Soutenir Syriza pour un nouveau gouvernement Tsipras de résistance

La signature d’un mémorandum par le gouvernement grec de gauche radicale suscite une considérable vague de débats dans toutes les composantes de la gauche européenne. Partout, l’expérience Syriza ouvre les yeux et les bouches sur les combats à mener pour les forces de transformation sociale : que faire ? En Grèce, risquant un vote de défiance à la Vouli, Alexis Tsipras a démissionné pour laisser son peuple trancher à nouveau et tenter de remporter une majorité solidifiée. Syriza entend gagner un soutien populaire majoritaire pour former un gouvernement de résistance à l'austérité malgré le cadre mémorandaire. Dans la foulée, la « plateforme de gauche » a quitté Syriza pour former un nouveau parti, « Unité populaire », qui préconise une sortie de l’euro alors même que nombre de dirigeants allemands et européens continuent de chercher le Grexit. 

Chacun a pris conscience de la lourde défaite que les institutions et les gouvernements européens, menés par l’Allemagne, ont infligé au gouvernement grec de gauche radicale et donc au peuple grec martyrisé par l’austérité depuis 2010. Aux termes de l’accord du 13 juillet, trente cinq mesures, dont une grande majorité de mesures ultralibérales et récessives contraires au programme de Syriza, devront être implémentées par le nouveau gouvernement quel qu’il soit[1]. L’espoir de transformer l’Europe, l’euro, d’enfin mener une politique en faveur des salariés et des classes populaires s’est heurté au mur du capital. Mais cette nouvelle donne est contradictoire. À l’inverse de ce que prétendent certains anciens soutiens devenus en quelques jours dénonciateurs impitoyables, le gouvernement Tsipras a également remporté des victoires notables.

Des victoires dans la défaite

Le combat de six mois pendant lesquels les dirigeants grecs ont utilisé tous les moyens possibles et imaginables pour sortir de l’austérité a d’abord mis en lumière le fonctionnement totalitaire de la zone euro. Qui, aujourd’hui, peut encore vendre le « rêve européen » que la droite et la social-démocratie tentaient encore de nous fourguer il y a quelques mois ? Moscovici, qui vante dans son blog les mesures austéritaires au nom de la modernité ? C’est toute la patiente construction idéologico-institutionnelle des libéraux et des milieux d’affaire qui est balayée. Cinquante années de propagande sur « l’Europe de la paix », de la démocratie ou de « l’économie sociale de marché » sont parties en fumée. Au lendemain du 13 juillet, l’Europe des puissances d’argent est apparue pour ce qu’elle est : un monstre technocratique au service des seuls intérêts des conservateurs, de la finance et de l’Allemagne. Les efforts de la diplomatie allemande pour faire oublier que l’Union européenne sert principalement les intérêts du capital allemand sont aujourd’hui ruinés.

Contraint d’accepter, au terme d’un chantage inouï mené par des gouvernements conservateurs coalisés, un plan dont une large part avait été refusée par référendum quelques jours plus tôt, le gouvernement grec a apporté la démonstration que le néolibéralisme n’est plus compatible avec la démocratie[2]. Alexis Tsipras a tout fait pour mettre transparence et démocratie au centre du jeu : quel autre chef d’Etat européen a saisi le Parlement européen, injectant de la politique à haute dose dans la seule instance un tant soit peu démocratique de l’Union ? 

Ces victoires idéologiques sont à mettre au crédit du combat du peuple grec, comme d’ailleurs la reconnaissance désormais quasiment universelle que les politiques d’austérité sont inefficaces et destructrices. Les droites européennes (et les sociaux-démocrates) auront, à l’avenir, encore plus de peine à entonner leur éternel refrain des « indispensables économies budgétaires ». C’est du reste la raison pour laquelle l’ex-premier ministre réclame l'implication du Parlement européen dans le contrôle de la mise en œuvre de l'accord[3]. Il veut que chaque force politique, dans chaque pays, soit contrainte de se positionner et d’évaluer les politiques d'austérité qui, sans doute aucun, feront à nouveau la preuve de leur nocivité à tous les plans. La lutte contre l’austérité doit continuer, pour les Grecs comme pour les Français et tous les européens. C’est ce qui peut et doit nous rassembler dans la durée. 

Grâce au surgissement du gouvernement Syriza et du vent démocratique qu’il a porté, une rupture idéologique au sein même des forces dominantes a été mise en lumière : entre grexit et « irréversibilité de l’euro », le capital et ses représentants hésitent. Et s’il est douloureux de concéder que ce sont Syriza et Alexis Tsipras qui, quoiqu’ayant remporté une victoire historique sur un programme de fin de l’austérité et des memoranda, vont devoir être ceux qui mettent en place un troisième plan cruel, il faut souligner la défaite symétrique du docteur Schaüble. Celui qui a tant affirmé qu’il n’y aurait ni nouveau plan d’aide ni « haircut » ni maintien de la Grèce dans l’euro a dû faire passer dans son pays un plan d’aide de près de 90 milliards sur trois ans avec un futur volet de restructuration partielle de la dette, mangeant son chapeau devant une droite allemande elle-même divisée et une social-démocratie de plus en plus déconsidérée.

Enfin, le gouvernement d’Alexis Tsipras a remporté début août une « victoire dans la défaite » importante et étrangement passée sous silence : un allègement du cadre austéritaire qui enserre le pays. En effet, alors que les exigences annuelles d’excédents budgétaires étaient fixés à 1% du PIB pour 2015 et 2% pour 2016 dans l’accord du 13 juillet, ils seront finalement respectivement de 0,25 et de 0,5%. Avec le déblocage de 83 milliards d’euros de fonds européens (dont une grande partie retournera toutefois aux créanciers), des marges de manœuvre existent pour relancer l’appareil productif grec détruit. 

Ces premiers gains sont certes maigres au vu la situation de la Grèce et de l’ampleur de la défaite dans le combat contre l’austérité. Mais ils ne sont pas négligeables après six petits mois de gouvernement pour la gauche radicale. Comme le dit Tsipras lui-même, « Si quelqu’un a le sentiment que la lutte des classes est une évolution linéaire et se remporte en une élection et que ce n’est pas un combat constant, qu’on soit au gouvernement ou dans  l’opposition, qu’il vienne nous l’expliquer et qu’il nous donne des exemples ». De fait, partout et à toute époque, il a fallu au mouvement ouvrier des années de lutte héroïque pour arracher des victoires. Et c’est bien à la lumière de l’expérience du mouvement révolutionnaire qu’apparaît la nécessité de soutenir Syriza pour un gouvernement Tsipras de résistance.

On n’abandonne pas ses alliés dans la défaite !

L’un des apports les plus essentiels de l’expérience Syriza, et qui montre du reste qu’elle est strictement hétérogène à la social-démocratie, c’est le constat maintes fois réitéré que le gouvernement seul n’est pas à même de transformer les choses. Tsipras : « Nous savons que gagner les élections ne signifie pas, du jour au lendemain, disposer des leviers du pouvoir. C’est un combat constant. Mener le combat au niveau gouvernemental ne suffit pas. Il faut le mener, aussi, sur le terrain social ». 

Loin de se situer sur cette position de nécessaires luttes sociales de la base au sommet, l’alternative que veulent incarner les scissionnistes d’« Unité populaire » constitue un déni de la réalité des rapports de force et des enjeux de pouvoir. S’il apparaît comme séduisant et intellectuellement facile de prôner la rupture avec l’euro et l’Europe, ce refus d’une lutte globale de longue haleine pour promettre des gains immédiats et des solutions miracles par décrets gouvernementaux n’a rien de nouveau dans le mouvement ouvrier, et surtout rien de révolutionnaire[4]. Or, comment nier que la transformation de la société ne peut s’opérer que dans la durée, dans la lutte, avec de nécessaires défaites transitoires entraînant des compromis douloureux[5] ? Si l’épisode de Brest-Litovsk est volontiers utilisé par Syriza pour illustrer le « dilemme coercitif » devant lequel son gouvernement était placé[6], l’exemple du Chili d’Allende est également pertinent. Après six mois de gouvernement socialiste, a-t-on vu en 1971 les composantes les plus à gauche de la coalition partir avec armes et bagages et accuser le président chilien de « trahison » parce qu’il n’avait pas pu mettre en œuvre son programme socialiste à cause du feu nourri de la droite chilienne et des Etats-Unis ? A-t-on entendu les communistes chiliens repeindre le président en « capitulard » lorsqu’il a dû ouvrir son gouvernement aux militaires en 1973 tant la pression putschiste était forte ? On n’abandonne pas la guerre sous prétexte que le mouvement a perdu une bataille, fût-elle importante ! C’est pourtant exactement ce que font les scissionnistes de la plateforme de gauche (qui cherchaient de toutes les façons depuis le début l’occasion de faire sécession, comme l’a affirmé le secrétaire général de Syriza démissionnaire, Tassos Koronakis). De la même façon, il est inconcevable d’abandonner ses alliés parce qu’ils ont un genou à terre. C’est pourtant exactement ce que font ceux qui, en France, retirent leur soutien à Syriza pour applaudir l’ex-plateforme de gauche.

En cela, le mouvement opéré par « Unité populaire » est conforme à la mission historique du courant trotskyste, cette instance de division de la gauche de transformation sociale vouée à permettre à la droite de reprendre le pouvoir. Si le gouvernement d’Alexis Tsipras a temporairement échoué, ce n’est pas parce qu’il a refusé des alternatives, qu’il a « trahi » ou qu’il s’est rendu à la raison de ses adversaires, c’est du fait d’un rapport de force européen éminemment défavorable, d’une isolation internationale complète. « La vérité est qu'on ne peut pas choisir la forme de guerre qu'on veut, à moins d'avoir d'emblée une supériorité écrasante sur l'ennemi, et on sait ce qu'a coûté en pertes humaines l'obstination des états-majors à ne pas vouloir recon­naître que la guerre de position était « imposée » par les rapports généraux des forces qui s'affrontaient », écrit Antonio Gramsci[8]. Face à la puissance de l’Europe libérale, quelle autre guerre choisir qu’une guerre de position ? L’objectif qui doit être le notre n’est donc pas le repli hors de la lutte européenne (consacrant alors Schaüble seul maître à bord avec ses alliés populistes comme sociaux-démocrates) mais bien l’intensification de la lutte internationale et aussi pays par pays contre l’austérité et l’autoritarisme pour pousser le rapport de force à notre avantage. Hausser nos ambitions et l’intensité de la lutte pour rompre avec l’Europe merkelienne, voilà le programme de la gauche radicale européenne après le 13 juillet. C’est d’autant plus indispensable que, pour la première fois depuis des décennies, de sérieux espoirs existent. 

Car quel est le bilan de ces douze derniers mois pour la gauche de la gauche européenne ? Une percée anti-austéritaire en Écosse avec le SNP ; un mouvement de masse en Irlande contre la privatisation de l'eau avec le Sinn Fein désormais tout proche d’une victoire historique ; le premier gouvernement de gauche radicale élu en Grèce ; des maires de gauche anti-austérité à Madrid, Barcelone et Dublin, Belfast, Cork et un parlement régional animé par Die Linke en Thuringe ; une vague sans précédent de grève en Allemagne, avec déjà deux fois plus de jours de grève en 2015 qu'en 2014 ; la montée d'une gauche radicale unie en Slovénie qui arrive en tête de certains sondages cet été ; le développement d'un mouvement de masse pour la victoire d'un candidat socialiste à la tête du Labour (Jeremy Corbyn) en passe de l'emporter… Dans ce contexte de dynamique internationale, les progressistes doivent faire bloc avec Syriza pour qu’ils reconstruisent une majorité dans laquelle ils pourront être à l’avant-garde du combat européen qui commence.

Réélire un gouvernement de lutte

Pourquoi renouveler notre soutien à Syriza et à Alexis Tsipras après la signature du troisième mémorandum ? Parce qu’ils lutteront pied à pied contre l’austérité dans le cadre économique contraint où la Grèce est placée depuis 2010. Ils réaliseront des réformes fondamentales contre l’oligarchie grecque comme la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale et la mise à contribution des grands médias privés via la vente des fréquences. Ils prendront des mesures sociales compensatoires en direction des classes populaires tout en continuant le combat européen contre l’accord. Obtenir des concessions des créanciers est possible : c’est déjà le cas sur le montant des surplus budgétaires annuels, ce le sera aussi sur le reprofilage de la dette. 

A l’inverse, « l’alternative de gauche » par la sortie de l’euro et la dévaluation de la nouvelle drachme entraînera l’appauvrissement du peuple grec du fait de la super-austérité dont elle est synonyme[9] et de l’approfondissement de l’instabilité économique qui détruit chaque jour l’activité. Transformer la société et mener des politiques de rupture ne doit pas conduire la gauche à renoncer à sa vocation centrale de protéger les populations de la violence du capitalisme. Les Grecs n’aspirent pas à s’appauvrir mais à retrouver leur dignité. Cela passe non pas par le jusqu’au-boutisme suicidaire face à des ennemis trop puissants mais, dans ce contexte de crise économique extrême, par des investissements, du pouvoir d’achat, de la relance de l’activité, etc. C’est aussi cette stabilisation qui peut permettre le redéploiement des luttes sociales de la base au sommet. Seuls 20% des grecs souhaitent que soit envisagé un plan de retour à la drachme. L’enjeu n’est pas d’aller à toute force à la rupture, mais d’amener la majorité du peuple au combat contre l’austérité. Comme l’écrit Lénine, « Toute la tâche des communistes est de savoir convaincre les retardataires, de savoir travailler parmi eux et non de se séparer d'eux par des mots d'ordre "de gauche" d'une puérile invention ».

La place des progressistes français et, parmi eux, des communistes, est bel est bien aux côtés de Syriza, dont le PCF est l’allié véritable. Soutenir nos camarades grecs en lutte, c’est l’inverse de renoncer au combat, c’est accepter de s’inscrire dans une bataille âpre, longue, ingrate, comme les communistes en ont mené des dizaines dans leur histoire. C’est prendre la bonne mesure des rapports de force, en Europe comme en Grèce, et choisir nos combats en conséquence (« Vous êtes tenus de surveiller d'un œil lucide l'état réel de conscience et de préparation de la classe tout entière (et pas seulement de son avant-garde communiste), de la masse travailleuse tout entière (et pas seulement de ses éléments avancés) », écrit encore Lénine). C’est empêcher que le premier gouvernement de la gauche radicale élu dans la zone euro[10] soit contraint de rendre le pouvoir à la droite au bout de six mois. C’est refuser les facilités que proposent de conserve les mauvais prophètes de la sortie de l’euro et les capitulards sociaux-démocrates apôtres de l’austérité. C’est ne pas être illusionné par les solutions miracles brandies par de prétendus dépositaires de « l’unité populaire » dont la tâche est au contraire à l’évidence de diviser le peuple et la gauche. C’est, pour reprendre les mots d’Alexis Tsipras, emprunter, avec les grecs, « une voie très accidentée faite de combats constants et de revendications, afin de réussir le mieux possible pour les intérêts du peuple ». En avant !

 


[1] Il s’agit toutefois en plusieurs points d’un programme « moins désastreux » que ceux entérinés par les gouvernements droite-PASOK : libellé en droit européen et non en droit anglais, il comprend, au milieu de mesures globalement destructrices, quelques points positifs pour les populations (pas de privatisation de l’opérateur de distribution d’électricité, pas de rétablissement des franchises médicales de 5€ pour toute consultation hospitalière supprimées par le gouvernement Tsipras, des objectifs d’excédents primaires fortement modérés…). Lire
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-retour-a-la-realite-des-creanciers-497630.html

[2] Au même moment, le passage en force de la loi Macron au parlement français en fournissait une autre illustration.

[3] Lire http://www.humanite.fr/sia-anagnostopoulou-en-grece-et-en-europe-nous-sommes-plutot-au-debut-de-la-lutte-qua-la-fin-581992

[4] A ce titre, il est piquant de noter que la « solution » de la sortie de l’euro s’inscrit typiquement dans le cadre social-démocrate : il s’agit d’une décision de sommet excluant l’intervention des travailleurs et ne reposant sur aucun enjeu de lutte sociale spécifique. C’est du reste pourquoi elle est prônée par des économistes essentiellement non-marxistes, du social-chauvin Jacques Sapir au « spinoziste » Frédéric Lordon. Lire un point-de-vue marxiste sur le sujet : http://www.humanite.fr/grece-europe-pour-un-vrai-plan-b-580326

Soulignons d'ailleurs que jamais, durant la campagne précédant le référendum du 5 juillet, aucun responsable du gouvernement ou de Syriza, ni de la majorité ni de la plateforme de gauche, n'a affirmé que le « Non » signifiait un « non à l'euro ». Parler de « front du OXI » pour qualifier le parti des scissionistes est une imposture pure et simple. 

[5] Le tort de Syriza est-il, alors, d’avoir promis sans détour avant l’élection « la fin de l’austérité » et l’arrêt des mémorandums, sous-estimant ainsi la violence des adversaires et le caractère profondément défavorable des rapports de force, induisant même l’idée que l’accès aux responsabilités permettrait la modification rapide du cadre des politiques économiques ?

[6] Alexis Tsipras : « Vous savez, le compromis est un élément de la réalité politique et un élément de la tactique révolutionnaire. Lénine est le premier à parler de compromis dans son livre La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme ») et il y consacre plusieurs pages pour expliquer que les compromis font partie des tactiques révolutionnaires. Il prend dans un passage l’exemple d’un bandit pointant sur vous son arme en vous demandant soit votre argent, soit votre vie. Qu’est censé faire un révolutionnaire ? Lui donner sa vie ? Non, il doit lui donner l’argent, afin de revendiquer le droit de vivre et de continuer la lutte. Nous nous sommes retrouvés devant un dilemme coercitif. Ce chantage est cynisme : soit le compromis – dur et douloureux – soit la catastrophe économique – gérable pour l’Europe, pas au niveau politique, mais économiquement parlant – qui pour la Grèce et la gauche grecque aurait été insurmontable. » Entretien à la radio Sto Kokkino, 29 juillet 2015. http://www.humanite.fr/alexis-tsipras-le-peuple-grec-tente-de-sechapper-de-la-prison-de-lausterite-rattrape-il-ete-place

Lire aussi https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1918/03/d7c/vil19180300-03c7.htm

[8] A lire ici : https://www.marxists.org/francais/gramsci/works/1933/machiavel10.htm

[9] Lire, en espagnol, l’analyse d’Alberto Garzon (Izquierda Unida) sur le sujet : http://larepublica.es/2015/08/22/alberto-garzon-habia-alternativas-a-lo-que-ha-hecho-syriza-en-grecia/

[10] En réalité le deuxième : les communistes d’AKEL ont dirigé Chypre durant la période 2008-2013, subissant d’ailleurs un coup d’état financier de la part de la BCE et de l’Eurogroupe encore plus violent que celui mené contre les Grecs. 

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