PIRE QUE LE BRUIT DES BOTTES, LE SILENCE DES PANTOUFLES

"PIRE QUE LE BRUIT DES BOTTES, LE SILENCE DES PANTOUFLES". Cette phrase, de Max Frisch, post 2ème guerre mondiale, est pleinement d'actualité.

"Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles".
Pourquoi cette phrase m'interpelle t'elle si fortement ce matin ?
Hier, l'impact de cette phrase n'aurait pas été aussi fracassant. Mais ce matin.....

Ce matin, de très bonne heure, alors que je sirote mon café, et que je consulte facebook,  je tombe sur l'information concernant le projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires.... et plus particulièrement Section 2 article 6  l'introduction -en catimini- de la vaccination comme condition à la liberté de déplacements des personnes, l'accès à certains lieux, certaines activités (donc une liste non exhaustive des limitations).

Et là, je m'étouffe !!

Que disait le Président de la République début décembre ? Je cite :

"Je ne crois pas à la vaccination obligatoire pour ce vaccin parce que d'abord il faut être très honnête et très transparent : on ne sait pas tout sur ce vaccin comme on ne sait pas tout sur ce virus""

Donc pas d'obligation à la vaccination version début décembre.

Mais le 21 décembre ce vaccin pourra être obligatoire pour pouvoir circuler librement ??

Un projet de loi d'une telle envergure n'est pas écrit en 1 jour. Il était déjà certainement sous le coude début décembre. On connaît la lenteur des circuits au sein des instances étatiques : écriture, lecture, relecture, corrections, relectures etc.. Avant d'arriver dans les parapheurs !

Donc, il est évident que le 4 décembre, le Président de la République savait !

Le Président de la République ment au peuple français, et ce sur des questions vitales. Il évoque la méconnaissance sur le vaccin mais veut l'inoculer de manière obligatoire aux français. Il met en toute conscience la vie des français en danger. 

J'en reviens ici "au silence des pantoufles". Car ce  matin j'informe un proche de ce projet de loi. Enorme déconvenue !
Alors que je m'attendais à une réaction de rejet, une colère, une agitation, ou au moins à un tressaillement de sourcils..... Rien ! Que dalle ! Zéro réaction ! C'était l'heure d'aller bosser.......
Je rentre chez moi, regarde à nouveau les nouvelles, et je tombe sur cette citation : "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles".
Cela traduisait exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouvais.

Les gens ne réagissent pas. 
Les gens aiment leur confort, la passivité. Il y a aussi une certaine naïveté qui leur font croire que "rien de tout cela ne sera possible".... Ces gens ne réagissent pas, n'anticipent pas. Mais quand cela leur tombera sur la coin de la figure ce sont ceux qui se lamenteront le plus. Se lamenter mais ne pas agir !

Sérieusement je me sentirais plus rassurée à entendre le bruit des bottes que ce silence ahurissant d'une partie de la population, aveugle ou qui ferme les yeux, sur l'agonie de notre démocratie, sur l'anéantissement des fondements de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, ce socle, ce fondement capital qui a fait de la France une Nation évoluée.

Il ne faut pas déranger les gens de leur engourdissement et de leur confort, surtout pas ! Si on les éveille, si on les réveille on devient leur ennemi. Ils préfèrent rester dans leur quiétude, leur déni de la réalité du monde. 

Un exemple. Intéressée par la généalogie je suis inscrite dans un certain nombre de groupes facebook d'entraide. Très intéressant. Et c'est ainsi que l'on peut se replonger justement dans les époques qui ont forgé notre pays. Retrouver des ancêtres ayant vécu à l'époque révolutionnaire, de la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen...

Mais récemment, toutes ces notifications de publication de recherche sur notre passé, nos ancêtres m'ont dérangées. J'ai éprouvé comme un écoeurement à cette recherche du passé dans ce contexte d'incertitude sur notre présent et notre avenir. 

Pour moi c'est pire qu'une gifle données à nos ancêtres. Tout ce que nos ancêtres ont construit par leur sueur et leur sang, toutes ces luttes pour la fin des privilèges, pour la liberté, l'égalité et la fraternité est détruit posément et assurément, de manière réfléchie et préméditée, par les gouvernements qui se sont succédés depuis une 20ène d'année (ou plus loin encore). 

J'ai fait état de mes pensées dans les groupes de généalogie auxquels j'étais abonnée.

Résultat : je me suis faite lyncher ! Mes remarques étaient considérées comme "politique", mal venues, "je ne devais pas déranger les gens qui supportaient déjà mal la crise actuelle", "déranger les anciens, vulnérables déjà dans cette crise".....

"DERANGER LES GENS" ! Voilà ce qu'il ne faut pas faire.

Mais "ces gens qu'il ne faut pas déranger", qui sont-ils ? Ne sont-ils pas pères, mères, grand-pères, grand-mères ?

Sont-ils si détachés de l'avenir de leurs enfants ? Ont-ils oublié la responsabilité que nous avons envers nos enfants ?

Quoi ? Mais enfin, quoi ?

Allons-nous pour notre propre confort, pour ne pas "mouiller le maillot", pour ne pas nous mettre en danger, pour ne pas nous faire pointer du doigt dans cette foule de "bienséants qui courbent le dos", n'allons-nous pas défendre l'avenir de nos enfants ?

Car cela commence aujourd'hui par 8 mots "y compris à l’administration d’un vaccin" intégré en catimini dans un projet de loi.... pour autoriser une sélection au sein de la population, pour qu'un gouvernement se décrète le droit d'accorder ou refuser la liberté de circuler, et peut-être, de travailler, d'accéder à la culture, d'aller à l'école..... 

Et ensuite ce sera quoi ? La vaccination forcée ? On viendra nous chercher à  notre domicile pour nous vacciner, encadrés par une police à la botte du gouvernement ? Tout comme on stérilise de manière forcée les Ouighours sans que cela n'émeuve les "démocraties" actuelles ?
Cela ne vous rappelle-t-il pas un épisode honteux de notre histoire ?

Est-ce que j'exagère ? Non ! 

 

Puisqu'il est question de "bruit de bottes" pensons qu'à la fin des 2 dernières guerres mondiales le slogan était "plus jamais cela"......

Non effectivement ce n'est plus cela..... c'est pire.

Car l'ennemi n'est plus en dehors de nos murs, l'ennemi EST DANS NOS MURS.

Il est temps que "les pantoufles" se fassent entendre ! Car ne pas agir c'est laisser faire. Laisser faire c'est aider. Aider cela me rappelle vraiment l'époque des "collabos".

 

 

 

 

 

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