Mise au point !

 

Le 9 septembre 2013, Moïse Assouline a fait publier dans le cadre des Invités de Mediapart, un texte intitulé "Autisme : l'enjeu de la protection sociale".

La majorité des arguments avancés par Mr Assouline sont démontés par le KO7J à la page suivante :

http://kollectifdu7janvier.org/actualites/textes-fondamentaux/7-idees-seduisantes-mais-theories-sans-preuve

Cependant les affirmations de Mr Assouline sur les recommandations de la HAS ont amené Mme Scania de Schonen, chargée de projet à la HAS pour  l’ "Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent" a apporté les précisions suivantes :

" - Cet article de Moïse Assouline est surprenant. Je n’aborderai ici qu’un seul point.  La HAS a insisté sur l’importance de la formation des intervenants. Parmi les obligations d’un intervenant, il y a celle de se mettre au courant des interventions évaluées comme efficaces et recommendables aujourd’hui .   Le Dr Assouline est certainement très bien informé sur ses propres pratiques, ainsi que sur les erreurs éventuelles survenues par le passé, mais pas sur les interventions comportementales actuellement recommandées. En fait les punitions physiques ou renforcements aversifs sont aujourd’hui considérés comme non recommendables dans les interventions comportementales.

Dans la littérature de langue anglaise (ce qui ne veut pas dire que ces études ne sont réalisées qu'aux USA, en UK ou en Irlande) relatant les études d’évaluation des interventions pour enfants et adolescents avec TED, on trouve une utilisation des punitions physiques (ou reforcement physique aversif) dans le cas des interventions sur les comportements problèmes en général avant 2000. Les études d’évaluation d’intervention sur les comportements problèmes publiées à partir de 2000, montrent  les procédures qui rendent absurdes les punitions physiques ( renforcements physiques aversifs) compte tenu des progrès faits par l’analyse fonctionnelle des comportements et de leurs conditions de survenue, ainsi que grâce à  l’éducation la plus précoce possible des moyens de communications, etc…. .

Je connais la surcharge de travail des intervenants  comme le Dr Assouline et je sais que ces emplois du temps ne laissent pas beaucoup de temps pour se documenter, mais je pense qu’il  est souhaitable que nous prenions tous très au sérieux la nécessité de se « tenir au courant », de se "recycler" dans nos domaines de compétences respectifs avant de parler à haute voix. " 

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