Dans mon court billet du 15 novembre, je disais qu'il allait falloir protéger les musulmans... et les socialistes.
Cette idée de protéger les socialistes avait suscité un tollé. Au bout de quatre cents et quelques commentaires, la plupart désapprobateurs, certains même assez violents, j'avais fermé le fil. Je viens de le rouvrir pour quelque temps.
J'ai pu observer ces jours-ci que l'opposition « gauche de gauche nom de nom » ne manifestait nullement la sérénité joyeuse de ceux qui se sentent le vent en poupe. On trouve ça et là quelques indices d'un échauffement des esprits qui se croient déjà à l'hallali, ce qui confirme mes craintes du mois de novembre.
Glané sur le fil : « Refonder le Parti Socialiste » :
« A mort le PS ! A MORT !!!! »
Ci-git Le Parti Socialiste (1969-2014)
En tout cas les idéaux du PS ne collent sûrement pas avec ceux de la jeunesse.A lyon, si les CRS n'avait pas protégé le local de la fédération du PS, il était saccagé par les jeunes en révolte!
Treize mois de bonheur à les entendre geindre et agoniser ..
Les prolétaires goûteront en gourmets l'achèvement de ce parti misérable : achevez-le, au lieu de prolonger dans la souffrance son dernier et souffreteux soupir !
Refonder le Parti Socialiste ! (je ne suis pas allé au-delà du titre et je n'en ai pas l'intention)
Pas question ! Il n'y a rien à récupérer, tout est contaminé à coeur. Ce nid de f(r)élons doit être passé au lance-flamme !
On peut préférer la prose suave de Boudinovitch :
"Que cent fleurs s'épanouissent" disait le Président MAO. Mais ici ce sont les fleurs vénéneuses qui poussent sur le cadavre du soi-disant PS. Leur parfum délétère ne manque pas de faire tousser les hnnêtes gens !
On ne sait qu'admirer davantage, de l'inventivité des Camba's boys pour lancer chaque jour une nouvelle "initiative" visant à ressusciter le "PS", ou de la fermeté de Médiapart qui continue de publier chaque jour un boulet anti-méluche.
Ils ne tiendront pas treize mois... Nous, oui.
Ce à quoi j'ai répondu :
Ah ! voilà un effet de la dialectique :
thèse : le PS est mort et bien mort (mais alors comment rendre compte de la persistance de ses méfaits ?)
antithèse (négation) : il n'est pas mort, seulement mourant (mais alors comment rendre compte de cette odeur de putréfaction ?)
synthèse (négation de la négation) : il est bien mort, mais son cadavre sert de terreau à cent fleurs vénéneuses...
Comme quoi l'inventivité de la rhétorique boudino-gauchitudinesque est inépuisable.
[ Le fil du présent billet est placé sous la bienveillante sauvegarde de la communauté médiapartienne, attachée à la liberté d'expression et au respect des opinions dissonantes et dissidentes]