Aux confins (Journal du mois du Corona 70)

Le journal d'un (parmi tant et tant) qui vit au jour le jour le (dé)confinement dû au coronavirus.

(lundi 19 juillet 2021)

Me revoici dans la même situation que l'année dernière (cf. Journal 57) – Carmela et les enfants se sont envolés vers San Benedetto del Tronto vendredi dernier, et je reste seul pendant 15 jours...

Deux semaines de relative solitude, de relatif silence, de retour à la lecture, à l'écriture, pratiquées à n'importe quelle heure de la journée, de la nuit, sans le souci des miens et de l'horloge sociale, à la flânerie dans les rues encore populeuses de Lille alors que les vacances scolaires battent leur plein.

De nouveau, après la pluie, la grisaille automnale, en plein mois de juillet, mais dans une touffeur de serre chaude qui a renversé les Hauts de France dans une Guyane téléportée au coin de la Deûle, c'est, comme l'année dernière encore, le soleil et le ciel bleu de La Mort de la Terre de Rosny Aîné qui se sont installés et brillent durement, comme des plaques de métal chauffées à blanc.

Et la météo de vaticiner : désormais, les étés sonneront ainsi, l'homme vivra dans les déluges de méga-pluies, de tempêtes, de tsunamis, qui ne s'interrompront qu'avec la téléportation des chaudrons estivaux versant leur magma sous le ciel bleu – pour provoquer des méga-incendies.

Bien bien bien.

Ça ira de mal en pis, comme les scientifiques du GIEC ne manqueront pas de nous l'annoncer à leur tour au mois d'août prochain. Et personne n'en sera surpris.

Pendant ce temps, les hommes et les femmes dits « politiques » nous parlent et nous parleront encore de retour à la croissance, au plein emploi, de compétitivité, de paiement de la dette, … Ces radoteurs voient par le hublot que nous sombrons mais ne peuvent s'empêcher de baver, les yeux écarquillés, de vieux souvenirs gestionnaires des années 80, 1980. Et s'étonnent ensuite du « désintérêt » des « citoyens français » à l'endroit des élections régionales et départementales...

Que dire ?

Qu'ils n'aperçoivent pas plus les liens manifestes entre le régime économico-politique appelé « capitalisme » depuis plus de 200 ans et ces saisons dégradées, ces zoonoses à répétition (dont le Corona n'est que l'éruption cutanée la plus superficielle, le premier symptôme de maux à venir autrement graves), me laissera encore et toujours songeur. C'est peut-être, dans ce Journal, mon étonnement le plus récurrent, le plus poignant – ce déni du réel, ce déni collectif qui plus est. Car de nombreux « citoyens » vivent leur vie l'air de rien, comme si le monde ne tanguait pas vers le fond.

Que le monde politique, que le monde « journalistique » qui lui est greffé (comme ces petits poissons accrochés aux gros, tolérés pour leur utilité hygiénique), circonscrivent un périmètre aussi étroit, tellement retirés du Réel, ne pourra que rétrospectivement sidérer nos descendants – si nous leur laissons la possibilité d'exister, s'ils ne se résument pas à quelques hyènes escaladant des gravats ou aux grappes de serpents dévalant dans des égouts stagnants.

À cet égard, le petit livre de Joëlle Zask, Face à une bête sauvage, qui épelle les caractéristiques des animaux pénétrant de plus en plus hardiment (ou désespérément, leur aire de vie ayant été saccagée par le féroce prédateur humain) dans les villes – éléphant, puma, corneille, sanglier, chien errant, rat, serpent, coyote, ou encore moustique, … – me paraît un petit manuel de survie portable à garder précieusement dans la poche pour les prochaines années (en France du moins, car dans d'autres pays la survie dans la « jungle urbaine » est d'ores et déjà la modalité la plus courante de l'existence).

L'éléphant y a pris, en ce qui me concerne, un tout autre visage – ce peut être une sale bête, et même la bête la plus terrifiante qui soit. Les fauves ne forment à côté du pachyderme énervé que de gentils chatons jouant avec leur pelote (parfois humaine, la pelote, je le concède).

Sait-on assez que l'éléphant a de sérieux penchants à l'alcoolisme ? Et qu'il n'a pas le vin gai ?

Voyez page 80 et suite.

80, 1980.

Ce furent les années les plus fastes d'une cinéphilie, la mienne, qui n'endossait pas ce nom (un nom ridicule, d'ailleurs, depuis qu'il s'applique aux fiers détenteurs de la carte UGC « illimitée »). J'allais avec Nicolas Frascati, fils du commissaire divisionnaire de Tourcoing de l'époque, voir tous les films sans distinction de genre ou d'espèce (Nous bénéficiions, pour je ne sais plus quelle obscure raison, de la gratuité de la place). Amazonia Jungle Blanche ou Amadeus, Mad Max III ou La Forêt d'Émeraude, Poltergeist ou Dune, Les Griffes de la Nuit ou La Guerre du feu, Ghostbusters, Les Gremlins, Les Goonies, Indiana Jones et le Temple maudit, E.T., Conan le Barbare, Le Retour du Jedi, Flashdance, Karate Kid, Vampire, vous avez dit Vampire ?, Electric Dreams, Wargames, … Assez peu de « films d'auteurs » en somme, mais nous n'y répugnions pas, nous allions simplement au cinéma, un cinéma populaire, un cinéma « de quartier » comme on (les adultes) disait. C'était davantage un lieu qu'une pratique, nous y puisions des images que nous ne comprenions pas toujours, dont nous n'avions pas l'idée de les rapporter à une signature, un « auteur », mais qui nous enchantaient lors même qu'elles produisaient le malaise ou nous tétanisaient : ces femmes clouées au mollet d'un coup de couteau bien planté dans le plancher d'un cabanon, le temps d'un viol, dans Amazonia Jungle Blanche, ou ces bébés évidés, faisant office de poches à drogue convoyées à travers les frontières, …

Je ne sais si les gamins n'étaient pas un peu jeunes pour s'abandonner sans préparation aux films d'un Ruggero Deodato. Il faut dire que les parents ne s'occupaient pas, dans ces années-là, du « temps d'écran » de leur progéniture, pas plus que du contenu de ce dernier...

Un film émerge, à travers ce ruissellement d'images et de sons. Videodrome de Cronenberg. Sorti sur les écrans français en 1984, interdit aux moins de 13 ans. Je suis justement âgé de 13 ans comme Nicolas, et nous décidons spontanément d'assister à l'une des séances du cinéma L'ABC, rue Nationale. Je dois bien l'avouer – je n'ai rien compris à ce à quoi j'ai assisté dans la salle obscure ce jour-là. Combien de temps s'est-il écoulé avant que j'aie connaissance du nom du réalisateur du film ? Une dizaine d'années à mon avis, peut-être a-t-il même fallu que je collabore à un numéro de Tausend Augen consacré au réalisateur canadien pour dissiper mon ignorance et revoir le Grundfilm d'un œil adulte et mieux renseigné.

Grundfilm, film fondateur, car, à l'instar des nouvelles d'Edgar Poe, Videodrome avait mené entre-temps une vie souterraine dans mon esprit, il l'avait et l'a profondément remué, inséminé, (dé)structuré, comme peu d'œuvres de tous supports l'ont fait durant mon demi-siècle d'existence. Ayant lu Rimbaud vers 16 ans, je me suis aperçu des années plus tard que je lui avais dérobé sans le savoir des mots, des tournures, un rythme, … alors que j'avais lu les recueils distraitement.

Quand j'ai donc revu Videodrome, c'est comme si un lac psychique souterrain était remonté à la surface, comme si des rêves troubles, récurrents, s'éclairaient enfin, se précisaient, précisant mon identité, draguant ses racines comme un fouillis d'algues, et j'ai alors compris d'où provenait mon rapport tactile avec l'image, avec la chair dont l'image s'exsude, avec leur (con)fusion – la new flesh, comme la nomment religieusement les protagonistes du film. J'ai reconnu cet écran de téléviseur qui respirait, jouissait, son devenir-bouche, j'ai reconnu la main de James Woods plongeant dans son abdomen (une bouche là aussi, ou une vulve, un sphincter, ou la trouée générique se prêtant à ces formes ductiles, toujours incertaines mais ô combien efficientes) pour en extraire un revolver fibreux, trempé d'une salive viscérale, j'ai reconnu la femme fouettée sur un mur de peau dans un snuff-movie, c'était la belle Debbie Harry, la chanteuse glacée1 de Blondie mais aussi l'épouse de Giger, une autre de mes inspirations de l'époque, …

J'ai reconnu ce téléviseur explosant comme un intestin.

Je n'ai pas du tout l'envie d'élucider l'influence de Videodrome dans la construction de mon Monde, je ne le pourrais pas à l'évidence, mais j'ai gardé le goût de la new flesh dont j'ai patiemment scruté le foisonnement, l'écoulement, l'induration, l'éclatement, … dans les films ultérieurs de Cronenberg. Je l'ai saisie en plein vol, entre deux télépodes dans La Mouche, elle s'y prélassait, s'y alanguissait, coulant quantiquement entre l'homme et l'insecte, l'homme et la femme, l'homme et la machine, fondant la peau, le steack, l'aile d'insecte, la dent, le métal, … j'en ai mesuré la pression dans Scanner où j'ai appris que la pensée forme un paquet de nerfs, un parasite, un cube d'eau écrasé, c'est selon, je l'ai encore décelée, pétrifiée, cristalline, mandibulaire, dans les instruments gynécologiques de Dead Ringers, … j'en passe (dont l'extraordinaire Naked Lunch) mais n'omettrai pas Crash que je n'ose revoir tant il me parut, à la première vision, et aux quelques autres, successives, proprement sublime.

Ces nœuds de chair, de cuir, de métal, serrés par l'accidentalité, théâtralisés par la répétition du carambolage autoroutier. Et la musique minérale d'Howard Shore vaguant au-dessus de la fourmilière motorisée qui va et vient sur les grandes artères en interminables files objectives. C'est à l'occasion du film, je crois, que j'ai découvert l'œuvre de J. G. Ballard, dont on finira bien par se rendre compte un jour, j'espère, que les livres de Houellebecq ne forment qu'un écho anémié, maladroit et innocuitaire.

Existenz signe pour moi l'agonie, une agonie assez belle ma foi, de la new flesh – la chair ne (se) fait plus image, elle n'en a plus la force, elle s'essouffle la pauvre, épuisée, la transsubstantiation échoue donc, la chair abdique et se laisse progressivement digérer par l'image en son abstraction morbide. Le reste de la production de Cronenberg, universellement célébré par la critique, me consterne. La chair y est retombée en vieillesse, c'est une molle chair d'hôpital, la new flesh fait bien quelques ultimes hoquets dans les scènes de sexe, sur les escaliers de History of violence par exemple, mais elle finit par s'étouffer sans même glouglouter.

Peu importe que Cronenberg ait réalisé un nanar prétentieux avec Cosmopolis, adaptant un livre idiot, et prétentieux tout autant, de Don DeLillo. Quand on a réalisé Videodrome ou Crash, on est pardonné pour la vie.

Tout ça pour dire que je n'ai pas compris en quoi consistait le « scandale » entourant censément Titane, le film de Julia Ducournau primé au Festival de Cannes. Cronenberg a laissé des traces évidentes dans le travail de Julia Ducournau, qu'elle assume avec une belle générosité. Quant à ce qu'il y ait en l'occurrence coulée, suppuration, surrection, de la new flesh, je n'en suis pas sûr malgré des apparences on ne peut plus manifestes.

Certes la partie du crâne accidentée, rasée, de la protagoniste, certes la fécondation de l'humaine par la Cadillac, certes les coulures d'huile de vidange le long des cuisses de la fécondée, son ventre qui s'enfle trop rapidement et se déchire sur un placenta métallique, la naissance éviscérante de l'enfant hybride, à la colonne vertébrale rutilante, … Certes, certes.

Je ne sais pourtant ce qui ne prend pas ici. Tous les ingrédients sont réunis, mais la chair ne lève pas. C'est de l'image qui essaie de prendre peau, de faire chair, mais comme on fait le cow-boy ou comme on fait Batman en louant un costume pour une soirée foutraque. Entre adultes infantilisés. C'est amusant mais ça ne porte pas à conséquence. Ça n'incarne pas.

Les acteurs ont je ne sais quoi de compassé, de faux. Pour une fois, Vincent Lindon n'est pas juste, pire pas vrai. Lui si sobre à l'ordinaire, il en fait des caisses mais, à sa décharge, tout le film se résume à un empilement de caisses branlant.

Au vrai, le film de Julia Ducournau n'épouse pas la généalogie qu'on lui attribue et que la réalisatrice se reconnaît volontiers. Elle n'est guère la petite-fille de Cronenberg qu'on dit, mais un rejeton honteux de Tarantino. Ça recycle, ça ravaude des morceaux (des caisses, des blocs) de cinémas qui ne font pas corps, qui ne cimentent ou ne cicatrisent pas : de la violence à la Tarantino (la seule « signature » du réalisateur, le moyen le plus facile de produire de l'effet, une espèce de shoot d'adrénaline qui cloue le spectateur sur son siège, mais non réfléchi, comme une bonne torgnole simplificatrice), des corps d'hommes à la Claire Denis (les pompiers dansant ensemble dans leur hangar comme les légionnaires exécutent leurs katas dans Beau Travail), des hybridations motorisées à la Cronenberg voire à la Carpenter (mais ici Christine s'appelle Christin), un peu de film social à l'anglaise (le père de famille qui ne parvient pas à faire le deuil de son enfant disparu, dans un milieu très singularisé, celui de la caserne de sapeurs et du feu sauvage), etc. On n'oublie pas une pincée de musique pop branchouille et de raffinement dans la lumière, qui titillera la langue des critiques adulescents des Inrocks.

Bref, ç'a le goût du steak téléporté, mal recombiné, dans La Mouche. Un goût de synthèse, c'est-à-dire de non-organique. Une arlequinade (là, je parle du costume).

Le mot de remerciement de la réalisatrice, portant sur « l'inclusion », la « fluidité », l'hospitalité à donner aux « monstres », achève de démontrer son pouvoir de subversion de khâgneuse-à-qui-on-ne-la-fait-pas.

Que Leos Carax ne se soit pas déplacé pour recevoir son « prix de la mise en scène » pour la bouleversante Annette, au motif de « problèmes de dents », donne la portée réelle de cette cérémonie du Festival de Cannes. Ridicule. Tributaire du mauvais goût du moment.

Cyril, Raphaël, et moi, sommes sortis de la projection d'Annette pantelants, les larmes aux yeux.

Le monde ne brillait plus de la même lumière et nos voix tremblaient.

Annette ne ressemble à personne sauf aux précédents films de Leos Carax, oscillant entre le sublime et le grotesque, dans un post-romantisme qui fait battre le cœur et nous redonne la chance d'une fraîcheur, d'une simplicité, d'une littéralité, que le recyclage à l'envi, le bavardage, du cinéma contemporain, nous avaient presque fait oublier, et j'ai repensé, comme dans Pola X où Catherine Deneuve, dans une sublime et ridicule scène enfourche une moto et s'enfuit à vive allure dans la nuit, j'ai repensé à Robbe-Grillet, lequel est à mes yeux le démiurge de cette image archétypale dans La Belle captive. La question se pose naturellement : et si Leos Carax n'était pas un des glorieux héritiers de la Nouvelle Vague mais le descendant friqué du cinéaste sans le sou, du cinéaste méprisé, le susnommé Alain Robbe-Grillet ? Et si, en retour, Robbe-Grillet n'était pas le Pape, méprisé là aussi, du Nouveau Roman, mais un vrai romantique fabriquant du cinéma avec des bouts de ficelles ?

Je n'imagine pas, à écouter Catherine, son épouse, l'écrivain des Gommes réclamer plus d'  « inclusion », je ne l'imagine pas plus fantasmer l'existence de dangereux « islamo-gauchistes ». De même en ce qui concerne Leos Carax, même si un instant de son film semble évoquer MeeToo. De toute façon, MeeToo me paraît heureusement échapper aux pôles de la bêtise actuelle, lesquels s'accusent et se renforcent d'autant, de part et d'autre d'un « bon sens » hors de portée des braillards des deux rives.

Non, chez Alain comme chez Leos, il y a cette moto qui fonce dans la nuit métaphysique, et traverse les routes de long en large et par le milieu, inventant des trajectoires dont notre époque n'a pas encore les moyens de baliser le tracé. Lost Highway. Je décèle à la fois dans Titane et Annette un coup de sonde vers l'avenir par le biais de l'enfant qui naît : chez Leos Carax, c'est une marionnette de bois qui est enlevée au corps de la mère ; chez Julia Ducournau un cyborg. Le cyborg patauge dans l'huile de moteur pendant que la marionnette est appelée à s'envoler dans les airs musicalisés. D'un côté la technologie, de l'autre la magie.

Je me sentirai toujours du côté des magiciens, bien entendu.

Ce qui me retient en définitive dans Titane : la mise à distance, la zoologisation, du corps masculin, qu'il appartienne à Vincent Lindon (corps musclé, renforcé, mais vieillissant, à la fesse piquée pour ne pas perdre trop d'énergie) ou aux gogo-pompiers. Les hommes sont en passe de devenir une espèce animale étrangère, « on » les observe faire des pogos entre eux comme les gorilles qu'ils sont sous l'uniforme, ou l'on fait l'expérience de l'insupportable puanteur de leurs wc, à l'instar de Paul B. Preciado dans Je suis un monstre qui vous parle.

Un certain type (on n'ose dire une certaine race) d'hommes peut-être, en train de reculer dans le passé comme ceux de Néanderthal.

Ce crépuscule teinté de female gaze est ce que j'ai trouvé de plus intéressant dans le surestimé Titane. Les monstres qui s'y traînent ne sont pas ceux qu'on croit.

 

Ben, où est passé ce satané briquet ? © Cronenberg Ben, où est passé ce satané briquet ? © Cronenberg

PS : Je m'aperçois bien tard que je n'ai rien dit de mon merveilleux week-end à Marseille il y a un mois, où nous avons célébré la mémoire de Cédric (Demangeot) avec ses parents et quelques amis de Cédric dans la librairie, et maison d'édition, Zoème, propriété de Rafael Garido et de Soraya son épouse, tous deux tellement vifs, hospitaliers, et d'Éric Pesty, un des derniers éditeurs de Cédric, avec qui j'avais échangé quelques mails amicaux au temps où je rédigeais des recensions de recueils de poèmes pour le Cahier Critique de Poésie. Éric nous a reçus en seconde partie de soirée dans une pièce de rez-de-chaussée où j'ai pu observer une ancienne et belle machine à imprimer, qu'il a remise en fonction pour l'édition de ses livres, et où il nous avait concocté des plats savoureux avec une amie. Victor était présent de même que d'autres personnes chaleureuses et pleines de talent. Que j'ai aimé Marseille !

PPS : J'ai reçu la seconde injection du vaccin contre le Corona il y a deux semaines. Je n'ai pas encore le courage d'en parler plus avant. Il y va, là encore, de la bêtise dans ce qu'elle a de moralisateur et donc d'autoritaire. C'est bien à mon corps défendant que je me suis résolu à me faire injecter ce produit fabriqué par un laboratoire corrompu, puni à plusieurs reprises, à hauteur globale de plus de 2 milliards d'euros, et dont la responsabilité pour d'éventuels effets secondaires du vaccin n'est pas contractuellement engagée.

1Les années 80 ne furent pas avares de ces chanteuses blondes au masque étrange, inexpressif, à l'image de Kim Wilde. Je me dis parfois qu'elles sont les filles des héroïnes hitchcockiennes, lesquelles auraient abandonné leur chignon vertigo pour la coiffe « explosante-fixe », et la voix susurrée pour le chant au micro.

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