Aux confins (Journal du mois du Corona 67)

Le journal d'un (parmi tant et tant) qui vit au jour le jour le (dé)confinement dû au coronavirus.

(samedi 10 avril 2021)

Est-ce dans La Prochaine fois, le feu que James Baldwin raconte la foudroyante prise de conscience qui fut la sienne – de sa « différence » (comme on dit aujourd'hui, quand on ne parle pas onctueusement de la « diversité ») : enfant, il comprend, devant la télé, qu'il devrait être du côté des cow-boys, mais rien à faire – il s'identifie spontanément aux Indiens. Eh bien, j'ai vécu la même chose, confiais-je à Carmela, à ma modeste mesure. Je n'ai jamais craint pour ma vie, jamais connu la crainte ontologique attachée au fait d'être qui, ou ce que, je suis, je n'ai pas dû fuir en conséquence mon pays – ce qu'a vécu Baldwin du fait de sa couleur. Non, loin s'en faut.

II

Mais j'ai vécu la même chose que l'enfant Baldwin : dans Mission Impossible 6 – Fallout de Christopher MacQuarrie, (re)vu il y a quelques jours, je n'ai pas réussi à m'identifier complètement à Ethan Hunt (Tom Cruise). Quand l'espion américain, August Walker (Henry Cavill), est démasqué et révèle l'ampleur de sa traîtrise, je me suis dit : bah voilà, c'est lui le héros ! Il a joué jusqu'à présent le rôle de l'impavide, implacable, tueur de la CIA jusqu'à être écœuré du double-jeu auquel il avait été contraint non comme l'éventuelle taupe dans des organisations ennemies, mais comme le pion dans le double-jeu des États : sous l'éblouissant lustre de cristal, dans le salon ouaté, une morale « démocratique », un fair-play diplomatique, guide la main sur l'échiquier, mais, sous la table ombreuse, la corruption sanglante, cynique, fait glisser les billets de l'autre main dans un imperceptible frou-frou. Qu'August-le-marcheur s'arrête enfin de marcher et décide de faire « l'anarchiste » en sacrifiant à coups de bombes nucléaires un tiers de l'humanité pour réunifier, et réunir, les deux autres tiers, m'a paru, à tout prendre, plus « humaniste », voire plus humain, que l'obéissance inconditionnelle d'Ethan Hunt – lequel a décidé de son côté de se poser autant de questions sur son action que le drone piloté par un geek en uniforme.

Entendons-nous bien : je ne cautionnerais pas l'extermination d'une partie minoritaire de l'humanité pour la rédemption de sa partie majoritaire. Mais le dégoût soudain, brutal, le haut-le-cœur, de l'agent pour le gouvernement qui l'emploie, un gouvernement pourri en son cœur par le capitalisme malade, je comprends. Je connais.

Ethan Hunt gagnera bien sûr à la fin, comme toujours, le traître sera châtié, comme s'il y avait eu le moindre doute sur la possibilité du happy end. Le « marché » gagne toujours. Pardon, la démocratie.

Mais. Le bloc hégémonique se fissure, dirait Gramsci. Le cinéma (« grand public ») a l'avantage, pour qui cherche à débusquer les signes, les symptômes, lisibles de l'inconscient politique collectif, de souligner les traits. La télévision aussi me direz-vous, les réseaux sociaux, … certes. Mais c'est un de ces fouillis, un de ces salmigondis ! Au moins le cinéma ordonne-t-il les archétypes, les met-il en forme, les rythme-t-il, pour le public le plus massifié qui soit. En quoi réside une certaine pureté du cinéma (grand public, toujours). Sa naïveté pulsionnelle sous son indécrottable (et rentable) didactisme.

Donc, je décèle pour ma part un retour de la figure de l' « anarchiste » – comme il est nommé dans Fallout. De même dans la série Marvel Falcon et le soldat de l'hiver. Les deux « superhéros » (l'un est un Noir bien rangé, présentable (un athlète de condition sociale modeste, mais propre sur lui), l'autre un ex-tueur amnésié de l'ex-URSS) sont à la poursuite de « supersoldats » dont le crime est : d'exister. Bah oui, des supersoldats lâchés dans la nature, vous voyez ça ? Ici une dizaine. En plus ils détiennent une autre dizaine de sérums capables de transformer n'importe quel pékin d'Hazebrouck en arme vivante ! Tout ce petit monde pourrait bousculer l'ordre mondial ! Au vrai, un petit coup de winchester à billes pour gamins texans de 8 ans en vient à bout, dudit supersoldat. Non, le grand problème avec ces agités, c'est qu'ils ont le peuple de leur côté, ils offrent même aux « réfugiés » des médicaments, au besoin. Populistes, va ! Anarchistes !

Et le Joker, à la mode Todd Phillipps ?! Je ne veux même pas en parler. Un gilet jaune qui a pété les plombs ! Encore un ! Là aussi, à la fin du film, l'émeute qui gronde... Où est passée la police ? Où Batman ? Tous ces gens n'ont pas l'air contents...

Et, j'allais oublier (j'en oublie, d'ailleurs) : la fin de la série française Le Baron noir ? La présidente de la République, devinant qu'elle ne pourra être réélue, qu'elle sera battue par un clone (plus méchant que l'original) d'Étienne Chouard, fait invalider les élections en plaidant la démence, avant de se suicider. Pour que soit « élu », dans un « sursaut démocratique », le clone de Julien Dray – soutenu par le clone de Mélenchon. Ouf ! L’ « union sacrée » a vaincu. Vous imaginez, un partisan de la « démocratie directe » au pouvoir ? Ça signifierait la mort de la démocratie, de la vraie. Le Stalag !, s'exclamait une de mes parentes, effrayée par le mot « communisme » dont je lui proposais, entre la poire et le fromage, de réinventer l'usage. Elle confondait Stalag et Goulag – je n'ai pas osé le lui faire remarquer.

Anarchie/isme.

L'Arabe hurleur, hystérique (normal, c'est un « fanatique »), de True lies ou d'Iron Man, voire de Star Wars (les créatures glapissantes de Tatooine, vêtues de grossières djellabas, qui ont torturé à mort la mère du jeune Anakin et précipité son transhumaniste devenir-Dark-Vador), a donc cédé la place à l'anarchiste. Le jihadiste ne fait plus vendre. L'anarchiste, c'est pire, ou mieux (pour faire frissonner au cinéma). Lui, il n'est pas forcément étranger, il ne vient pas forcément d'ailleurs ou n'aspire pas à y (re)partir, il n'a pas foiré ses études, c'est un Blanc parmi les Blancs. Bien intégré. Brillant même. Un ennemi de l'intérieur qui ne vivote pas sur son canapé à jouer à la Playstation et à traîner sur les sites qu'il faut pas. Pire que le Russe infiltré chez James Bond (période Connery/Moore pour l'essentiel), qui parle pourtant la langue sans accent. Pas le sabir des « quartiers ». Le Russe a encore des valeurs, il porte volontiers l'œillet à la boutonnière, il ne dédaigne pas la coupe de champagne, et il pense stalinien, un idiome, ma foi, ... compréhensible. L'anarchiste, lui, euh… eh bien... Il ne respecte rien !

On va rapatrier le drone, dis donc. Et équiper la ville de caméras de « vidéoprotection ». On ne surveille plus, les amis, on protège.

Quel rapport avec ce jeune bougre de Lagasnerie, me direz-vous ? Ça tarde !

Cette prégnance de la figure de l'indocile, de l'anarchiste (comme figure non musulmane, non islamiste, de l'épouvantable terroriste), manifeste, comme l'écrit F. Lordon dans Figures du communisme, en reprenant un concept de Gramsci là encore, qu'il y a actuellement une « crise organique » du Système, ou de l'Institution. Autrement dit, celle-ci prend l'eau, tremble sur ses fondations, perd de son évidence culturelle et politique, en somme voit son hégémonie se dénaturaliser à grande vitesse. Ce que je n’ai de cesse de répéter dans ces pages. D'où, comme le note Lordon, les anomalies caractérielles qu'elle laisse transpirer : hier, un Sarkozy insultant un visiteur du salon de l’agriculture qui repousse sa main tendue, ou menaçant de dérouiller un marin-pêcheur qui l’injurie, promettant l'usage du karcher dans les « cités », ... aujourd’hui un Macron, ami du mafieux Benalla, jouant comme son mentor de Neuilly les fiers-à-bras (« Qu'ils viennent me chercher ! »), multipliant les sorties sur les ouvrières illettrées, ceux qui ne sont rien, le boulot qu'on trouve de l'autre côté de la rue, … téléphonant à Bigard comme à un homme politique d'envergure.

Entre les deux petites frappes des quartiers chics, le patelin Hollande, sur son scooter de nuit, a presque fière allure.

Quand nous repenserons à tous ceux-là, dans quelques années... Si nous pensons encore.

Ce constat d'une crise organique de l'Institution, perceptible, donc, dans des personnages politiques anamorphosés, si ce n’est dans la figure-repoussoir de l’anarchiste, fournit une réponse globale, non philosophique, non dissertative, à l'idée-force de Lagasnerie – de sourdre dans l'Institution comme autant d'agents dormants du concept, de poissons kantiens masqués, déjouant de l'intérieur les mailles du pouvoir pour les retendre autrement, pour les tisser plus intelligemment. Plus déontologiquement, oserait-on dire. C'est un fantasme d'universitaire : raisonner la branlante, la pulvérulente, Institution en l'arraisonnant patiemment, là où elle s'offre à la saisie, à la reconfiguration. Un fantasme scolaire pour être précis.

Questions triviales : combien de ces agents dormants, de ces nageurs de combat infiltrés, faudra-t-il pour mener cette œuvre au long cours, cette rééducation de l'Institution ? Où les recruter, ces aventuriers de l'ombre, et ne doivent-ils pas eux aussi être formés ? Par qui ? On se fait des universités d'été avec les petits livres blancs de Lagasnerie (publiés chez l'éditeur solidaire Fayard, où Lagasnerie est par ailleurs directeur de collection ?), dégoupillés comme des grenades noétiques ?

La solution maoïste au problème du remaillage de l'Institution fut en son temps autrement subtile mais elle fit long feu. Rappelons-nous Robert Linhart et son chef-d'œuvre, L'Établi. Non pas infiltrer les hautes sphères de l'Institution, mais, en bon marxiste, son infrastructure – la majorité de ceux qui constituent le « peuple », soit les travailleurs. L'agrégé de philosophie, le polytechnicien (là j'exagère), ... les étudiants issus de la bourgeoisie mais qui lui mordent la main, vont aller travailler à l'usine et tâcher de faire sourdre la ferveur révolutionnaire depuis la « base ». Depuis la chaîne de production telle qu'elle produit son interminable boucan, telle qu'elle charrie sans fin les pièces détachées de la citroën.

Ils vont s'établir.

Ç'aurait pu marcher cette affaire, même si la droite reconquit le pouvoir dès juin 1968. Ce grâce au fameux vote dont Lagasnerie vante la puissance subversive plus grande, se permet-il d'écrire, que celle d'une « émeute ». Ah bon ? Là aussi, quelle naïveté mes aïeux ! Qui peut encore croire que la « représentation » puisse modifier l'état des choses actuel, et qu'elle représente vraiment ? On ne saurait trop conseiller à Lagasnerie de lire Bernard Manin1, voire de se compromettre avec le sulfureux Chouard – intarissable sur la question2. Si tous les éditocrates, les politiciens actuels, vantent l'importance du vote, la moindre des choses pour le penseur lucide est de se douter qu'il y a anguille sous roche3. Comme le fait à juste titre remarquer Alain Badiou, quand on veut casser une dynamique insurrectionnelle, on réinstitue le vote – les forces conservatrices ne manqueront pas de l'utiliser à leur avantage. Il a d'ailleurs été fabriqué par et pour elles. Témoin récent, le Printemps arabe4.

Plus globalement, le problème avec les propositions de Lagasnerie est qu'elle ne répondent pas à l'urgence qui doit être le tempo du geste politique d'aujourd'hui. On n'a pas trop le temps de faire mûrir un paradigme alien à l'intérieur de l'actuel, ou de patienter – le temps que les termites ou la moisissure aient sapé les édifices. C'est depuis l'extérieur même du capitalisme, ou de l'Institution (son avatar politique), que le danger le plus grand menace, que les coups de boutoir sont assénés, même si nous savons que ledit danger résulte du « capitalocène ». Dans moins d'un siècle, la Terre sera peut-être redevenue habitable pour de petits rongeurs, des insectes, des champignons, qui proliféreront dans les rues de Lille comme dans celles de Pékin, parmi les milliards d'ossements éparpillés à ciel ouvert. On en est là. Je préfère imaginer l'état de la Terre dans un siècle que dans 30 ans, pour tout vous dire. Plus paisible, cet état.

À cet égard, pour aiguiser notre peur, il vaut mieux lire Andreas Malm que Lagasnerie. Les livres du géographe et activiste écologique font froid dans le dos, signe qu'ils portent. On a l'impression qu'ils pensent à peine et se contentent de tendre un miroir à la folie du monde, où il pourra apercevoir, dans un instant de lucidité, qu'il fait de drôles de grimaces en bavant des insanités. Dans Comment saboter un pipeline, par exemple, Malm déconstruit la légitimité de la « non-violence » dans les mouvements écologiques au premier chef (Extinction Rébellion, parmi d'autres) en corrigeant par le menu l'histoire officielle de cette non-violence prétendue – des suffragettes (en vérité de dangereuses incendiaires), à Martin Luther King (qui gardait chez lui un fusil à portée de main), en passant par Gandhi qu'il démonte en deux ou trois pages d'une hargne minérale, renvoyant le Mahatma à ses sordides pratiques méconnues de collabo avec les Britanniques. « Le fait que cet homme puisse apparaître comme une icône du mouvement pour le climat – voire notre « scientifique de l'esprit humain » – en dit long sur l'ampleur de la régression de la conscience politique au cours du passage du Xxème au XXIème siècle »5 conclut-il après nous avoir lancé au visage les accablantes pièces à conviction. Autant choisir Raspoutine ou Nostradamus, finit le briseur d'idoles. Moi qui avais lu les dits de Gandhi avec admiration, et lui avais pardonné d'être un mauvais père (comme Einstein)...

Documents à l'appui, là aussi, Malm montre que, malgré le consensus scientifique mondial autour du dérèglement climatique et des désastres à venir (dont le Corona n'est qu'un doux signe avant-coureur), le capitalisme augmente massivement ses investissements dans les énergies nocives, et particulièrement les énergies fossiles. Les mines redoublent à lors actuel d'activité... La question est simple, mais il faut la répéter : comment guérir le capitalisme de sa folie, de son aveuglement au réel ?

On ne le guérira pas, telle est l'évidente réponse, le diagnostic. Il ne nous reste qu'à bazarder l'anesthésiant catéchisme de la non-violence et à passer enfin à l'acte. Détruire ou malmener des équipements (centrales, pipelines, ...), crever les pneus des SUV (en 2018, une nation constituée des propriétaires de SUV en activité aurait été la 7ème plus grosse émettrice de CO2 au monde, Malm, p. 120), voire, comme le préconisait Le Comité invisible, saboter les serveurs qui rendent matériellement possible l'internet (ou la Bourse). Casser du hardware, quoi.

On feuillette avec Malm un catalogue d’ « actions directes » que ne réprouverait pas Lagasnerie, j'en suis sûr, mais qui ne sont pas portées par des individus isolés. Je développerai cette dernière remarque dans mon prochain billet.

Comme chez Lagasnerie toujours, avec le sabotage, le fantasme joue à plein – mais autrement « effectif » politiquement, si ce n'est réellement, que l'infiltration de l'Institution par des agents-philosophes –, celui-là même que réalise Snake Plissken à la fin du Los Angeles 2013 de Carpenter : d'éteindre l'électricité mondiale d'une simple pression du doigt sur un bouton (même pas un clic, trop sophistiqué, pas assez artisanal ou vintage)6.

Le nihilisme n'est pas loin, me direz-vous, la fascination pour le chaos. Peut-être. C'est dire à quoi la folie capitaliste, son intransigeance sénile, accule ceux qui n'ont pas complètement abdiqué la faculté de raisonner.

Méfions-nous du nihilisme, de la fascination pour le feu, mais osons nous y confronter. Y plonger le regard. Nous pouvons en apprendre.

Une tentation, pour échapper à la contagion de la folie, consisterait dans le recours à la destitution dont j'ai déjà abondamment parlé dans ce Journal (cf. Journal 25 et suite). C'est la position de Paolo Virno, d'Agamben, du Comité invisible, de Julien Coupat, etc. Une forme de fuite apparente, de désengagement de la course en avant, de la perpétuelle accélération (supportée, encouragée, par la technologie) qui fait la dynamique démente du capitalisme, ce pour les retrouvailles alenties avec un geste qui ne soit pas inféodé à un telos quelconque mais communie avec son propre faire, sa « médialité » (Agamben), ou encore sa virtuosité (P. Virno)7.

Où l'on n'engage pas le combat avec l'ennemi, où on l'abandonne au tatami désert...

J'avais, au Journal 29, rédigé un petit catéchisme à usage personnel, auquel je n'ai pas grand-chose à ajouter (ni à retirer), qui puise à ce geste de soustraction, à ce geste attentif, non distrait par un utile (rentable) but extrinsèque, catéchisme qui souffre néanmoins du même défaut que l'opuscule de Lagasnerie – son oubli, ou sa négligence, de l'urgence. S'il nous reste 20 ans, allez, disons 30 ans, avant de sombrer dans un « monde » à la Mad Max ou à la New York 1997, c'est bien. Mais attendre le collapse, juché sur l'assiette qui tangue, en buvant du thé ou en (perma)cultivant son jardin...

Je dois à Franck de m'avoir fait connaître un autre opuscule, plus viscéral que celui de Lagasnerie, écrit par le passé dans la souffrance éprouvée face à la disparition d'un monde. Cette souffrance est sœur aînée de la nôtre, que nous l'éprouvions en conscience ou la refoulions au bord de notre pensée.

Je parle de la belle Lettre aux paysans de Giono, sous-intitulée : sur la pauvreté et la paix. Il y a, dans ces pages écrites en 1938, à la veille de la guerre à laquelle toute l'Europe se prépare, une autre proposition de destitution. Une proposition urgente, là aussi.

Demain, ou plus tard, je relirai cette lettre pour y trouver de l'inspiration (Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ?) et avancerai une ou deux idées d'action. Après avoir discuté de l'individu.

Peter Watkins y tendra la main à Giono, je le sais. Les zombies tendront la machoire à l’individu, j’en suis sûr.

Ce sera mon dernier point, le III, sur le sujet.

J'entends par la fenêtre entrouverte les oiseaux qui chantent sous la pluie.

Quelque chose persiste.

Didjou ! Chuis pas sûr d'avoir bien compris ce qu'écrit Marx au chapitre II du Capital... Didjou ! Chuis pas sûr d'avoir bien compris ce qu'écrit Marx au chapitre II du Capital...

1 Cf. Ses Principes du gouvernement représentatif chez Champs-Flammarion.

2 É. Chouard, Notre cause commune, Max Milo. Petit livre pédagogique avec, dans sa seconde moitié, des extraits de textes circonstanciés.

3 Cf. Louise Michel (in Prise de possession, en 1890) : « Les bulletins de vote, destinés à être emportés par le vent avec les promesses des candidats, ne valent pas mieux que des sagaies contre des canons. Pensez-vous, citoyens, que les gouvernants vous les laisseraient si vous pouviez vous en servir pour faire une révolution ? » (in Chouard, op. cit., p. 85).

4 A. Badiou, Sarkozy, Pire que prévu (Circonstances, 7), Lignes.

5 Andreas Malm, Comment saboter un pipeline, La Fabrique, p. 57-58.

6 Que l'artisan Snake (il a une dégaine de rocker-mécano) mette KO le startuper (c'est-à-dire le déconnecte, et même mieux : le débranche) a quelque chose de réjouissant. « Welcome to the human race » murmure alors l'enténébré justicier...

7 Cf. Journal 27 pour la définition de la médialité comme de la virtuosité.

 

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