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Billet de blog 31 juillet 2015

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Ressources finies, croissance impossible ?

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Ressources finies, croissance impossible ?

Une idée reçue veut qu'il soit impossible de mener encore longtemps une politique de croissance, vu l'état fini des ressources à mettre en œuvre. Cette idée me paraît provenir d'une mauvaise appréciation de la notion de croissance, ramenant celle-ci à une accumulation inconsidérée de biens inutiles ou nuisibles, destinés à s'entasser dans des rebuts et dont le parcours dans le circuit économique (production, répartition, consommation) signerait la pure et simple aliénation des humains.

En réalité, la croissance n'est pas autre chose que l'augmentation de la somme des valeurs ajoutées. Un bien ou service produit (production) présente de la valeur, qui sera distribuée (revenu) et dépensée (consommation, investissement). En période de prospérité, l'ensemble des valeurs produites, distribuées, dépensées tend à augmenter, et c'est ce qu'on appelle la croissance.

Dans l'état actuel des choses, couvrir décemment ne serait-ce que les besoins élémentaires de tous les êtres humains suppose une grosse augmentation de la production par tête, dans la plupart des pays du monde et pour les couches moyennes et populaires des pays développés.

La valeur des biens produits (correspondant en définitive à l'incorporation de travail productif) n'a aucune raison de décroître avec une meilleure satisfaction des besoins. Au contraire, elle a toutes les chances d'augmenter (coût des recyclages, incorporation de connaissances, informatisation, robotisation, sophistication des processus productifs...).

Ce qui est exact, c'est que pour répondre aux besoins des gens et aux impératifs écologiques, la production doit être réorientée, d'où l'intérêt de la notion de décroissance sélective.

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