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Billet de blog 23 septembre 2015

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Encore à propos des types d'organisation économique.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un jour, mon maître, H-H Huchappin, nous dit : je vais vous parler brièvement des trois types d'économie, autrement dit des trois grandes manières de (geste des guillemets) « procéder à l'allocation des ressources rares ». Qui sont au nombre de trois.

Quia nominor leo.

Le premier type, c'est la loi du plus fort, quil s'agisse de force physique ou de force de la tradition. Le plus fort (mafieux, féodal, bandit... peu importe) pille, rançonne ou accapare, simplement parce qu'il est en position d'imposer sa volonté, et qu'il est du bon côté du sabre ou de la kalash'. S'il ne prend pas tout d'un seul coup, c'est pour ménager l'avenir (principe de la coupe réglée).

La Somalie actuelle et l'Europe féodale, relèvent de ce cas. De même les divers racketts qui viennent parasiter les autres types d'économie.

Gosplan.

Poursuivons non par la suite, mais par la fin. Une troisième conception de l'allocation des ressources est constituée par la planification centralisée autoritaire, dans le cadre de la dictature dite « du prolétariat ». Des organismes appropriés sont chargés d'effectuer le recensement évolutif des besoins de la communauté, celui des ressources, d'organiser à partir de là la production, la répartition, l'investissement, et de fournir les consommateurs et les entreprises en monnaie afin qu'ils se procurent de quoi subvenir à leurs besoins et à leurs activités. Sur le papier ça marche étonnamment bien du tonnerre de Marx. Dans la vie réelle les résultats sont désastreux, c'est pourquoi il faut prévoir aussi des organismes pour poursuivre et punir les saboteurs.

La marchandise.

Reste la deuxième conception : l'économie dite « de marché », terme peut-être malheureux. Il s'agit de faire, ou plutôt de laisser, procéder à l'allocation des ressources par le mécanisme de l'offre (rentable) rencontrant la demande (solvable), ce qui détermine le prix du bien échangé, en fonction de sa valeur (fondée sur la « quantité de travail socialement nécessaire » selon les mots de Marx), et la quantité du bien échangé par la même occasion.

Ce type d'économie semble avoir fait ses preuves, malgré tous les défauts du mode de production capitaliste qui s'est développé à partir de lui.

L'économie de marché a existé bien avant que le capitalisme ne se développe et ne prenne le pouvoir ; on peut penser qu'elle survivra à la domination financière.

Elle a deux sous-formes. Vous suivez toujours ?

D'abord la forme sauvage.

L'économie de marché sauvage, sans contrôle extérieur à l'offre et à la demande, qui sont privées, conduit à des déséquilibres très importants et à la domination de l'économie par des acteurs de plus en plus puissants, qui sont en mesure de fausser la concurrence et ne s'en privent pas. Elle est néanmoins défendue par le courant « néo-libéral ». Très vite les possédants abusent de leur position dominante et on rejoint alors par l'argent la domination par les armes qui est le propre de la loi du plus fort.

(Un contrôle étatique poussé, à l'inverse, tend à préfigurer le renversement de la planification autoritaire et de ses vices – bureaucratie, corruption...).

Ensuite la forme régulée.

Nous la traiterons la prochaine fois, car il se fait tard. Merci de votre attention.

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