Nos territoires oubliés, et volontairement abandonnés de la République, dont font partie les quartiers populaires, les outremers et la ruralité, ne tiennent aujourd’hui qu’à la seule implication et à la mobilisation quotidienne de leurs habitant-e-s.
Fidèles à nos valeurs sociales, nous essayons de combler par la solidarité qui fait notre force le vide politique laissé par les membres des gouvernements successifs de droite comme de « gauche ».
La précarité est, dans nos territoires, devenue une routine qui ne cesse de nous exclure davantage de la société.
Sous la présidence de Macron, nous avons eu une réduction drastique de 46.5 millions d’euros du budget de la politique de la ville, puis 184.9 millions d’euros de crédits pour le logement social, la baisse des APL de 5 euros par mois, la réforme du code du travail qui généralise la précarisation des travailleuses et travailleurs, la réforme de l’ISF, les absences non remplacées des enseignant-e-s et des personnels de l'éducation nationale... La liste est longue.
Tous ces choix politiques conduisent à creuser davantage les inégalités. Et dans la campagne présidentielle récente, la plupart des candidat-e-s n'ont que des propositions stigmatisantes et racistes à présenter. Pour Eric Zemmour, la Seine-Saint-Denis serait une « enclave étrangère » victime « d'une colonisation religieuse ». Et la présidente de la région d'Ile de France et candidate de la droite, Valérie Pécresse, a déclaré récemment : « je veux nettoyer les quartiers (...). Je vais ressortir le Karcher de la cave. ». Ce traitement des quartiers populaires, qui sont l'expression de la diversité de la France, est tout simplement inacceptable.
On oublie d'ailleurs très vite que pendant la crise sanitaire la gestion du gouvernement tournait au fiasco. Et lorsqu’elle a fait exploser l’insécurité alimentaire en France, lorsque la rupture éducative a tenté de s’installer, quand il a fallu répondre présent aux côtés des plus vulnérables et de nos séniors, c’est notre solide tissu social qui a permis de résister collectivement !
La variable d’ajustement ne sera plus les habitant-e-s de nos territoires pendant que les riches et ultra riches continueront à cumuler des richesses. Plus d’illusions et de mensonges, aucune politique de ruissellement n’existe !
Nous dénonçons également l’inaction de ces gouvernements de gauche comme de droite qui n’ont jamais pris la peine de questionner sur les violences policières, et lutter véritablement contre le racisme et les discriminations qui polluent notre société.
Pourtant, les vidéos récentes nous ont bien montré qu’il y avait un véritable problème à ce niveau. Les médias qui banalisent toutes ces idées réactionnaires ont aussi la responsabilité dans cette montée de violence venant des groupes fascistes qui se disent proches des candidat-e-s de l’extrême droite.
Nous ne supportons plus ce détournement de la laïcité à des fins stigmatisantes d’une population en particulier. Exprimer notre solidarité lors d’une manifestation à nos concitoyens musulmans après l’attentat terroriste contre la mosquée de Bayonne le 28 octobre 2019 est un devoir républicain et laïc.
Nous ne croyons plus et nous ne voulons plus d’une gauche qui trahit au local comme sur le plan national. Le Parti Socialiste n’a pas fait son bilan, et croit toujours pouvoir mener la barque à gauche alors qu’il rejette le seul projet de gouvernement qui est acceptable pour nous. Nous voulons une politique de rupture avec le néolibéralisme et l'austérité, qui prenne en compte les besoins sociaux urgents, et l’union populaire avec son candidat Jean-Luc Mélenchon nous permet de retrouver cet espoir des jours heureux.
Pour nous, il n’y a pas eu que « des moments de trahison », mais bel et bien une politique de droite non assumée menée par quelques dirigeants politiques. Manuel Valls, Emmanuel Macron, François Hollande et bien d'autres en sont les dignes représentants. Ils ne sont pas de gauche, ils ne comprennent pas le peuple d’en bas qui souffre. Ils sont déconnectés de la base populaire, leur mépris parle pour eux. Oui, nous voulons l’unité d’une gauche radicale assumée qui se bat pour les territoires oubliés de la République.
Aucune unité ne se fera par le sommet comme à l'accoutumée, mais elle sera désormais la démonstration de l’union des forces de terrain et des acteurs et actrices du quotidien de nos territoires !
Par cette tribune, nous appelons à la mobilisation générale de toutes celles et ceux qui se reconnaîtront dans les valeurs que nous défendons de laïcité, d’égalité, de liberté et de fraternité mais surtout de justice sociale et de dignité ! Il est l’heure de mettre les quartiers populaires au centre de la campagne présidentielle ! Un projet qui part de la véritable expérience des habitant-e-s, de leurs solidarités et des besoins urgents en termes de services publics de proximité et de qualité. Nous sommes l'avenir de la France.
« Aux votes, citoyennes et citoyens ».
Signataires :
Katia Yakoubi, Co responsable livret Quartiers populaires fi
Bally Bagayoko, Militant des quartiers populaires / membre associatif
Azzedine Taibi, Maire de Stains
Eric Coquerel, Députée Saint Saint Denis
Sofia Chouviat, Militante anti violences policières
Danièle Obono, Députée Saint Saint Denis
Ahmed Berraha, Chauffeur de bus RATP centre bus de Flandre, élu CGT et secrétaire CSSCT CSE2.
Rachel Keke, syndicaliste, Ibis des batignolles
Diangou Traore, Militante engagée quartier populaire
Djamel Attalah, co-initiateur et participant à la marche pour l'égalité
Norredine Iznasni, militant pour la résorption des cités transit ( cités d'urgence) - co-fondateur du MIB
Ophelie Sauger, Responsable d'un syndicat enseignant Val d'Oise
Ulysse Rabaté, Enseignant à Paris 8 - Président de l’association Quidam
Léandre Luquet, Militant de l'Union Populaire à Vaulx-en-Velin & membre du livret Quartiers Populaires
Aurélie Gries, Maire-adjointe 7eme Lyon - Membre du Parlement de l'Union populaire
Charif Souria, Tarascon
Dalila khayyour, Militante insoumise
Nasteho Aden, Conseillère Municipale et Territoriale Stains
François Jarlier, France Insoumise - Paris 13e
Bernadette Saivet, Aubagne
Michel Philippo, membre du parlement de l'union populaire
Idir Boumertit, Adjoint au maire de Vénissieux
Stéphane Vonthron, France Insoumise de Lille
Jimmy Levacher, Conseiller municipal de Valence
Laury Bouhachi, Chef de file 6ème circonscription des Alpes-Maritimes et Secrétaire Général CGT aéroport de Nice
Daniel Chanoinat, Militant
Athmane Birdouz, Marseille
Mohamed Bensaada, Membre du Parlement de l'Union Populaire
Brinis Ouali, Marseille
Martine Bénet, militante France Insoumise
Joigneaux Pierre, Responsable de l’insoumission.fr
Pascal Troadec, Adjoint au Maire de Grigny
Bernard Mounier, Président Eau bien commun PACA
Pascale Touleron, Marseille
Philippe Brogi, Port ST louis du Rhône
Albert Nigra
Toufik El Hadraoui, Conducteur et syndicaliste dans les transports urbains à Grenoble (militant LFI)
Émilie Renaudeau, Montélimar
Myriam Ghedjati, Professeure des écoles en REP, Conseillère Municipale LFI
Abdelali Louafi, Marseille
Maryse Rocchi, Union populaire
Yasmina Chikirou, Aix en Provence
Nawri Khamallah, Architecte, enseignant chercheur, Roubaix
Sonia Naffati, Cheffe de file 02-06 Alpes Maritimes
Veronique Mavron, Artiste-Chanteuse
Roux Anthony, Président d'Ant Editions
Aminda Huille, Union Populaire Vitrolles
Retrouvez l'ensemble des signataires sur le site https://parlement.lunionpopulaire.fr/