Lettres à mon avocate Guadeloupéenne en retraite.

Il s'agit ici de 2 lettres adressées à mon avocate représentant mes intérêts devant les instances judiciaires de la Guadeloupe, confirmant les malversations dont j'ai été la victime et par ricochet ma fille majeure handicapée. C'était sa dernière affaire avant son départ en retraite.

Courrier de Me Michaëlla BOUDAREL-MIGNOT                                                              POINTE A PITRE le 28 /01/ 2021
Objet : Audience Appel du 3 décembre 2020 à Basse-Terre (dossier MELON C/ URBINO)


Suite à la demande de Monsieur Michel MELON, voici le déroulement de cette audience alors que j’étais encore en activité :
    -Deux appels devaient être examinés :
    -Renvoi sur cassation (Ordonnance du 5 mars 2018),
    - Appel sur Ordonnance du 25 mai 2020
La présidente a tout de suite dit que l’appel après renvoi sur cassation était devenu caduque du fait de l’appel de la dernière ordonnance.
J’ai invoqué plusieurs arguments pour qu’elle change d’avis.
Tout d’abord je demandais le renvoi de cette seconde affaire expliquant que je n’étais saisie que du renvoi après cassation et que l’autre dossier devait être confié à Me RIONDET.
La partie adverse s’est opposée à ce renvoi.
Madame la substitut aussi.
J’ai aussi expliqué que :
    -Monsieur MELON avait reçu tardivement la convocation
    -Monsieur MELON n’avait pas été entendu par le juge des tutelles au mépris du principe du contradictoire et c’est pourquoi il demandait la nullité de cette ordonnance
    -Ce dernier n’avait de plus dans les deux courriers adressés à ce juge jamais formulé de demande de tutelle.
Dans ces courriers il invoquait le fait qu’il n’avait pas de nouvelles de sa fille et il demandait aussi un droit de visite et d’hébergement.
J’ai bien insisté sur ce point mais la présidente n’en a pas tenu compte.
Madame la substitut était du même avis.
Comme la première affaire ne pouvait être plaidée, j’ai donc repris l’argumentation de mes conclusions.
Pour faire valoir ce que de droit.

Michaëlla BOUDAREL MIGNOT

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Réponse au compte-rendu de Me Boudarel

Aulnay-sous-Bois, le 3 février 2021
Chère Maître,
Je vous remercie pour votre diligence et compte-rendu reprenant les éléments que vous m’aviez communiqués par courriel et que je vous demandais simplement de transcrire sur un support plus officiel validé par vos soins.
Je vous confirme que ce dernier répond à mes attentes et démontre bien la connivence des juridictions et des Greffes (TI & Cour), avec l’émission d’une ordonnance (alors que je n’ai pas sollicité la juge) juste à la réception de la cassation pour la rendre de fait, caduque (que je fasse appel ou pas) – je n’avais d’autre choix que de faire appel, dans les délais, car cela aurait voulu dire que j’acquiesçais et mon dossier aurait été tout simplement irrecevable devant la Cour.
Ce qui est encore plus frappant dans cette Cour, exclusivement composée de femmes, c’est qu’elle avait déjà défini sa position avant même le début des débats, à savoir couvrir une autre « pauvre » femme – Mme URBINO, (qui aurait pu être elles-mêmes) alors que leur devoir est de protéger ma fille Gaëlle.
Je n’ose même pas évoquer les liens étroits entre magistrats, substituts et procureurs d’une même Cour, où les dés sont déjà pipés.
Concernant la perception de mon dernier courriel, je suis désolé que vous ayez dû m’adresser plusieurs mails alors que je vous demandais simplement de m’établir votre compte-rendu sur un courrier officiel, compte-tenu que sur vos conseils je ne me suis pas déplacé (au vu du contexte sanitaire et du risque probable de report), comme à m’adresser un justificatif de vos honoraires soldés, ce qui ne correspond en rien à du Service Après-Vente, puisque comme vous le savez pour faire appel à un autre confrère, je suis contraint de justifier avoir soldé mon dossier. Je ne néglige pas les démarches que vous aviez accomplies, mais d’emblée, il me semblait qu’elles étaient comprises dans la convention « forfaitaire » signée. Quant aux conclusions elles-mêmes, ce sont celles de 2018 établies par Me Riondet, que j’ai remaniées et complétées.
Enfin s’agissant du déroulé de l’audience, ce que je retiens est que :
Pour sa défense, le Dr Urbino évoquait 2 points :
 Peur que je ne donne pas à Gaëlle son traitement épileptique qui n’a cessé de varier durant une bonne quinzaine d’années et ce contrairement aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, qui préconise le plus petit dosage sur la durée la plus courte possible. Sachant que le propre d’un médecin (et tout le monde le sait), ce n’est pas de prescrire une ordonnance de médicaments, c’est d’être avant tout à l’écoute de son patient afin de déterminer les causes probables d’une maladie/ mal être et éliminer les sources. Si ma fille se sent mieux ailleurs que chez sa mère avec une médication moindre, où est le mal ?
 L’inadaptation de Gaëlle avec l’environnement paternel (c’est Gaëlle qui réclame à venir en France et Mme Urbino y a souvent fait le relais et on retrouve les traces dans les pièces d’organismes indépendants les relatant. Gaëlle s’est habituée avec les nombreuses familles d’accueil qui se sont succédées, mais chez son père, elle aura vraiment du mal. De qui se moque-t-on ?
La Cour estimait de son côté que je n’ai aucune structure pour accueillir ma fille, si ce n’est dans un premier temps chez moi.
C’est faire preuve d’imbécilité ou d’incompétence, je ne peux entreprendre aucune démarche auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, sans ordonnance du juge des Tutelles, structure autorisant l’ouverture d’un dossier d’admissibilité dans une structure adaptée qu’elle aura définie, telle une Maison d’Accueil Spécialisée.
Pour la défense de Gaëlle, au lieu de parler de moi ou de Mme Urbino, j’évoquais 3 points :
 Pourquoi ma fille Gaëlle vit en famille d’accueil alors qu’elle pourrait et veut vivre avec moi ?
 Pourquoi l’amygdalectomie n’a toujours pas été réalisée, depuis 2014, malgré les relances du CHU en sortie d’AVC en août 2017 et Hospitalisation à Domicile supervisée par la clinique Choisy en mars 2018 ? C’est du concret, le Dr Urbino s’étant opposée en dernière minute à l’opération pour un soi-disant état épileptique critique en demandant le report. Pourquoi aucun contrôle ORL n’a été effectué depuis 2014 ?
 Qu’a entrepris la tutrice depuis 2015 où la maladie rare (Microdélétion orpheline en 4q21) a été découverte ? alors que des protocoles officiels existent et fortement recommandés par la HAS et l’ANESM?
Devant une Cour impartiale, la balance aurait vite penchée en ma faveur, d’autant que paradoxalement, la partie adverse me reproche de ne pas prendre de nouvelles de ma fille alors que je leur reproche de l’isoler, notamment des familles d’accueil qu’elle a côtoyées, de mon frère et de sa famille qu’elle voyait régulièrement, de ses relations amicales, qui restaient les liens de ma fille Gaëlle avec moi, notamment à travers les moyens audiovisuels existants.
Cette partie adverse, reconnaît elle-même que ce manque lui est préjudiciable et insiste pour que, notamment je la prenne à différentes périodes, ce qui est en contradiction totale avec leur défense.
Je crains que tout cela n’ait pas été évoqué lors de l’audience qui me vaut aujourd’hui une condamnation pour procédures abusives.
Merci encore pour votre compte-rendu.
Bien cordialement
Michel Melon

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