France : si l'offensive du désormais fameux DRH réussit, s'en est fini du CDI. Rien de moins.
Lundi 26 octobre 2015, monsieur Broseta était complaisamment interviewé en une du Parisien.
Passons sur son récit égocentrique, le fils d'enseignant socialiste, plus prêt des syndicats que des patrons, et venons-en directement à sa nouvelle proposition : Le DRH souhaite dénoncer les contrats de travail des navigants d'Air France, pour leur offrir, au choix :
Contrat 1, 20% de hausse  de productivité à salaire égale (bloqué depuis 4 ans).      
Contrat 2, temps de travail non n'augmenté, mais salaire diminué de 20%.                                                 Contrat 3, tu vas au delà de la productivité demandée et tu meurs en vol ! Non, pardon de plaisanter, tu es sencé avoir une augmentation.                                                                                                              Ce dernier type de contrat vise à faire croire qu'Air France offre la possibilité à ses salariés les plus courageux de gagner plus. C'est évidemment un leurre à gogo. La volonté des dirigeants est de baisser la masse salariale.
Notre sympathique DRH, fait semblant  d’oublier que pour signer un contrat, il faut être deux. Et oui, si le salarié refuse qu’on touche à son contrat de travail, que se passe-t-il ? C’est le cas N°4, celui  qu’il ne souhaitait visiblement pas évoquer dans le Parisien. Ce sont donc des journalistes télé qui ont fini le travail. En cas de refus, le salarié sera licencié. Licenciement économique.
D’où le nom CONTRATS 1, 2, 3 CHÔ-MAGE pour ne pas oublier le 4éme cas.
Voilà ce qui se joue actuellement dans les bureaux feutrés d’Air France. Evidemment, si cette monstruosité passe, les autres patrons suivront. L’époque du CDI, et d’une certaine stabilité de vie, serait révolue.  Nous entrerions à coup sûr dans une zone de turbulences. Attachez vos ceintures.

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