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LA LEGENDE DES TYRANS
Ô siècle dévoyé, dont l'âme s'abandonne,
Qui se livre enchaîné sous l’or d’une couronne!
Hommes au cœur flétri, peuples las et voûtés,
Nations qui dormez sous vos fers enchantés,
Voyez-les ! Trump, Poutine, et Xi, sombre cohorte,
Macron même, au profil doux-amer qu’on supporte;
Ils passent lentement, cyniques, couronnés,
Traînant l'ombre sinistre où rampent vos années.
Chacun d’eux s’est vêtu d'une grandeur fictive,
Leur orgueil nourrissant votre obéissance passive;
Trump, bouffon éclatant, roi des cris et du vent,
Poutine au cœur glacé, monarque du couchant,
Xi dont l'œil invisible aux ténèbres médite,
Macron au verbe habile, tissant ses sorites.
Ces maîtres sans vertus, hélas ! se croient élus,
Et vous, pleins de stupeur, acceptez leurs abus.
Hommes, qui leur offrez votre libre servage,
Vous donnez à ces rois leur éternel visage!
Chaque applaudissement est une abdication;
Chaque silence éteint, une prosternation.
Le tyran, sans sujets, n'est qu'une ombre effacée,
C’est vous qui, par vos voix, créez sa majesté;
Vos murmures craintifs sculptent son piédestal,
Vos larmes silencieuses ornent son front royal.
D’où viennent ces liens, ces chaînes invisibles,
Plus dures que l’acier, plus fortes qu’impossibles?
Par quel sortilège obscur, quel charme délétère,
La liberté en vous mourut-elle naguère?
L’homme naît souverain sous les cieux étoilés,
Mais vous voilà debout, serviteurs prosternés,
Vendant pour un confort, une illusion vague,
Votre honneur, votre droit, votre âme qui divague.
Le Tyran ne tient rien que de votre faiblesse:
Sa puissance se nourrit d'une étrange paresse.
Il sourit, plein d’effroi, sous sa pourpre menteuse,
Sachant que sa grandeur n’est qu'une ombre peureuse;
Ôtez-lui votre encens, retirez-lui vos bras,
Et l’idole, à vos pieds, aussitôt tombera!
Ainsi, peuples meurtris, réveillant votre audace,
Redressez votre front, défiez la menace!
Car la liberté dort sous votre asservissement:
C’est de votre refus que naît le firmament.
Ah ! Que vaut ce sommeil où sombre votre gloire?
N'avez-vous donc mémoire où loger votre histoire?
Vos ancêtres jadis, combattants invaincus,
Refusaient l’infamie et bravaient les abus;
Ils jetaient au tyran la foudre et l’anathème,
Rompant d’un poing d’airain l'idole du blasphème.
Mais vous, leurs héritiers, esclaves raffinés,
Acceptez en souriant vos fers imaginés.
On vous donne du pain, des écrans et des fêtes,
Et l’on peut à loisir vous courber les têtes;
Vos tyrans, doucement, sans colère et sans bruit,
Font de votre sommeil leur éternelle nuit.
Trump amuse la foule aux éclats populaires,
Poutine étend son ombre aux confins des hivers,
Xi transforme l’humain en statistique froide,
Macron jongle sans fin de promesse en ballade.
Et vous, hypnotisés par ces jeux de miroirs,
Croyez trouver la paix au fond de vos couloirs.
Mais sachez-le : leurs jeux sont vos lentes prisons,
Leur luxe est votre sang, leurs chants, vos oraisons.
Sous l’apparat trompeur des rois que vous encensez
Se cache un froid mépris, vos droits piétinés.
Peuples, reconnaissez enfin leur tyrannie,
Déchirez le rideau de cette hypocrisie!
Ces tyrans, égarés par leur gloire frivole,
N’ont rien qu’un souffle bref que votre peur console;
Leur grandeur est le fruit amer de vos douleurs,
Leur règne une imposture, un théâtre sans acteurs.
C’est votre soumission qui forge leur puissance,
Votre indolence est leur unique jouissance;
Ils craignent plus que tout, sous leur orgueil vermeil,
Le jour où, brusquement, vous romprez leur sommeil.
Oui ! Car un jour viendra, comme un souffle de vie,
Où les peuples lassés de leur mélancolie,
Reprendront dans leurs mains le sceptre éblouissant
De la sainte Liberté, flamme au front rougissant.
Ce jour-là, le Tyran, l’Idole sans visage,
Tombera foudroyé sous le poids de l’outrage ;
Ce jour-là, redevenus citoyens et guerriers,
Vous pourrez vous dresser, fiers et droits, héritiers!
Mais hélas ! pour l'instant vos âmes sont voilées,
Vous marchez lentement sur des routes scellées,
Oubliant, sous l'éclat d'une fausse grandeur,
Que l'homme en servitude abdique sa splendeur.
Trump parade, riant de son peuple crédule,
Poutine, spectre froid que l’Europe adule,
Xi, prince numérique aux regards ténébreux,
Macron, charmeur subtil dont le discours est creux.
Ils trônent parmi vous, ombres démesurées,
Cachant leur vide amer sous leurs robes dorées,
Mais derrière le masque, immobiles et las,
Leurs cœurs battent sans joie, enivrés d’apparats.
Tyrans tremblants d'effroi sous leurs vastes empires,
Ils contemplent la foule avec de faux sourires;
Car leur puissance obscure est bâtie sur du vent,
Et leur sceptre n’est rien que du sable mouvant.
Pourquoi donc, citoyens, courber votre espérance?
Pourquoi briser vos fronts d'une triste ignorance?
Le maître vous redoute, il redoute vos yeux,
Il redoute le feu qui brûle silencieux;
Car si jamais, soudain, vous brisez votre chaîne,
Leur trône tomberait en poussière soudaine.
C’est votre volonté qui les fait souverains:
Retirez-la demain, ils seront moins que rien.
Mais l’habitude, hélas, funeste enchanteresse,
Vous endort chaque jour dans sa douce paresse;
Le bruit sourd des écrans, le chant faux des promesses,
Vous rendent lentement soumis à vos maîtresses.
Ils vous donnent des jeux, des fêtes factices,
Pour mieux voler vos jours et dompter vos caprices.
Vous échangez gaiement vos rêves, vos espoirs,
Contre un triste festin servi dans leurs manoirs.
Où donc est-il passé, le fier peuple indocile,
Qui jadis secouait ses chaînes d’un geste agile?
Où sont les cœurs brûlants de révolte et de foi,
Qui affrontaient sans peur les tyrans et leurs lois?
Hélas ! l’homme d’aujourd’hui, résigné, sans colère,
Préférant sa prison à l’air vif qu’on espère,
N’ose même lever, pour reprendre son droit,
Ni sa voix ni son poing—il ne reste qu'effroi.
Ô peuples assoupis dans un rêve morbide,
Dont les cœurs engourdis battent d’un rythme vide,
Ne voyez-vous donc pas ces princes du néant,
Nourris de vos douleurs, maîtres du faux brillant?
Chaque jour, chaque nuit, leurs mensonges vous tiennent;
Par vos ombres dociles, leurs royaumes se soutiennent.
Chaque roi n’est qu’un spectre au masque souverain,
Que vous seuls couronnez de votre propre main.
La vérité, pourtant, plus claire qu’une étoile,
Traverse leur mensonge et déchire leur voile:
Trump règne par la peur et par le bruit futile,
Poutine par l’hiver d’un silence immobile,
Xi règne par l’écho d'une froide terreur,
Macron par la subtilité d’un faux bonheur.
Leur puissance n’est rien, sinon votre faiblesse;
Sans votre résignation, sans votre mollesse,
Leur grandeur serait vaine et leur nom inconnu,
Leurs palais écroulés, leur empire dissous.
Pourquoi tolérer donc, enchaînés sans courage,
Que vos maîtres obscurs pillent votre héritage?
Pourquoi donner toujours à ces faux demi-dieux
Votre pain quotidien, vos enfants, vos aïeux?
Pourquoi semer les champs qu’ils brûlent sans remords,
Offrir l’or de vos nuits au luxe de leurs corps?
Chaque pierre du palais est bâtie sur vos vies;
Chaque festin royal se nourrit de vos cris.
Réveillez-vous enfin, nations endormies!
La liberté s’éveille au sein des insoumis.
Vous n’avez qu’un seul geste à faire, clair et net:
Refuser désormais la honte et le joug prêt.
Retirez votre main, arrachez votre voix;
Redevenez maîtres de votre antique droit.
Car voici le secret, puissant et sans égal:
Le tyran sans sujets n’est rien qu’un animal.
La liberté renaît dès que cesse l’esclave,
Dès que l’homme, debout, ne courbe plus sa tête grave;
Quand vous brisez soudain vos liens silencieux,
Alors les tyrans fuient sous le regard des cieux.
L’avenir est à vous, peuples longtemps meurtris,
Levez-vous, courageux, déchaînez votre cri;
Car sous vos pieds, déjà, s’effondrent les statues
Des tyrans d’autrefois qui furent abattus.
Pour que tombe à vos pieds le tyran indigne;
Un mot suffit parfois, pur comme un chant d’enfant,
Pour que le monstre fuit, nu, pâle et grelottant.
Imaginez demain : vos places déchirées
De clameurs triomphantes, libres, délivrées!
Imaginez enfin ces cortèges joyeux,
Dont les pas rythmés font frissonner les cieux;
Car la liberté vient comme une aube nouvelle
Quand l’homme réveillé rompt la chaîne cruelle.
Le peuple, redevenu un océan vivant,
Efface de son flot le tyran dérivant.
Peuples du monde entier, prenez donc conscience
Que l’âme d’un tyran n’est qu’ombre et apparence.
Trump et sa vanité, Poutine et ses frissons,
Xi et son œil glacé, Macron et ses leçons,
Ne sont que des reflets aux miroirs de vos âmes,
Des spectres effacés, des fumées, quelques flammes.
Ces maîtres du présent, arrogants et menteurs,
Sont comme une poussière à vos pieds, imposteurs.
Ô citoyens, voici que s’ouvre votre ère,
Votre heure de grandeur, votre âge de lumière!
Ne laissez plus jamais votre front s’abaisser
Sous les sceptres obscurs qu’on veut vous imposer.
Car l’avenir attend votre éveil magnifique:
Votre refus tranquille est un geste héroïque.
Redressez-vous enfin, héros de votre histoire!
Brisez les servitudes, recouvrez votre gloire.
Levez-vous, courageux, pour reprendre le droit
Que nul homme jamais ne reçut d’un seul roi:
Celui d’être debout, d’être libre et fidèle
À la clarté du jour, à l’étoile immortelle
Qui brille au firmament du grand destin humain:
La liberté sacrée, plus forte que demain!
Mais hélas ! votre siècle aux esprits somnolents,
Se complaît à genoux sous les sceptres sanglants.
Trump, dont l’éclat frivole amuse la tempête,
Poutine, empereur froid qu’une hantise guette,
Xi Jinping, surveillant chaque rêve mort-né,
Macron, prêcheur subtil d'un sommeil raffiné:
Ils savent qu’un esclave est heureux quand il dort,
Quand son âme oublieuse accepte son sort.
Sous leurs doigts délicats, vous aimez vos entraves,
Et vous portez vos fers comme d’aimables braves;
De doux poisons coulés en vos veines sans bruit,
Anesthésient vos cœurs et prolongent leur nuit.
Votre sommeil profond nourrit leur arrogance,
Votre inertie tranquille enfante leur puissance.
L'homme, hélas ! sous leurs mains se change en animal
Qui préfère sa chaîne à l’éclat matinal.
Pourtant, dans votre sang murmure une mémoire,
Un écho lointain, fort, d’une antique victoire.
Car chaque homme en son cœur porte le souvenir
De jours où la justice annonçait l’avenir,
De jours où, refusant le joug des tyrannies,
Vos aïeux triomphaient par mille insoumissions bénies.
Ah ! Si vous retrouviez ce feu saint oublié,
Vos tyrans tomberaient, statues aux pieds brisés.
Voyez-vous, citoyens, l'imposture fragile,
Sur laquelle repose un tyran imbécile?
Il suffit d'un murmure, un soupir, un frisson,
Pour que l’idole tombe et perde sa raison.
Si chacun d’entre vous, d’un seul cœur intrépide,
Refuse d’obéir à leur règle morbide,
Ils fuiront aussitôt, despotes en lambeaux,
Spectres évanouis, rois sans sceptres ni sceaux.
Alors vous goûterez la joie immense et claire
D'une vie reconquise aux souffles de l’air,
Où nul maître jamais, de voix fausse ou d’orgueil,
Ne pourra de vos fronts réclamer le recueil.
Ô peuples, reprenez le flambeau véritable
Qui illumine enfin vos destins honorables:
La liberté debout, éternelle clarté,
Dont vos cœurs ont toujours chéri la vérité!
Mais voici : nul tyran, jamais, ne règne seul;
Son ombre se nourrit de mille ombres en deuil.
Les courtisans nombreux, sinistre légion,
S’empressent alentour, souriant à l’affront.
Car Trump n’est roi puissant que par mille serviles,
Poutine par cent bras, zélés, froids et habiles,
Xi Jinping par des voix aux murmures soumis,
Macron par les regards d'ambitieux endormis.
Ils rampent près du trône, assoiffés de faveur,
Donnant au maître obscur l’éclat de leur ferveur;
Flatteurs empressés, mensonges érigés,
Trahisons et bassesses, crimes protégés.
La cour, telle une mer d’ombres empoisonnées,
Nourrit le roi cruel de vos libertés données.
Chaque silence lâche, chaque assentiment,
Est pierre du palais où siège leur tourment.
Ces hommes, courtisans, sinistres architectes,
Portent en leur regard la honte et les infectes
Complicités qu'on voit gravées sur leurs visages;
Leur âme s’avilit au seuil de leurs hommages.
Mais qu’importe à leur cœur, pourvu que leur orgueil
Ramasse quelque or faux tombé de leur écueil!
Ils sont la sombre chaîne où s’accroche le maître,
L'échafaudage froid que vous laissez paraître.
Où donc est le héros qui refuse à genoux
De céder sa vertu pour un festin de loups?
Qui saura repousser, fier, libre et courageux,
Le mensonge et l’injure aux regards outrageux?
Cet homme, s’il surgit, tel une étoile rare,
Sera la première aurore que demain prépare;
Son geste clair, dressé contre l’indignité,
Fera trembler le trône en sa fragilité.
Car nul roi ne survit au départ de la foule;
Le tyran isolé vacille puis s’écroule.
Courtisans dispersés, palais abandonné,
Le maître aux yeux hagards se voit abandonné;
Sa puissance n’est plus qu’une ombre disparue,
Son royaume s’efface, son règne est dissous.
Peuples, c’est par ce feu que renaît l’espérance:
Le refus lumineux des hommes en conscience.
Osez donc dire « Non ! » à l'idole d'un jour,
Et la tyrannie meurt, consumée sans retour.
Mais pourquoi donc l’homme préfère-t-il la chaîne
À l’incertitude d’un souffle qui l’entraîne?
Pourquoi tant de peuples, esclaves résignés,
Échangent-ils leur ciel pour des songes fanés?
Trump vend à son peuple une gloire éphémère,
Poutine leur promet la grandeur d'une guerre,
Xi Jinping, des mirages d'abondance sans joie,
Macron, le luxe vain d'un progrès qui déçoit.
Ainsi, peuple soumis, ta paresse tranquille
Enrichit ton bourreau d'un prestige facile.
Tu crois vivre en douceur, dans un sommeil heureux,
Ignorant que ta paix est poison douloureux.
Ton bonheur est furtif, ton confort est précaire;
C’est un piège doré que ta lâcheté sert.
Ô homme, entends mon chant, perçois la vérité:
Sans liberté réelle, rien n’est félicité !
Ton âme, lentement, s’appauvrit dans l’aisance;
Le courage endormi perd toute sa vaillance.
Tu n’as plus ni grandeur, ni force, ni vertu;
Ton maître te contemple et sourit, satisfait,
Car il sait qu'un esclave heureux ne fuit jamais.
Mais un jour vient toujours où l’illusion se brise,
Où l’homme, réveillé, sort de sa lâche emprise.
Ce jour-là, citoyen, lève-toi, clair et fier,
Renonce à ta prison, redécouvre la mer,
Le vent de liberté, qui souffle dans tes veines,
Et rejette au tyran tes illusions vaines.
Quand tu cesseras enfin ton consentement,
Tu verras le despote tomber, pâle et tremblant.
Car sans ton abandon, sans ta servilité,
Le tyran n'est plus rien qu’un roi déshérité.
Ton refus est sacré : c'est le geste héroïque,
Qui redonne à ton cœur la force magnifique.
Le peuple enfin debout, immense et souverain,
Chassera les tyrans vers leur sinistre fin;
Les statues tomberont dans les ombres passées,
Et le tyran, honteux, fuira vers l’oubliée.
Car la liberté vraie ne peut se conquérir
Que par l'acte constant, ferme et sans repentir,
D’un peuple qui se lève, enflammé d’espérance,
Pour briser à jamais l'éternelle souffrance.
Mais ne crois pas, ami, que ta liberté vive
Te sera redonnée par la main qui captive;
Jamais le roi, jamais l’oppresseur satisfait,
N’offrira le trésor qu’il détient en secret.
Trump gardera pour lui sa trompeuse fortune,
Poutine son silence aux profondeurs de lune,
Xi Jinping, sa muraille aux innombrables yeux,
Macron, ses songes vains et son verbe douteux.
Non, ta liberté vraie, ardente et lumineuse,
Tu devras l’arracher, forte et victorieuse;
C’est à toi seul, peuple fier, de la conquérir,
De rompre ta prison et de t’en affranchir.
La révolte est un chant, un éveil, un miracle,
Un printemps bondissant par-delà tout obstacle.
Tu tiens entre tes mains l’aurore souveraine,
Qui brise la ténèbre et dénoue toute chaîne.
La liberté renaît dès ton premier refus,
Comme l’éclair jaillit d'un ciel sombre et confus.
Un geste suffira : ta fierté retrouvée
Verra la tyrannie s’effondrer terrassée.
N’écoute plus jamais ces tristes courtisans,
Ces complices muets aux sourires plaisants,
Qui te disent tout bas qu'il n’est d’autre avenir
Que celui que tes maîtres t'ont laissé languir.
Ils mentent, car ton cœur connaît la vérité:
L’avenir est ouvert, pur comme un ciel d’été.
Demain, peuple éveillé, retrouve ta mémoire,
Réveille en toi l’éclat de l'antique victoire;
Car nul homme jamais n'est esclave du sort
S’il choisit dignement de vaincre jusqu’à mort.
Tu portes en toi-même un empire invisible,
La grandeur d’être libre et toujours invincible.
Citoyens du futur, refusez désormais
D'obéir à ces rois de fausses majestés;
Qu’un « non » sonore et pur s’élève enfin des terres,
Brisant d’un même élan les prisons millénaires!
Dites non à ces rois de honte et de mensonge,
Que l’histoire effacera comme on fuit un songe.
Alors, triomphants, fiers, debout et libérés,
Vous serez les héros, les vrais ressuscités;
Loin des tyrans éteints que votre voix condamne,
Vous pourrez célébrer la dignité humaine,
Et chanter, pour toujours, ce nom jamais vaincu :
Liberté ! Liberté ! que les peuples ont crue!
Ainsi, peuples debout, que votre cri résonne!
L’homme n’est jamais grand sous le joug qu’on lui donne.
Que Trump et sa grandeur, Poutine et son orgueil,
Xi Jinping et Macron, sombrent dans leur cercueil.
Leur puissance est l’écume au-dessus des tempêtes,
Un songe passager qui fascine vos têtes;
Mais vous seuls, citoyens, êtes rois en ce monde,
Libres de refuser cette chaîne inféconde.
Souvenez-vous toujours, quand votre cœur chancelle:
Nul tyran n’a jamais un pouvoir éternel.
Leur règne tient au fil fragile du consentement;
Refusez, et soudain s’écroule leur tourment.
Ce monde, vous voyez, n’est bâti que de rêves,
Vos maîtres disparaissent lorsque vos yeux s’élèvent.
Dites non ! Dites non à l’ombre détestée,
Aux princes arrogants, à leur gloire empruntée!
Redécouvrez enfin, ô peuples, votre voix,
Brisez la servitude en retrouvant vos droits.
Debout, fiers et vainqueurs, refusez les tyrans,
Et soyez les gardiens d’un avenir vibrant.
Que votre volonté fasse trembler les trônes;
Que l’écho de vos voix éclate en vastes zones;
Votre éveil est sacré, votre espoir est puissant,
Il brûle les faux rois de son feu renaissant.
Levez-vous, citoyens ! Que votre âme réclame
La justice éternelle aux tyrans sans âme!
Ainsi, le temps viendra, triomphal et nouveau,
Où vous verrez tomber ces maîtres sans drapeau.
Vos enfants hériteront d’une terre libre et fière,
Que vous aurez sauvée des nuits de la misère.
Et lorsque dans les siècles l’écho sera porté,
On dira : «Voici ceux qui n’ont point accepté
Le joug vil du tyran, l’insulte du mensonge;
Leur courage éclaira l’avenir comme un songe.»
Alors, fiers citoyens, marchez vers la lumière,
Libres sous le soleil, libres sous la bannière
De cette vérité qui jamais ne fléchit:
La liberté commence dès qu’on la choisit.
Citoyens, maintenant, voici l’heure venue
D’effacer les tyrans de vos âmes vaincues.
Criez fort, criez clair, d’une voix souveraine:
Liberté ! Liberté ! ô merveille humaine!